Pratiques mémorielles et politique. Pour une anthropologie politique du patrimoine
Cherubini Bernard
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782343153896
Les pratiques mémorielles et patrimoniales, adaptées au contexte de leur époque, traduisent toutes un besoin de spécifier des manières d'être, des manières de faire, parfois des témoignages d'une histoire traumatisante, sanglante, destructrice, des contextes de cohabitation pluriethnique, un rapport nouveau à établir avec des clientèles touristiques, des professionnels du tourisme, de la culture, de la protection du patrimoine. Nous plaidons dans cet ouvrage pour le développement d'une anthropologie politique du patrimoine qui émerge du regard en perpétuelle évolution qui est porté sur le passé, la mémoire des lieux, la transmission des connaissances et des savoir-faire, mais aussi sur la multiplication des commémorations, des pratiques mémorielles, sur la transformation des musées de société, des musées d'histoire, sur les choix de collecte muséographique et d'exposition, sur les choix d'inscription sur des listes de protection du patrimoine matériel ou immatériel. Les exemples développés ici, à travers les démarches muséographiques et urbaines à Bayonne, à Dax, à Bucarest, à Bordeaux, à Montréal, les lieux de mémoire de la Nouvelle-France en Poitou-Charentes, les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, illustrent chacun à leur manière le besoin de témoigner de son identité, d'une identité menacée ou ressentie comme menacée, à travers une démarche de patrimonialisation ou encore un rituel de commémoration, autour de quelques dates emblématiques d'une construction communautaire, locale ou nationale. L'outre-mer nous interpelle sur le passé colonial esclavagiste et le devoir de mémoire, sur le regard porté sur le patrimoine maritime ou religieux. Ces textes témoignent d'une certaine idée du voyage, de la quête d'authenticité, du retour sur des identités culturelles partagées et d'une certaine façon d'habiter touristiquement un espace de mémoire, un espace patrimonial.
Nombre de pages
206
Date de parution
04/09/2018
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343153896
Titre
Pratiques mémorielles et politique. Pour une anthropologie politique du patrimoine
Auteur
Cherubini Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
320
Date de parution
20180904
Nombre de pages
206,00 €
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Les questions de patrimonialisation, de protection des ressources naturelles et culturelles, les pratiques mémorielles et de commémoration, les enjeux de la ruralité et du développement durable, le développement du tourisme de mémoire et la réflexion engagée autour de l'évolution des structures muséographiques, constituent ici les bases d'un dialogue disciplinaire, pluridisciplinaire et interdisciplinaire, autour des identités locales, régionales et transfrontalières, à l'échelle nationale et européenne, mais aussi transnationale et internationale. L'avenir des territoires de proximité, pris en tenaille entre des difficultés économiques, sociales, démographiques, et des projets novateurs en matière de développement durable, d'écotourisme, de muséographie, se construit désormais sur des identités culturelles menacées, contestées, fragilisées, par le conflit entre tradition et modernité, par le déficit de transmission intergénérationnelle, par la faiblesse de la reconnaissance des potentialités culturelles, identitaires, patrimoniales. Les exemples présentés dans cet ouvrage, pris au Pays basque nord et sud, dans les Landes et dans les Pyrénées, en Bretagne, en Corse, en Guyane française et à La Réunion, traduisent tous le constat qu'il existe encore de multiples possibilités d'agir pour la sauvegarde du patrimoine et des identités locales, mais aussi que des efforts particuliers restent toujours à faire en matière de formation et de recherche (ethnologie, muséographie, sociologie, aménagement, tourisme, etc.). Avec la collaboration de : Inaki Arrieta Urtizberea, Jacques Battesti, Pierre Bertoncini, Olivier Bessy, Pierrine Didier, Xabier Itçaina, Nathalie Lahaye, Terexa Lekumberri, Mark Pendanx, Fanch Postic, Florence Raguénès, Jean-François Simon, Mathieu Viau-Courville.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.