LA MALADIE D'IDEALITE. Essai psychanalytique sur l'idéal du moi
Chasseguet-Smirgel Janine
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782738487018
Ce livre est la seconde édition de L'Idéal du Moi - Essai sur la maladie d'idéalité. Publié pour la première fois en 1973, il a été traduit en plusieurs langues. Janine Chasseguet-Smirgel tente de cerner l'Idéal du Moi, concept fascinant, mais mal défini. Son étude la conduit à repenser la condition humaine, en tant que recherche sur deux modes essentiels de la complétude narcissique perdue. L'un " pousse l'homme en avant, toujours en avant " (Goethe), l'autre le tire en arrière, vers ses origines, et produit " la maladie d'idéalité " (Mallarmé). Les conceptions de l'auteur impliquent une réévaluation du désir d'inceste, qui ne se réduit pas à une simple recherche de satisfaction sexuelle. La maladie d'idéalité est essentiellement étudiée à travers la perversion, les phénomènes de groupe, certaines formes de l'état amoureux, l'esthétisme et l'anéantissement de l'instance morale au profit de la mégalomanie. Des exemples cliniques, mais aussi des films, des œuvres d'art ou des faits politiques illustrent le propos.
Nombre de pages
221
Date de parution
03/05/2000
Poids
412g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738487018
Titre
LA MALADIE D'IDEALITE. Essai psychanalytique sur l'idéal du moi
ISBN
2738487017
Auteur
Chasseguet-Smirgel Janine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
412
Date de parution
20000503
Nombre de pages
221,00 €
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Le divorce du corps et de l'esprit est-il caractéristique de la pensée d'aujourd'hui? Une révolte contre l'ordre biologique semble infiltrer sourdement la conception que nous avons du monde. Les auteurs d'attentats suicides semblent rejoindre la fascination pour la destruction d'écrivains comme Mishima, Pasolini ou Foucault. Se libérer du corps pour rétablir une union mystique? entre l'âme et le cosmos, affirmer la toute-puissance de l'esprit serait le dénominateur commun de conduites que la pensée actuelle semble admettre tout uniment. La misogynie nouvelle, qui, au nom du féminisme, répudie la maternité, participe-t-elle en quelque point de ces mouvements...Ce livre, né du regard d'un psychanalyste femme et non-médecin (diplômée, entre autres, de l'Institut d'études politiques de Paris) sur notre société, constitue une analyse sans concession ni compromis de mécanismes, aussi étranges que violents, qui surgissent dans le monde contemporain.
L'ouvrage est constitué de huit articles. Le premier date de 1975 et contient le fil conducteur qui permet de relier ceux écrits après 1984. Il porte sur la question de la théorie freudienne de la féminité. J. Chasseguet-Smirgel en montre les contradictions et en fait la critique, qui porte sur ce qu'elle appelle « la théorie du monisme sexuel phallique » : contrairement à ce qu'affirme Freud, il y a avant la puberté une connaissance de l'existence du vagin, mais celle-ci est refoulée dans un but défensif. La deuxième partie développe l'hypothèse centrale d'« une matrice archaïque du complexe d'oedipe » et l'auteure étudie la pensée utopique pour y déceler la présence de ce fantasme. La troisième partie consiste en des essais de psychanalyse appliquée. L'ensemble de l'ouvrage présente une tentative convaincante pour éclairer la question de l'image de la mère et de la femme, tant au point de vue collectif qu'au point de vue individuel.
Béla Grunberger, psychanalyste français d'origine hongroise, est né en 1903. Il a traversé le siècle, pleinement engagé dans ses tumultes. Il a sans doute été le premier après la guerre à revisiter le narcissisme. Son œuvre se donne à lire dans deux importants volumes, Le Narcissisme (Payot) et Narcisse et Anubis (Des femmes). Béla Grunberger est parti du rôle moteur du narcissisme dans la situation analytique. Il s'est, en effet, attaché à montrer la face lumineuse de Narcisse, à l'origine des accomplissements les plus élevés de l'homme, mais aussi sa face sombre, soufflant le vent de la haine et de la destruction. A partir du narcissisme, il a proposé deux modèles de fonctionnement psychique représentés l'un par le Christianisme, l'autre par le Judaïsme. Son livre écrit avec Pierre Dessuant Narcissisme, Christianisme, Antisémitisme (Actes Sud) fait date. Réunis à l'initiative du poète Alain Suied, quatre psychanalystes français, J. Chasseguet-Smirgel, P Dessuant, A. Ksensée et P. Lévine-Nordmann, et la psychanalyste américaine M. Oliner parlent ici, avec lui, de Béla Grunberger.
La théorie de la perversion, qui est proposée ici, reste fidèle à la pensée de Freud, tout en échappant aux schémas psychanalytiques classiques. Elle est en même temps réflexion sur la condition humaine. Au travers des déviations - pittoresques ou banales - de la conduite sexuelle s'exprime une dimension essentielle, une tentation permanente de l'esprit : le désir de s'évader des limites que le réel impose, et de faire advenir «l'impossible» (que ce soit sous la forme de l'orgie, de l'inceste, de la confusion des sexes ou des générations). Il s'agit de détrôner Dieu le Père, d'opérer une transmutation du monde. Gouvernée par l'hybris, la démesure, l'entreprise perverse implique une réécriture de la Bible, au moyen d'une démarche régrédiente. Sade, Wilde, Bellmer viennent, entre autres, illustrer le propos de l'auteur qui avance une hypothèse sur la nature des liens que la perversion entretient avec l'esthétique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...