Dans l'intimité des publics. Réceptions audiovisuelles et production de soi
Chedaleux Delphine ; Juan Myriam ; Pillard Thomas
SORBONNE PSN
29,90 €
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EAN :9782379060441
Quoi de plus personnel, et en même temps inséparable de dynamiques collectives et sociales, que le choix de visionner un film en salle, l'envie de partager une expérience audiovisuelle et le fait d'en cultiver le souvenir, ou encore l'acte banal et routinier consistant à jouer chez soi à un jeu vidéo ? C'est à partir de ce constat paradoxal, ouvrant la voie à de multiples questions, que ce volume entend explorer dans une optique inter et pluridisciplinaire les usages et les appropriations intimes des images animées autour d'une variété d'études de cas, du cinéma muet jusqu'aux médias numériques sans oublier le rapport si particulier tissé avec le petit écran. Un tel projet se situe dans le prolongement du renouveau des études de réception et du tournant émotionnel des sciences sociales, qui voient l'essor de recherches sur les publics d'une part et sur l'intime en tant qu'objet et catégorie analytique d'autre part. Il semble dès lors pertinent d'adosser ces notions en apparence contradictoires, la première renvoyant censément au "privé" et la seconde à la sphère dite "publique" , pour mieux dépasser cet antagonisme afin d'évaluer toute la fécondité de leur rapprochement. Plonger dans "l'intimité des publics" revient, de ce point de vue, à interroger l'imbrication des mondes sociaux et des pratiques liées aux écrans, en envisageant celles-ci tant comme des lieux de négociation ou de tension entre l'individu et le collectif que des techniques de production et de connaissance de soi.
Nombre de pages
197
Date de parution
24/09/2020
Poids
437g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782379060441
Titre
Dans l'intimité des publics. Réceptions audiovisuelles et production de soi
Auteur
Chedaleux Delphine ; Juan Myriam ; Pillard Thomas
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
190
Poids
437
Date de parution
20200924
Nombre de pages
197,00 €
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Les Feux de l'amour, Dallas, Côte ouest, Dynastie... ces titres évoquent un univers désuet, stéréotypé et fortement associé au féminin, celui du soap opera. Né sur les chaines de radio états-uniennes au début des années 1930, puis transposé à la télévision, il est d'abord financé par des fabricants de produits d'hygiène et d'entretien - d'où son nom saugrenu. Les feuilletons qui en relèvent, centrés sur la culture du foyer, sont diffusés quotidiennement l'après-midi à l'intention des femmes. Ils sont alors construits autour d'un personnage de mère courage qui prodigue des conseils moraux et pratiques à son entourage, à grand renfort de produits manufacturés dont les mérites sont ainsi vantés aux consommatrices. S'il s'est largement transformé au gré des mutations médiatiques, sociales et politiques, le soap est resté une "technologie de genre" qui circonscrit le féminin à la vie domestique, affective et sentimentale. Mais il ouvre aussi, paradoxalement, des espaces individuels et collectifs de contestation des hiérarchies sexuées, tant à travers sa narration "ouverte" , qui permet l'expression de multiples points de vue et ne délivre jamais aucune morale, qu'à travers les sociabilités féminines qu'il suscite parmi ses amatrices. Cet ouvrage se veut une invitation à découvrir la richesse de l'histoire de ce format, à l'intersection de celles du capitalisme, des médias et du genre.
Longtemps, en France, la "cinéphilie" a désigné une activité savante et légitime d'expression des jugements de goûts sur les films, notamment caractéristique des Jeunes Turcs de la Nouvelle Vague. Cet ouvrage, partie prenante d'un courant de recherche visant à remettre en question ce trompe-l'aeil, se propose d'explorer les pratiques ordinaires des spectateurs et spectatrices de cinéma en France, au cours d'une période nodale de l'histoire de ce média, les années 1940-1950, où il constitue le loisir de masse par excellence. Dans comme hors des salles de cinéma, les sentiments, postures, appréciations cinéphiles se diffusent sous des formes diverses, circulent au sein d'espaces publics et privés, venant imprégner un vaste faisceau de pratiques. Revues et magazines, lettres de fans, mémoires orales sont autant de supports mobilisés ici pour éclairer l'univers cinématographique coutumier du public français de cinéma du milieu du siècle dernier dans ses entrelacements culturels et quelques-uns de ses déterminants économiques et sociaux.
