De la chrétienté à l'Europe. Les catholiques et l'idée européenne au XXe siècle
Chenaux Philippe
CLD
20,28 €
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EAN :9782854435054
A l'heure où l'Europe institutionnelle fête ses cinquante ans et où les débats sur les racines chrétiennes de l'Europe demeurent au cœur de l'actualité, Philippe Chenaux s'interroge sur le rôle du Vatican et sur l'influence réelle des catholiques, penseurs et mouvements politiques, dans la construction européenne. Inversement, l'auteur nous invite à mesurer l'impact des idées européennes sur la doctrine de l'Eglise et sur l'évolution de la conscience politique catholique : abandon de tout rêve de chrétienté, reconnaissance du principe de la liberté religieuse, adhésion à une laïcité ouverte. L'historien spécialiste des idées s'interroge alors : quelle place peuvent encore tenir les chrétiens dans l'Europe de demain ? Sauront-ils, à l'heure où les pays de culture orthodoxe rejoignent l'Union européenne, faire fructifier l'héritage de leurs aînés portés par un grand idéal de paix et de réconciliation ?
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Nombre de pages
215
Date de parution
15/03/2007
Poids
285g
Largeur
140mm
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EAN
9782854435054
Titre
De la chrétienté à l'Europe. Les catholiques et l'idée européenne au XXe siècle
Auteur
Chenaux Philippe
Editeur
CLD
Largeur
140
Poids
285
Date de parution
20070315
Nombre de pages
215,00 €
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Biographie de l'auteur Philippe Chenaux est professeur d'histoire de l'Église moderne et contemporaine à l'université du Latran à Rome. Il a notamment publié, aux Éditions du Cerf, Entre Maurras et Maritain. Une génération intellectuelle catholique, 1920-1930 (Coll. " Sciences humaines et religions ", 1999), Pie XII, diplomate et pasteur (Coll. " Cerf histoire ", 2003) et " Humanisme intégral " (1936) de Jacques Maritain (Coll. " Classiques du christianisme ", 2006).
L'ouvrage s'attache à brosser le portrait d'une génération d'intellectuels nés dans les années 1880-1890 (en France, mais aussi en Belgique et en Suisse romande), qui s'est voulue tout à la fois "catholique, thomiste et maurrassienne" dans le double contexte de victoire française et de crise spirituelle qui caractérise les lendemains de la Première Guerre mondiale. La condamnation pontificale d'Action française en 1926 l'obligea à choisir entre ces deux fidélités (la fidélité à Rome, la fidélité à Maurras), perçues jusqu'alors comme parfaitement complémentaires et devenues subitement incompatibles. Sous l'inspiration du philosophé thomiste Jacques Maritain, elle cherche alors à inventer les voies d'une nouvelle espérance temporelle chrétienne pleinement respectueuse de la "primauté du spirituel", aussi bien sous l'angle de la transcendance du message évangélique par rapport à la civilisation occidentale que de la nécessaire subordination de l'action politique aux exigences de la morale. En ce sens, on peut dire que la crise d'Action française a été une crise de libération pour toute une génération d'intellectuels catholiques qui devait, par la suite, profondément marquer de son empreinte la vie de l'Eglise et préparer les voies de l'"aggiornamento" conciliaire. Elle a joué, toutes proportions gardées, le même rôle pour les intellectuels catholiques des années vingt que l'affaire Dreyfus au tournant du siècle pour les intellectuels laïques en France: celui d'un combat fondateur d'une tradition d'engagement dans la vie de la cité au nom des impératifs de la morale chrétienne.
Résumé : Un parcours des relations entre l'Eglise catholique et le peuple juif, de la Révolution française au concile Vatican II ; ou comment l'Eglise a progressivement tourné la page d'un antijudaïsme pluriséculaire. Une synthèse accessible basée sur de nombreuses sources inédites. En reconnaissant la filiation spirituelle entre le peuple du Nouveau Testament et celui de l'Ancien Testament, l'Eglise a mis fin à une tradition antijuive pluriséculaire. Cette évolution n'aurait pas été possible sans l'engagement courageux d'hommes et de femmes - des convertis pour la plupart - en faveur de la défense de la race aînée. Ce sont ces pionniers du dialogue judéo-chrétien, souvent méconnus et parfois même oubliés, que l'ouvrage entend faire revivre tout au long de ses pages. Fruit de plusieurs années de recherche et basé sur de nombreuses lectures, il a pu bénéficier de la récente ouverture des archives du pontificat de Pie XII, le pape de la Shoah. A l'encontre de la tendance dominante de l'historiographie actuelle, il juge utile de maintenir la distinction classique entre l'antijudaïsme religieux d'un côté et l'antisémitisme racial de l'autre. Si le second n'a hélas pas disparu aujourd'hui et connait même d'inquiétants signes de recrudescence dans nos pays occidentaux, il ne peut plus s'appuyer sur le premier. L'Eglise catholique a définitivement tourné la page, dans son enseignement comme dans ses pratiques, de l'antijudaïsme même s'il reste sans doute encore beaucoup à faire pour effacer toute trace de judéophobie dans la prédication et la catéchèse.
De plus en plus de baptêmes d'adultes, et de moins de moins de sacrements de réconciliation ! Une fois initié, le chrétien serait-il laissé à lui-même ? Pour les néophytes, "jeunes pousses" ayant reçu le baptême, la réconciliation pourrait justement devenir un lieu préférentiel pour apprendre à croître dans l'amour du Seigneur et dans la vie chrétienne. Dans un style simple et avec pédagogie, l'auteur montre que la réconciliation contribue à la formation de la conscience ; elle intègre le néophyte dans l'Eglise une, composée de pécheurs-pardonnés ; elle favorise une Eglise de disciples. L'ouvrage propose des pistes pastorales concrètes, spécialement en vue de célébrations communautaires. Le pape François confesse un adolescent à Rome, place Saint-Pierre, le 23 avril 2016.