Histoire(s) de la diplomatie culturelle française du rayonnement à l'influence
Chaubet François ; Faucher Charlotte ; Martin Laur
ATTRIBUT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782494649040
L'expression artistique, scientifique, éducative, universitaire, linguistique véhiculée par la France à travers le monde Issu d'un colloque organisé par l'Université Sorbonne Nouvelle en mai 2022, le contenu de ce livre dépasse le simple cadre d'actes en raison de l'enrichissement apporté par chaque auteur et autrice dans le but de mettre en perspective l'histoire de la diplomatie culturelle française. La trentaine d'articles rédigés par des spécialistes français ou étrangers nous éclairent sur cette "exception culturelle française" , cette modalité de l'action politique extérieure que la France a inventée à l'ère contemporaine et qui utilise la culture comme levier de puissance. Grâce au récit et à l'analyse d'expériences vécues à travers le monde, cet ouvrage traite de l'histoire, de l'action et de l'expression du réseau culturel français à l'étranger. Les instituts culturels, les alliances françaises, les services culturels des ambassades ont permis à la France de mettre en oeuvre une diplomatie culturelle pionnière et originale, d'abord dans une visée de rayonnement de la culture hexagonale, puis à vocation d'influence dans le concert des relations internationales à partir de l'action culturelle, dans son expression tant artistique que scientifique, éducative, universitaire et linguistique. Il s'adresse aussi bien à celles et ceux qui ont vécu cette riche histoire de l'intérieur qu'aux acteurs et actrices de la culture, de la science et de l'éducation qui cherchent à mieux comprendre les leviers de la politique culturelle française à l'étranger, souvent mal connue et parfois fantasmée. Ce livre est dirigé par François Chaubet, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Nanterre, membre du laboratoire IDHE. S, Charlotte Faucher, maîtresse de conférences en histoire contemporaine de la France à l'Université de Bristol, Laurent Martin, professeur d'histoire à l'Université Sorbonne Nouvelle, membre du laboratoire ICEE, et Nicolas Peyre, enseignant-chercheur en sciences de l'information et de la communication à l'Université Toulouse Capitole, membre du laboratoire Idetcom.
Nombre de pages
618
Date de parution
23/04/2024
Poids
777g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782494649040
Titre
Histoire(s) de la diplomatie culturelle française
Auteur
Chaubet François ; Faucher Charlotte ; Martin Laur
Editeur
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125
Poids
777
Date de parution
20240423
Nombre de pages
618,00 €
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Parler de l'Europe intellectuelle, c'est suivre les voyages d'écrivains et de savants, d'éditeurs et de traducteurs, d'universitaires et de conférenciers qui ont sillonné le continent, soit pour se former, soit pour enseigner, soit pour se rencontrer. Là, plus que partout ailleurs, les hommes, les textes et les idées ont circulé. De ces entrecroisements incessants, en temps de paix comme en temps de guerre, découle l'intensité de grands débats politico-intellectuels. En Europe, si l'unité vient du questionnement, la diversité vient sans conteste des réponses qui y sont apportées. Attentif aux mobilités intellectuelles, François Chaubet revient sur ce génie de l'Europe, qui n'est autre que sa dimension "polyphonique".
Si, en France, le XIXe fut le siècle des questionnements, notamment sur le rôle de la religion dans les sociétés modernes, le XXe aura été celui de l'organisation de la vie scientifique et de la politisation massive des débats intellectuels, notamment au travers des religions séculières que furent le communisme et le fascisme. Mais, en dépit des changements, des oppositions philosophiques et morales intenses, un facteur de continuité joue un rôle central d'unification des moeurs et des sensibilités de la société et de la vie intellectuelle française : la littérature. Celle-ci a en effet incarné une forme de synthèse de toutes les particularités idéologiques et morales propres à la société française. La France ? Le pays qui aime autant l'esprit que les lettres !
Résumé : De Zola à Sartre, l'engagement par la pétition fut le principal mode d'intervention des intellectuels. Il y eut aussi une forme alternative, qui refusait de distinguer le connaître de l'agir, mais qui, plus silencieusement, visait à réformer la société française. Telles furent l'oeuvre et la vie du sociologue Michel Crozier (1922-2013). On en a retenu aujourd'hui son apport décisif à la sociologie des organisations ; il convient de redécouvrir, grâce à l'ouvrage de François Chaubet, comment, dans un va-et-vient entre carrière scientifique et internationale de haut vol. d'une part, et ambition revendiquée de peser dans le débat politique français, de l'autre, Michel Crozier jeta les fondements théoriques et les outils pratiques d'un réformisme libéral soucieux de penser la réforme de l'Etat et l'émergence d'une société de l'innovation.Par là même, l'enquête s'ouvre à une histoire de la sociologie française après 1945 et le rôle qui lui revint dans la modernisation du pays.
Dans le jeu des relations internationales, la culture se présente comme l'un des éléments de la puissance d'un pays. Depuis 1870, de nombreux acteurs publics et privés ont élaboré patiemment un dispositif de diffusion de la langue et de la culture françaises assez exceptionnel par son universalisme géographique et la variété de ses interventions. Aujourd'hui la mondialisation paraît affaiblir ce traditionnel rayonnement hexagonal, menacé à la fois par la fragmentation culturelle accrue et l'homogénéisation linguistique au profit de l'anglais. Faut-il donc pour autant amener le pavillon et sombrer dans la mélancolie ? Ce livre entend apporter des éléments d'évaluation sur les forces et faiblesses réelles de l'action culturelle française dans le monde et fournir des éléments d'une réflexion lucide pour tous ceux désireux de comprendre certains enjeux de l'actuelle mondialisation culturelle.
