La principauté celtique du Mont Lassois à Vix. Fouilles 2011-2017
Chaume Bruno ; Talon Marc
AUSONIUS
60,00 €
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EAN :9782356136251
Le but premier du PCR Vix, tel qu'il avait établi en 2001, visait à mieux appréhender le site de hauteur du mont Lassois, son ampleur, son système de fortification, son habitat intra-muros, en replaçant l'ensemble dans son environnement, au sens ouvert du terme (géologique et naturel, archéologique et culturel). Dans un second temps, les recherches ont été élargies aux habitats extérieurs. Pour chacun des domaines investigués, de spectaculaires résultats ont été obtenus. Parmi les plus marquants, notons l'extension de l'habitat hallstattien extra-muros aux lieux-dits "Le Breuil" et "La Navette". La mise au jour d'établissement rural daté de La Tène moyenne et finale (la phase récente du site du "Breuil") a permis d'établir un lien avec la nécropole des "Tillies", de même époque ; enfin, le quartier artisanal hallstattien des "Renards", sans doute l'un des poumons économiques du complexe princier, représente, pour l'avenir, un terrain de recherche très prometteur. Des synthèses thématiques sur la carpologie et les céramiques (indigènes et d'importation) forment des piliers essentiels de cette nouvelle monographie. A Vix, les structures défensives (la porte du "Champ de Fossé", le rempart de la "Levée 3" et le rempart en briques crues) et domestiques, le plus souvent monumentales, excèdent de beaucoup la simple fonction utilitaire et témoignent de la volonté des élites d'affirmer leur statut social dans une architecture de prestige au sein d'une société hiérarchisée et remarquablement organisée. Au terme de plus de vingt années de travail, la plupart des objectifs initiaux du PCR "Vix et son environnement" ont été tenus et même dépassés, plaçant le complexe de Vix/le mont Lassois au premier rang des principautés celtiques de la fin du premier âge du Fer. Si les sites princiers n'ont pas tous atteint le même niveau de développement, certains, comme La Heuneburg et le mont Lassois, sont parvenus à un stade quasi urbain que P. Brun et B. Chaume ont qualifié d'atélo-urbains.
Nombre de pages
666
Date de parution
06/02/2025
Poids
2 962g
Largeur
226mm
Plus d'informations
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EAN
9782356136251
Titre
La principauté celtique du Mont Lassois à Vix. Fouilles 2011-2017
Auteur
Chaume Bruno ; Talon Marc
Editeur
AUSONIUS
Largeur
226
Poids
2962
Date de parution
20250206
Nombre de pages
666,00 €
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Objet de la vie quotidienne, la céramique suit de près les évolutions des modes et constitue de ce fait un excellent marqueur, social, technique et chronologique. Dans cet ouvrage collectif, centré sur les céramiques du premier Age de Fer (800-450 avant notre ère), les contributeurs croisent leurs méthodes d'analyse de façon à renouveler la vision que l'on pouvait avoir des sociétés de l'époque et de leurs productions. Ils invitent à reconsidérer les cadres typologiques et chronologiques admis jusque-là et offrent donc aux archéologues, notamment dans le cas des fouilles préventives, un outil irremplaçable. La confrontation des différentes synthèses régionales permet d'aborder la délimitation de groupes culturels touchant ainsi à l'essence même des sociétés vernaculaires.
Avec sa célèbre tombe princière, le site de Vix, emblématique de l'âge du Fer européen, est depuis 50 ans l'objet de nombreuses recherches dont ces deux volumes présentent les dernières avancées grâce à de nouvelles prospections, micro-topographiques, géophysiques et géoarchéologiques. Depuis la fin du Bronze final puis surtout au Hallstatt final et jusqu'au Haut Moyen Age, le site a connu de grands travaux d'aménagement. La puissance des fortifications et l'organisation générale de l'habitat de hauteur révèlent une véritable proto-urbanisation à la fin du premier âge du Fer, comme pour les sites contemporains en France et en Allemagne du Sud. C'est dans cette optique qu'il faut replacer la récente découverte d'un grand bâtiment à abside, "le palais de la princesse", unique à ce jour par sa conception et son envergure.
Résumé : En 1953, sur la commune du village de Vix, fut découverte une tombe dont le mobilier était à ce point prestigieux qu'on le baptisa " Trésor de Vix ". La chambre funéraire se trouvait sous le niveau de sol, ce qui l'avait protégée d'éventuels pillards. Là reposait sur un char d'apparat la dépouille d'une femme couverte de bijoux vraisemblablement de haut rang que l'on nomma la " princesse de Vix ". Cette tombe de prestige date du début du VIe siècle av. J. -C. , période pendant laquelle une élite sociale émerge pour la première fois en Europe occidentale. La provenance des objets illustre l'échange culturel entre Celtes et populations méditerranéennes. Les grandes civilisations de cette époque se trouvent réunies ici dans ce qu'elles produisent de plus précieux. La découverte de cette tombe, en 1953 est une des étapes majeures de l'histoire de l'archéologie française du XXe siècle. Son importance historique, la beauté et le prestige de son mobilier, le fait qu'elle soit celle d'une femme firent que des légendes surgirent autour de cette découverte dont l'archéologue Bruno Chaume rappelle et replace les étapes dans le contexte plus large des fouilles dans le Châtillonais. L'ouvrage, abondamment illustré, déploie bien sûr toutes les pièces du trésor, mais il se propose aussi d'opérer une reconstitution de la découverte, d'exposer les rumeurs auxquelles elle donna lieu et de comprendre les raisons de cet emballement de l'imaginaire collectif.
Résumé : Se hâter avec lenteur, telle est l'option de la Tortue de la fable de La Fontaine dont on connaît la morale : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point". Dans une société de la rapidité, de l'éphémère, des échanges simultanés où le temps est devenu une menace, la lenteur est notre plus grand espoir. Nombreux sont les écrivains qui l'appellent de leurs voeux. Tels les écrivains voyageurs, choisissant la marche ou le train. Apprivoiser le temps, résister aux injonctions sociales, la lenteur est une promesse : échapper au monde pour se retrouver... Voyage en compagnie de Jean-Jacques Rousseau, Marcel Proust, Nicolas Bouvier, Eric Faye, Victor Segalen, Pierre Sansot, Saint-John Perse, Dino Buzzati, Virginia Woolf, Marguerite Duras, Aimé Césaire, W. G. Sebald, Julien Gracq, Georges Perec, Jean Giono, Milan Kundera, et bien d'autres. .
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.