Scènes de cuisine, recettes de coco et mélanges d'artistes
CHECCHETTO/SEREN
ESPACES 34
16,00 €
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EAN :9782847050721
Voici un livre de recettes particulier. Colette Seren, dite Coco, a officié pendant vingt ans à la Chartreuse auprès des artistes en résidence ? écrivains de théâtre, metteurs en scène, acteurs, danseurs, musiciens. Tous ont en mémoire l?accueil chaleureux de sa table, et sa cuisine aux saveurs riches, façonnée par ses séjours aux quatre coins du monde. Avec leurs mots (ou leurs notes), certains d?entre eux racontent les traces vives laissées sur les palais et dans les c?urs. Et pour qui n?a pu être accueilli dans la fameuse cellule O, ce livre est l?occasion de découvrir quelques secrets, tours de main, recettes goûteuses et à portée de tous. Il est conçu comme un véritable parcours à travers les sens, nous plongeant aussi dans un lieu de travail artistique, chargé d?Histoire et d?histoires.
Nombre de pages
160
Date de parution
29/06/2010
Poids
250g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782847050721
Titre
Scènes de cuisine, recettes de coco et mélanges d'artistes
Auteur
CHECCHETTO/SEREN
Editeur
ESPACES 34
Largeur
160
Poids
250
Date de parution
20100629
Nombre de pages
160,00 €
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Le départ, l'exode, la faim, le désir une humanité depuis ses origines, une place où être, une nouvelle langue à apprendre, la vie à continuer, à construire toujours...Livre évoquent les longues migrations de l'humanité.
Après P'tit déj, Confiotes, et Nous, le ciel, Rémi Checchetto s'en prend à l'apéro. C'est autour de ce rituel que les langues se délient, que les langues fourchent et laissent échapper d'étranges formules, des lapsus parfois qui en disent plus qu'on ne voudrait. A en pleurer ou à pleurer de rire.
Lors d'une résidence d'écriture dans la Sarthe, Rémi Checchetto a écrit des portraits de personnes qu'il a rencontrées. "Aucun roi parmi eux, nul grand de ce siècle, mais tous les autres. Ceux que l'on n'entend que très peu. Qui forment des statistiques et autres pourcentages. Les prétendus muets de naissance, les invisibles d'existence..." Soixante-dix-neuf parcours de vie, captés et transcrits en instantanés mobiles par un songeur sensible, un ensemble à facettes ponctué de réflexions sur l'écriture en situation.
L'auteur, originaire de Lorraine, revient séjourner durant plusieurs mois sur les lieux de son enfance, dans une région que l'ère post-industrielle n'a guère épargnée. Profondément attaché à l'humain il observe, rencontre, dialogue. Entend les joies comme les peines, constate la lente dégradation économique et sociale opérée depuis cinquante ans. Puis déroule peu à peu le fil d'une poésie - souvent métaphorique et généreuse - qui tend des passerelles entre l'enfance et l'âge adulte, entre ce temps où "les femmes avaient toutes un casque d'or, les hommes possédaient des talons sonores" et celui où "la détresse était si collective qu'elle était visible sur la carte" . Ainsi, "Sépia" n'évoque pas tant la teinte de vieux chromos nostalgiques que la trace laissée par le passage du temps : que reste-t-il des êtres et des lieux que l'on a aimés ?
Au commencement, il y avait un homme enfermé dans une cage, et qu'on pouvait croire seul, unique survivant. Il s'efforçait un temps de nous le faire croire : c'était Odipe, avatar d'histoire et de mythologie, déjà châtré en Od. Od, c'était le nom de cet homme. Et puis il y avait aussi l'autre : Créon. L'autre avatar tragique, aussitôt châtré lui aussi en Créo. Plus rien à dire à cette heure, sinon : les actrices qui joueront Od et Créo - car ce sont deux actrices - accepteront de se mutiler en portant les attributs, terme ô combien exact, de la masculinité. Que par avance, elles en soient remerciées.
En 1959, Vittorio Gassman passe commande à Pier Paolo Pasolini d'une traduction de l'Orestie d'Eschyle, pour la mise en scène au Théâtre grec de Syracuse des trois tragédies qui la composent : Agamemnon - Choéphores - Euménides. Le grand poète italien délivre alors un objet à la fois fidèle à l'original et très personnel. Il dira : "Je me suis jeté sur le texte en le dévorant comme un fauve, tranquillement : tel un chien sur un os, un magnifique os de viande maigre, bien serré entre les pattes, à l'abri des regards". Cette plongée dans l'oeuvre d'Eschyle constitue la matrice de nombre d'oeuvres théâtrales, poétiques et cinématographiques à venir : de Pylade (suite exacte de cette trilogie) au Carnet de notes pour une Orestie africaine (essai cinématographique) en passant par les deux chefs-d'oeuvre que sont Odipe Roi et Médée.
C'est en sondant l'âme de ces laissés pour compte que Sophie Merceron nous bouleverse. Avec un don pour installer les décors presque cinématographiques. Elle nous transporte dans un monde rongé par une violence faites aux êtres qui y vivent mais paradoxalement irradiant de douceur et tendresse. Sophie Merceron a beaucoup écrit pour la jeunesse (deux fois Grand prix de littérature dramatique Jeunesse, en 2020 et 2021), mais ici elle aborde l'entre-deux âges, l'entre-deux mondes, à l'attention de tous·tes. Les personnages sont des adolescents fracassés par la vie mais diablement vivants.
Matthieu, un adolescent, passe de plus en plus de temps devant sa console de jeu. Depuis qu'il s'est plongé dans les aventures du Batman, il entend une voix qui s'adresse à lui de façon répétée et envahissante. Elle lui raconte des souvenirs d'enfance, lui parle de sa famille, et fait resurgir des événements qu'il croyait oubliés, des émotions qui lui échappent. Peu à peu, Matthieu recompose une histoire, son histoire, à travers une parole intime et brutale qui ne fait plus la part entre le réel et le monde virtuel dans lequel évolue son double, le Batman. Un soliloque sensible qui explore notamment la construction de la personnalité au moment de l'adolescence.