Le Gras Gwénaëlle ; Chedaleux Delphine ; Pisano Gi
PU RENNES
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EAN :9782753517844
Le cinéma populaire français d'avant la Nouvelle Vague est le continent oublié des études cinématographiques: peu étudié, il est aussi peu enseigné dans nos universités. à l'exception de quelques "écoles" (le réalisme poétique par exemple) et de quelques cinéastes, dont les films ont été mis au panthéon par la "politique des auteurs". L'ouvrage propose d'explorer le cinéma français des années 1930, 1940 et 1950 en dépassant la dichotomie anachronique entre "cinéma d'auteur" et "cinéma commercial", pour tenter de l'appréhender tel qu'il était perçu par ses contemporains. Nous abordons ici le cinéma français classique par le biais des genres et de leurs acteurs, typiques des goûts du public de l'époque et de ce cinéma populaire où cohabitent des films qui accéderont au "panthéon", des "films du sam'di soir" et des films de qualité tombés dans l'oubli. Dans cette perspective d'une approche socioculturelle du cinéma cherchant à comprendre le sens des films dans leur contexte de production et de réception, nous avons retenu trois genres principaux qui caractérisent la production de cette longue période: la comédie, avec ces variantes (boulevard, vaudeville, comique troupier, comédie de moeurs); le film policier et criminel; le film en costumes (film historique, film de cape et d'épée). Non pas que ces trois genres soient les seuls, mais ils dominent ces trois décennies tout en donnant au cinéma français sa couleur propre. L'ouvrage montre comment ces genres ont largement conditionné l'emploi des acteurs les plus populaires (Danielle Darrieux. Edwige Feuillére, Jean Marais, Odette Joyeux, Louis Jouvet, Fernandel, Eddie Constantine, Gérard Philipe, Annie Girardot, Jeanne Moreau, etc.) et construisent ainsi les représentations dominantes de l'époque. En croisant genre et acteur, les contributions font apparaître les traits saillants de ce cinéma populaire et nous éclairent sur la manière dont les acteurs contribuent, de manière individuelle ou collective, à donner à ces genres leur spécificité. Il s'agit également de comprendre comment certains acteurs ont pu faire évoluer les genres, à travers leur aptitude à circuler d'un genre à l'autre.
Nombre de pages
216
Date de parution
23/02/2012
Poids
358g
Largeur
169mm
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EAN
9782753517844
Titre
Genres et acteurs du cinéma français 1930-1960
Auteur
Le Gras Gwénaëlle ; Chedaleux Delphine ; Pisano Gi
Editeur
PU RENNES
Largeur
169
Poids
358
Date de parution
20120223
Nombre de pages
216,00 €
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Cet ouvrage explore le cinéma populaire tel qu'il se déploie sur les écrans français pendant la période de plus haute fréquentation des salles (1945-1958),et sa réception dans les magazines populaires de l’époque (Cinémonde, Film complet, etc.). Résultat d’un programme de recherches qui a associé pendant trois ans une vingtaine de spécialistes internationaux, ces contributions posent un regard neuf, notamment grâce au dépouillement des magazines, sur le culte des acteurs, vedettes et stars, françaises et étrangères, qui peuplent les écrans (Gérard Philipe, Edwige Feuillère, Daniel Gélin par exemple), sur les genres préférés du public (biopics, films à costumes, films noirs, films musicaux, films de guerre), sur la diversité des usages populaires du cinéma, et proposent quelques points de comparaison en Europe (Italie, Belgique).
La carrière de Catherine Deneuve est profondément ancrée dans une des spécificités du cinéma français, son ambition artistique. L'étude de la réception de ses films montre l'importance de cette "exception culturelle". Deneuve incarne à sa manière la richesse du cinéma français: elle privilégie le cinéma d'auteur, tout en s'illustrant aussi dans un cinéma populaire de qualité. Sa filmographie extrêmement variée et son image de star se sont construites dès le début sur cette articulation. Partant de l'hypothèse que la longévité de la carrière de Catherine Deneuve repose sur une tension entre classicisme et modernité, cet ouvrage analyse la construction des différentes strates chronologiques et thématiques de son image pour en montrer la richesse et la complexité. L'image de Catherine Deneuve est ici décryptée du point de vue de l'analyse filmique, historique et socioculturelle, à travers les différents aspects de son image et de son évolution, par rapport à sa carrière (en prenant en compte les genres, les types de rôles, la cote critique, le box-office et le propre discours de la star sur elle-même), mais aussi face aux autres actrices et au cinéma français.
Danielle Darrieux ou la traversée d'un siècle est un ouvrage collectif qui explore la carrière de l'actrice de 1931 à 2010. Star dès 1935, dans des comédies et des drames, elle incarne une jeune fille rebelle qui finit par rentrer dans le rang. Après Premier Rendez-vous (1941), sommet de sa popularité, elle incarne dans les années 50, une femme intelligente et passionnée dans des chefs-d'oeuvre comme Madame de... Elle relance sa carrière au théâtre (La Robe mauve de Valentine, 1963) et à la télévision (Miss 1979 ; Jalna 1994), et brille dans le cinéma d'auteur de Demy à Ozon.
Jaehnert Guillaume ; Le Gras Gwénaëlle ; Augros Jo
En 1965, Catherine Deneuve passe sa première commande aux ateliers Saint Laurent. A partir de cette date, l'actrice inaugure un des partenariats artistiques les plus féconds et durables avec un couturier lorsqu'elle suggère Yves Saint Laurent pour l'habiller sur le tournage de Belle de Jour. Fils d'un gérant de salles de cinémas, Yves Saint Laurent est consacré "couturier cinéphile" à l'occasion de sa rencontre avec François Truffaut. Dans ce contexte, la configuration de ces échanges entre le plateau de cinéma et le studio du couturier donne une grande liberté d'expression à Catherine Deneuve et une forte stimulation à Yves Saint Laurent. Ce livre recherche les interactions entre techniciens, actrice et couturier dans le processus de conception des costumes afin d'en déduire les conséquences sur la préparation, le tournage et la réception des films. Le lecteur percevra la réciprocité de cette relation artistique, déconstruisant l'idée de la passivité d'une muse face à son Pygmalion : les exercices de style de l'actrice et du couturier se répondent les uns les autres et contribuent à façonner un anticonformisme qui repose sur un subtil équilibre entre tradition et modernité. Une thématique neuve, une découverte.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.