Les sciences participatives au secours de la biodiversité. Une approche sociologique
Charvolin Florian ; Julliard Romain
ULM
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EAN :9782728806591
La nature observée par les sciences participatives est avant tout une nature ordinaire, celle des hirondelles et des moineaux, celle des patelles et des euphorbes réveil matin, et c'est certainement par les sciences participatives que l'on peut suivre, par exemple, la décroissance de la population des hirondelles des fenêtres. Alors que la confiance de l'opinion dans les sciences s'érode, les sciences participatives pour la biodiversité bénéficient au contraire d'une popularité accrue, notamment en France. Ces pratiques d'observation et de signalement d'éléments naturels à des référents scientifiques sont réalisées, en se conformant à un protocole plus ou moins strict, par des personnes qui n'en font pas une activité professionnelle (environ 53 000 en France en 2017). Quelles sont les vertus de ces pratiques citoyennes qui font collaborer sciences et société ? Qui sont les contributeurs ? Comment l'évolution des nouvelles technologies de l'information modifie-t-elle la façon d'être amateur de nature ? En quoi le loisir peut-il servir la connaissance, en associant robustesse des données et engouement du promeneur ? La sociologie s'interroge sur la réussite des sciences participatives malgré les dissymétries persistantes dans les modes de recrutement de leurs contributeurs. L'auteur présente ici une série de thèses personnelles concernant les acteurs, les dispositifs et les techniques en ?uvre, afin d'orienter le lecteur dans le foisonnement des initiatives actuelles.
Nombre de pages
76
Date de parution
08/11/2019
Poids
100g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782728806591
Titre
Les sciences participatives au secours de la biodiversité. Une approche sociologique
Auteur
Charvolin Florian ; Julliard Romain
Editeur
ULM
Largeur
141
Poids
100
Date de parution
20191108
Nombre de pages
76,00 €
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En France, la question de l'environnement occupe une place paradoxale : désormais très présente dans le débat public, elle reste le parent pauvre de l'action politique, marquée notamment par la faiblesse du ministère qui en est chargé. Pour comprendre ce paradoxe, Florian Charvolin a choisi d'aller aux sources, à savoir le processus oublié qui a conduit, en 1971, à la création du premier ministère de la Protection de la nature et de l'Environnement français. En s'appuyant sur un méticuleux et passionnant travail de décryptage des archives, il met au jour les logiques des acteurs de l'époque. Débrouillant les fils multiples qui tissent le travail collectif d'écriture du document administratif, il montre comment, derrière son apparence de neutralité, se cachent sa dimension humaine et tous les enjeux qui y sont associés. Et il révèle ainsi pourquoi c'est une certaine vision de l'environnement, largement imposée " par en haut ", qui a pu voir le jour dans toute son ambiguïté. Une vision toujours présente aujourd'hui... Ce livre offre à la fois une étude de cas particulièrement éclairante sur les mécanismes de la décision publique (utile à ce titre aux étudiants en sciences politiques), et des clés indispensables pour surmonter les obstacles à une meilleure prise en charge collective de l'action pour la préservation de notre environnement.
Cet ouvrage, associant un historien, un sociologue, un politiste et un géographe, étudie les causes de la pollution de l'air depuis le XIXe siècle avec l'industrialisation, le progrès scientifique et l'évolution de l'appareillage technique dans les années 1950. Les auteurs mènent l'enquête sur la prise de conscience progressive des citoyens à travers leurs actions locales, les plaintes, etc.
Que font les pollutions à ceux qui habitent à proximité de leurs zones d'émission ? La cohabitation forcée avec des résidus chimiques, potentiellement toxiques, est vectrice de contraintes fortes et de troubles, mais elle n'empêche pas l'attachement aux territoires concernés. Cette cohabitation favorise d'ailleurs le déploiement de tactiques pour vivre avec le danger, forgées par les riverains à partir de leurs perceptions et savoirs expérentiels... Grâce à une série d'enquêtes inédites menées à la fois en France, par exemple dans le golfe de Fos, mais aussi en Espagne et au Portugal, l'auteure analyse les expériences quotidiennes des personnes qui vivent à proximité d'usines polluantes. Elle s'intéresse aux conséquences sociales et écologiques de la contamination chronique et aux changements de pratiques censés les contenir. Elle identifie aussi des pistes de récupération collective, arguant que l'hybridation des savoirs experts et profanes, via des expérimentations de métrologie participative, pourraient permettre de définir des méthodes de régulation des risques environnementaux et sanitaires plus précautionneuses.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.