Littératures classiques N° 111/2023 : L’incivilité et ses récits (XVIIe-XVIIIe siècle)
Chassot Fabrice
PU MIDI
24,99 €
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EAN :9782810712618
De Hobbes à Sade, ce numéro révèle les facettes de l'incivilité d'Ancien Régime, entre maladresse, manque d'égards, transgression, symptôme de tension, forme de contestation, épreuve de civilité. Les incivilités contemporaines sont généralement interprétées comme un affaiblissement de l'ordre civil, dont il faudrait chercher l'origine dans une crise d'héritage. Pour autant, on manque de recul historique vis-à-vis de ces incivilités. Qu'en est-il de l'incivilité aux XVIIe et XVIIIe siècles, moment où s'invente l'idéal de civilité ? De Hobbes à Sade, en passant par La Rochefoucauld, Scudéry, Sévigné, Marivaux, Saint-Simon, Crébillon, en parcourant libelles, romans-mémoires, mémoires historiques, traités de civilité et oraisons funèbres, les 12 contributions de ce numéro révèlent plusieurs facettes de l'incivilité d'Ancien Régime, et manifestent combien l'incivilité peut être difficile à interpréter : l'acte incivil est-il maladresse, manque d'égards, transgression ? Plus encore, le numéro s'intéresse à l'incivilité comme dynamique sociale : elle est tantôt symptôme des mutations d'un ordre, tantôt contestation de cet ordre. Elle est surtout une épreuve qui met la civilité au défi de son propre idéal de sociabilité réussie. L'incivilité permettrait de saisir ce que serait, concrètement, une civilité accomplie.
Nombre de pages
250
Date de parution
17/10/2023
Poids
336g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782810712618
Titre
Littératures classiques N° 111/2023 : L’incivilité et ses récits (XVIIe-XVIIIe siècle)
Auteur
Chassot Fabrice
Editeur
PU MIDI
Largeur
161
Poids
336
Date de parution
20231017
Nombre de pages
250,00 €
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Le numéro propose une étude des contextes, des vecteurs matériels et humains ainsi que des modalités et des choix esthétiques par lesquels s'opère, de son vivant et pendant un peu plus d'un siècle, la diffusion de Molière dans l'espace européen. Consacré à la réception immédiate de Molière dans l'espace européen, le présent numéro montre dans quels contextes (théâtre de cour, théâtre scolaire, spectacles proposés par des troupes ambulantes), par quels vecteurs, matériels, humains, politiques et économiques, selon quelles voies esthétiques (traduction, adaptation, hybridation de matériaux empruntés à Molière et à d'autres traditions spectaculaires...) mais aussi avec quels effets ou quelles conséquences (telles que la création d'une institution théâtrale ou d'un répertoire nationaux) s'opère une telle diffusion.
Il a un plan. La vie en a un autre. Soldat, compagnon, futur père, tout semble enfin s'aligner. Jusqu'au jour où tout bascule. Entre la naissance de son fils et la perte déchirante de sa mère, il encaisse les coups, vacille et frôle la chute. Pourtant, certains combats ne se perdent pas. Suite du premier ouvrage autobiographique intitulé La vie, ce combat : Du berceau au régiment, en passant par la prison. Ce nouveau tome est un récit brut, puissant et inspirant sur la résilience, la foi et la force de se relever quand tout s'effondre. Parce qu'au fond, la vraie question n'est pas ce qui vous arrive, mais ce que vous choisissez d'en faire...
L'auteur retrace l'histoire d'un genre qui rencontra une faveur certaine au XVIIIe siècle. Inspiré par Fontenelle, le dialogue scientifique met en scène la diffusion de théories scientifiques accréditées ou dissidentes. Il est le lieu où s'élabore de façon polémique et problématique la socialisation des sciences. S'y affrontent physico-théologie et libre-pensée, exigences des savants et demande sociale. Ainsi furent théâtralisées de nouvelles façons de penser, et s'est propagé l'esprit des Lumières.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.