Goss Peter ; Germain-Thomas Patrick ; Carrère Emma
Tel que l'exprime Emmanuel Carrère dans sa préface, Peter Goss est un maître, l'un des grands pédagogues actuels de la danse et du yoga. Ce livre raconte son histoire, de son enfance et de sa jeunesse sud-africaines marquées par l'apartheid au swinging London des années 1960, jusqu'à ses années parisiennes où il est devenu chorégraphe. Son parcours artistique croise de grandes figures de la danse - classique, jazz ou contemporaine - mais aussi de la culture hippie et du showbiz. Mosaïque d'un artiste qui s'est toujours tenu à distance des modes et des influences du milieu professionnel. Ce livre nous parle de pédagogie, de la bonne distance à tenir entre l'enseignant et l'élève, de la façon d'éprouver son corps et ses mouvements, du savant dosage à déployer entre rigueur et liberté. Il est à mettre entre les mains de tous ceux qui sont engagés dans l'éducation et dans la transmission, au-delà du monde de la danse.
Souvent reléguée après les apprentissages fondamentaux, l'éducation artistique et culturelle ne va pas de soi. Elle est toujours à justifier par ses partisans. Ses objectifs peuvent diverger : réussite scolaire, intégration professionnelle ou épanouissement personnel ? Autrement dit, l'art fait-il grandir l'enfant ? Jean-Marc Lauret tire les enseignements des nombreuses recherches (principalement anglo-saxonnes) conduites depuis trente ans dans les sciences de l'éducation, la sociologie et les neurosciences. Plutôt qu'une conception utilitariste, il privilégie une approche qualitative en s'appuyant sur les compétences forgées par l'éducation artistique : créativité, imagination, confiance personnelle, concentration, faculté d'apprentissage, estime de soi, ouverture à l'autre, prise de conscience de son environnement. Interrogeant la question de l'évaluation dans les politiques publiques, ce livre pose in fine les jalons de ce que pourrait être l'évaluation d'une politique d'éducation artistique et culturelle. A mettre entre les mains de tous les parents, enseignants, de la maternelle à l'université, artistes et acteurs culturels, et des décideurs qui s'intéressent tant aux questions d'éducation et d'art que d'évaluation.
Le "genre" fait couler beaucoup d?encre depuis quelques années. Le mot circule. Il est parfois objet de rejets violents : "touche pas à mes stéréotypes" proclamaient récemment les adversaires d?une prétendue "théorie du genre", dont l?impact dans les milieux culturels est loin d?être nul, puisque plusieurs spectacles traitant des stéréotypes féminins et masculins ou de l?homosexualité ont récemment été déprogrammés. Le terme est aussi revendiqué par une frange de la danse contemporaine depuis la seconde moitié des années 1990. Les spectacles s?affichant "genre" ou queer, revendiquant une déconstruction des normes, des identités, tantôt dites sexuées, tantôt dites sexuelles, se sont multipliés, au point de définir un nouveau "genre", spectaculaire celui-ci, bien intégré dans l?avant-garde. Le genre est aussi à la mode. "C?est bien ancré dans l?air du temps : les jeux de genre font partie de notre quotidien" écrivait la critique de danse Rosita Boisseau dans Télérama. Mais le genre est-il un jeu, ou une esthétique ? Si le mot circule, les définitions du genre sont souvent bien floues et ses emplois multiples, contradictoires. Il suffit parfois qu?un spectacle présente des corps nus, ou du travestissement, pour être salué par la critique (ou bien condamné), comme ayant une thématique genre. Par ailleurs, contrairement aux pays anglo-saxons, ce n?est que très récemment en France que les recherches dans les domaines des arts vivants ont commencé à s?ouvrir, un peu, et non sans résistances, aux études de genre. Il était donc nécessaire de clarifier ce que le genre veut dire, et d?examiner ce que ce concept car ce n?est ni une théorie, ni une idéologie, mais un concept, c?est-à-dire un outil pour penser nous apporte pour comprendre la danse, son histoire, ses pratiques, les productions, diffusions et réceptions de ses spectacles ; pour chercher à comprendre aussi en quoi la danse participe à la transmission et à la légitimation de certaines normes sociales, et en quoi elle peut participer à leurs évolutions.
Beauvillard Anne ; Beauvillard Patrick ; Duclos Hé
Résumé : Issus des droits humains et devenus une référence à l'échelle internationale, en particulier depuis la Déclaration de Fribourg en 2007, les droits culturels sont inscrits explicitement dans plusieurs lois françaises depuis 2015. En cela, ils commencent à être considérés par les collectivités publiques comme un paradigme utile pour penser et déployer les politiques publiques. Même si les débats se sont apaisés, les droits culturels continuent de faire l'objet de réserves ou de critiques : ils seraient propices au communautarisme, au relativisme culturel, à une dérive populiste, etc. Dans la première partie de ce livre, plusieurs spécialistes s'emploient à déconstruire ces a priori en exposant une solide argumentation qui propose une contradiction et montre leur apport aux enjeux contemporains. La seconde partie du livre est consacrée à un certain nombre d'expérimentations qui ont placé les droits culturels au coeur de leur démarche. Aussi bien des politiques publiques que des actions émanant d'acteurs culturels ou de la société civile.