L'avènement de l'opinion publique. Europe et Amérique, XVIIIe-XIXe siècles
Chassin Joëlle ; Fernandez-Sebastian Javier
L'HARMATTAN
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EAN :9782747571593
Le gouvernement représentatif moderne se définit lui-même habituellement comme un régime fondé sur l'opinion publique. Cependant l'opinion publique, loin d'être une notion ubiquiste et intemporelle, est un concept ancré dans le temps et l'espace, dont l'affleurement dans le discours politique coïncide avec la phase ultime de l'Ancien Régime et l'aube du libéralisme dans le monde occidental. Les essais réunis dans ce volume éclairent, sous différents angles, les origines et les premières étapes d'un concept qui, après s'être développé rapidement des deux côtés de l'Atlantique, est arrivé jusqu'à nous à travers un processus de resémantisation long et compliqué. De la lecture de ce livre se dégage une vision complexe dans laquelle, en fonction des contextes, des idéologies, des théoriciens et acteurs historiques différents, l'opinion publique - réalité ou concept, agent sociologique ou instrument rhétorique - a pu jouer des rôles très divers comme instance de légitimation politique.
Nombre de pages
360
Date de parution
02/10/2004
Poids
642g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747571593
Titre
L'avènement de l'opinion publique. Europe et Amérique, XVIIIe-XIXe siècles
ISBN
2747571599
Auteur
Chassin Joëlle ; Fernandez-Sebastian Javier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
642
Date de parution
20041002
Nombre de pages
360,00 €
Disponibilité
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Peut-on réduire la Bolivie à une image d'indigène impassible au vêtement multicolore sur fond de montagne andine ou de lac Titicaca et de musique folklorique ? A un étalage de feuilles de coca ou de patates incroyablement variées ? A l'image d'un Président Indien ? Certainement pas. Cet ouvrage propose un panorama interdisciplinaire de ce pays méconnu d'Amérique du Sud. Riche de nombreux documents, fiches et analyses, ce livre offre les éléments essentiels Pour comprendre la Bolivie d'Evo Morales.
Chassin Joëlle ; Uribe Carreno enrique ; Morenas A
Péruviens. Désormais le Congrès Souverain est installé et le peuple assume de nouveau le pouvoir suprême partout". San Martín - 20 septembre 1822. Le "Protecteur" s'est retiré et le Pérou indépendant depuis un an se tourne vers un avenir où élections et lois institueront la république et la démocratie. Mais les XIXe et XXe siècles péruviens l'ont montré, la voie est difficile et les errements nombreux... La recherche de cohésion sociale, la soif de citoyenneté, d'appartenance à une communauté nationale font de la société péruvienne un laboratoire pour comprendre les dynamiques qui construisent la démocratie et celles qui la sapent. A l'heure où même les nations les mieux nanties semblent connaître une "fatigue démocratique" , ce livre s'adresse à tous ceux qui s'interrogent sur l'évolution de la démocratie en Amérique latine et dans le monde, et sur ce qu'être "citoyen" veut dire
En 2002, Luis Inacio Lula da Silva, ouvrier " de gauche ", était élu Président du Brésil. " Lula " pouvait être, en Europe, érigé en symbole : symbole d'un homme de gauche accédant au pouvoir au Brésil ; symbole de l'ascension politique pour un homme du Nordeste, ouvrier et opposant déclaré aux gouvernements militaires ; symbole de la réussite d'une famille modeste dans un des pays les plus inégalitaires du monde... Quel premier bilan peut-on tirer de son gouvernement ? Au-delà de la rhétorique, quels ont été ses choix politiques, économiques, sociaux, culturels ? Quelles sont les réformes en cours ? Ce livre réunit des auteurs de nationalités différentes, Brésiliens et Européens pour l'essentiel, de spécialités et de sensibilités diverses, observateurs " détachés " ou militants engagés. L'idée est de permettre au lecteur de construire sa représentation de la réalité d'un des plus grands pays du monde au moment où celui-ci met en œuvre une alternance politique inédite. Cet ouvrage a une ambition : fournir à la réflexion individuelle un matériau de qualité, à plusieurs voix non nécessairement concordantes. Il souhaite participer à une information sérieuse, pluridisciplinaire, ni stéréotypée ni doctrinaire, sur l'Amérique latine.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...