L'Isolé Soleil, Soufrières, L'Ile et une nuit, trois romans de Daniel Maximin, écrivain guadeloupéen. Ils disent la Caraïbe d'aujourd'hui avec ses enracinements et ses rêves d'avenir. Analysant la trilogie, Christiane Chaulet-Achour en explore les lignes de sens, des voix qu'on entend aux récits qui se construisent dans un incessant dialogue des signes entremêlés du passé et du présent. Au c'ur de ce chant, un maître de jeu et de rythme, narrateur de ces " cahiers-mémoire " qui prend souvent visages de femmes. La manière dont le conte, l'histoire, le mythe, la féminité et la géographie nourrissent la création, donne lieu, en une formule inhabituelle, à un échange entre l'écrivain et la critique littéraire ; leurs voix-écritures se font écho tout au long de l'ouvrage. On peut les lire en les séparant l'une de l'autre ou en les enchaînant. L'essentiel est de trouver son entrée dans la trilogie pour décupler le plaisir de la première lecture. Polyphonie, ouverture et modernité sont les caractéristiques d'une ?uvre refusant les clôtures et conviant son interlocuteur à une fête des mots et du sens. La lecture proposée, faite de connivence et de complicité, tente d'en suivre ravines et sentiers.
Nombre de pages
230
Date de parution
01/11/2003
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865379569
Auteur
Chaulet-Achour Christiane
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20031101
Nombre de pages
230,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage invite à suivre des femmes et des hommes du XXe siècle qui ont apposé leur sceau sur les " échanges " nés de leurs " voyages ". Le XXe siècle a été privilégié car il correspondait au siècle des grandes turbulences nées de la décolonisation et parce qu'il a obligé ces personnalités à des investissements scientifiques ou créateurs forts, doublés nécessairement d'engagements citoyens redimensionnés par un nouveau regard sur l'Autre, ses cultures et ses langues. Ce sont, dans l'ordre de leur apparition dans l'ouvrage : Isabelle Eberhardt, Théodore Monod, JMG Le Clézio, Mouloud Mammeri, Jamel Eddine Bencheikh et Jean Sénac, Frantz Fanon, Pierre Bourdieu et Leïla Sebbar. Ce sont aussi des expériences théâtrales en Méditerranée et les parcours de Jean-Michel Atlan, Etiemble, Jacques Berque, Roland Barthes, Gisèle Halimi, Andrée Chedid et Vénus Khoury-Ghata. Ces femmes et ces hommes ont accepté de se reconstruire au-delà de l'attendu de leurs origines et de leurs déterminations pour faire advenir un monde respirable et autrement habité.
Beaucoup a été écrit sur Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain: à sa gloire et à sa charge. Cet ouvrage, le traitant comme un "classique", souhaite le faire lire en tant que tel puisque ses effets de lecture continuent à produire rêve, inquiétude et questionnement sur Haïti. En essayant de pister le pourquoi de la magie qu'a exercée et qu'exerce ce roman de lutte et d'espoir, il souhaite donner quelques clefs pour décupler le plaisir que donne le texte, une oeuvre littéraire ayant les moyens de faire advenir dans notre imaginaire des figures et des voix inaudibles jusque-là. Admirateurs ou détracteurs de Gouverneurs de la rosée peuvent s'accorder sur ce point: le roman a été et reste l'un de ceux qui inscrit durablement dans la sensibilité du lecteur la terre d'Haïti, la symbolique de l'eau et la paysannerie haïtienne, ces "habitants, les nègres-pieds-à-terre, méprisés et maltraités" selon les mots de Laurélien Laurore. On peut avancer, à la suite de ce qu'affirmait Dany Laferrière en juin 2007: "Chaque pays a son Roumain, c'est-à-dire un écrivain qui résume en quelque sorte les rêves, les élans et les échecs de sa société. Ce n'est pas forcément le meilleur écrivain du pays, mais c'est celui en qui tout le monde se reconnaît, (...) quelqu'un qui n'hésite pas à asséner ses quatre vérités à ses compatriotes. Pour le Québec, je pense à Miron. Pour Haïti, c'est Roumain".
Cet essai interroge les écritures d'écrivains et d'écrivaines d'Algérie ou simplement habitées par l'Algérie, sous l'angle du genre, en cherchant à déceler du féminin ou du masculin à l'oeuvre et à faire apparaître concrètement dans les textes la combinaison inévitable du sexe et du genre. Ce sont huit figures très représentatives des écritures de ce pays, toutes identités et tous sexes confondus qui nous accompagnent au cours de ce vagabondage littéraire : Isabelle Eberhardt, Albert Camus, Kateb Yacine, Leïla Sebbar, Rachid Mimouni, Rabah Belamri, Malika Mokkedem et Maïssa Bey.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.