Le Gras Gwénaëlle ; Chedaleux Delphine ; Pisano Gi
Le cinéma populaire français d'avant la Nouvelle Vague est le continent oublié des études cinématographiques: peu étudié, il est aussi peu enseigné dans nos universités. à l'exception de quelques "écoles" (le réalisme poétique par exemple) et de quelques cinéastes, dont les films ont été mis au panthéon par la "politique des auteurs". L'ouvrage propose d'explorer le cinéma français des années 1930, 1940 et 1950 en dépassant la dichotomie anachronique entre "cinéma d'auteur" et "cinéma commercial", pour tenter de l'appréhender tel qu'il était perçu par ses contemporains. Nous abordons ici le cinéma français classique par le biais des genres et de leurs acteurs, typiques des goûts du public de l'époque et de ce cinéma populaire où cohabitent des films qui accéderont au "panthéon", des "films du sam'di soir" et des films de qualité tombés dans l'oubli. Dans cette perspective d'une approche socioculturelle du cinéma cherchant à comprendre le sens des films dans leur contexte de production et de réception, nous avons retenu trois genres principaux qui caractérisent la production de cette longue période: la comédie, avec ces variantes (boulevard, vaudeville, comique troupier, comédie de moeurs); le film policier et criminel; le film en costumes (film historique, film de cape et d'épée). Non pas que ces trois genres soient les seuls, mais ils dominent ces trois décennies tout en donnant au cinéma français sa couleur propre. L'ouvrage montre comment ces genres ont largement conditionné l'emploi des acteurs les plus populaires (Danielle Darrieux. Edwige Feuillére, Jean Marais, Odette Joyeux, Louis Jouvet, Fernandel, Eddie Constantine, Gérard Philipe, Annie Girardot, Jeanne Moreau, etc.) et construisent ainsi les représentations dominantes de l'époque. En croisant genre et acteur, les contributions font apparaître les traits saillants de ce cinéma populaire et nous éclairent sur la manière dont les acteurs contribuent, de manière individuelle ou collective, à donner à ces genres leur spécificité. Il s'agit également de comprendre comment certains acteurs ont pu faire évoluer les genres, à travers leur aptitude à circuler d'un genre à l'autre.
Une journée scientifique a réuni en mars 2003 à Paris des spécialistes européens de l'argumentation. À l'issue de cette rencontre, J.-M. Adam, G. Declercq, O. Ducrot, F.H. van Eemeren et P. Houtlosser, J.-B. Grize, C. Plantin et G. Vignaux ont accepté d'expliciter par écrit leurs choix théoriques ainsi que leurs orientations actuelles. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage abordent des questions fondatrices du champ de l'argumentation, et s'adressent, au-delà des chercheurs ou des futurs chercheurs du domaine, à tout lecteur qui, à des titres divers, est conduit à produire du discours argumentatif : enseignants, étudiants, hommes politiques, journalistes, communicateurs..., ainsi qu'aux destinataires d'un tel discours - c'est-à-dire, in fine, à tout citoyen soucieux de porter un regard éclairé sur les messages qu'il reçoit. Ce volume met également au jour le fil directeur qui réunit " aujourd'hui " ces positions théoriques " en confrontation " : la dimension langagière de l'argumentation, et l'héritage de l'ancienne rhétorique, qui témoigne d'un fonds commun à la culture européenne. Il constitue de ce fait à la fois une introduction aux travaux des spécialistes ici réunis et une base de réflexion sur le champ des études argumentatives, dans son autonomie, et en relation avec d'autres domaines connexes : analyse du discours, études théâtrales, linguistique textuelle, pragmatique, sciences cognitives.
Résumé : L'ouvrage explore l'oeuvre du cinéaste américain Terrence Malick dans sa dimension métaphysique. Il explicite à cette fin ses rapports complexes avec le christianisme, mais aussi avec d'autres religions comme l'hindouisme, ainsi qu'avec la philosophie. Consacré à l'oeuvre de Terrence Malick, cet ouvrage en explore les implications métaphysiques, jugées essentielles, à travers trois films éloignés dans le temps mais qui forment ensemble une trilogie : La Ligne rouge, The Tree of Life et Voyage of Time. Fondé avant tout sur une approche esthétique, le livre montre comment le sens de l'oeuvre et les références qu'elle mobilise sont toujours travaillés par le cinéaste en des termes proprement cinématographiques qui requièrent, pour être véritablement mis au jour, une analyse attentive à l'image et à ses tensions avec les éléments sonores. On y rattache les films de Malick, lorsque cela permet de les éclairer, à une pluralité de sources (philosophiques, théologiques, littéraires, picturales, musicales et filmiques) qui puisent pour l'essentiel dans la tradition platonico-chrétienne et le romantisme, ainsi que dans la philosophie et la théosophie d'Orient. Les développements et les analyses qu'il comporte, bien que mobilisant parfois des notions complexes, ne sont jamais opaques et restent toujours en prise avec la matière esthétique des films analysés. L'ouvrage a ainsi pour vocation première de rendre plus accessible cette oeuvre originale mais largement incomprise à son public.
Davy-Rigaux Achille ; Douche Sylvie ; Scherer Marc
Organisé parallèlement à une exposition, à plusieurs concerts et événements et à un ambitieux programme de numérisation, le colloque international qui a inspiré ce volume collectif a constitué l'un des moments phares de l'année 2020 consacrée par la Bibliothèque Sainte-Geneviève à la mise en valeur de ses collections musicales exceptionnelles. Le choix du thème "Transmettre la musique" est l'occasion de solliciter des travaux sur les processus de constitution et de valorisation des fonds musicaux des bibliothèques et archives, notamment à travers les exemples des bibliothèques engagées dans le projet, Sainte-Geneviève, Mazarine et BnF, qui comptent parmi les plus précieux. Au-delà, il s'agit aussi de réinterroger l'ensemble des vecteurs matériels, théoriques, pratiques, pédagogiques permettant la transmission de la musique, à la lumière d'études de cas variées : comme pour tout art, la transmission de la musique suppose un transfert de savoirs, de connaissances et de techniques qui ne peut aisément s'entreprendre et se réaliser pleinement sans l'accompagnement de plus initiés auprès de qui l'apprentissage s'incarne réellement.