Que font les pollutions à ceux qui habitent à proximité de leurs zones d'émission ? La cohabitation forcée avec des résidus chimiques, potentiellement toxiques, est vectrice de contraintes fortes et de troubles, mais elle n'empêche pas l'attachement aux territoires concernés. Cette cohabitation favorise d'ailleurs le déploiement de tactiques pour vivre avec le danger, forgées par les riverains à partir de leurs perceptions et savoirs expérentiels... Grâce à une série d'enquêtes inédites menées à la fois en France, par exemple dans le golfe de Fos, mais aussi en Espagne et au Portugal, l'auteure analyse les expériences quotidiennes des personnes qui vivent à proximité d'usines polluantes. Elle s'intéresse aux conséquences sociales et écologiques de la contamination chronique et aux changements de pratiques censés les contenir. Elle identifie aussi des pistes de récupération collective, arguant que l'hybridation des savoirs experts et profanes, via des expérimentations de métrologie participative, pourraient permettre de définir des méthodes de régulation des risques environnementaux et sanitaires plus précautionneuses.
Nombre de pages
268
Date de parution
16/02/2023
Poids
601g
Largeur
160mm
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EAN
9782356718822
Titre
Habiter la pollution industrielle. Expériences et métrologies citoyennes de la contamination
Ce numéro spécial évoque les conséquences environnementales de l'industrialisation du territoire de Fos / l'étang de Berre. Au-delà du constat de la catastrophe, il met en lumière des initiatives engagées pour y endiguer les dégâts du productivisme. Les espaces littoraux situés entre le grand Rhône et l'étang de Berre ont fait l'objet de projets d'industrialisation successifs qui frappent par leur démesure. Le golfe de Fos a été dédié à la pétrochimie, la métallurgie et au traitement des déchets. L'étang de Berre, affecté par des pollutions aux hydrocarbures, a été sacrifié sur l'autel de la production hydroélectrique. Les effets environnementaux ont été immédiats et se font encore sentir. Ce numéro spécial documente la catastrophe qui se joue sur ce territoire en même temps qu'il présente certaines pistes pour en sortir.
Rigliano Paolo ; Graglia Margherita ; Guzzi Silvia
Alors que les personnes gays et lesbiennes sortent peu à peu de l'invisibilité, les psychologues, les psychiatres et les psychothérapeutes gardent le silence. Face au déclin des lieux communs, des préjudices et de l'ostracisme social envers les homosexuels, la réflexion théorique et clinique fait piètre figure, la recherche est pauvre et le dialogue scientifique, absent. La réalité aurait-elle changé avant que l'on ne trouve les mots pour la décrire ? À cause d'une incapacité à aborder ses multiples facettes et, pire, une incapacité à la comprendre ? Cet ouvrage entend rompre le silence et surtout contribuer à combler un vide de réflexion. Les auteurs se basent sur les différentes approches psychothérapeutiques à l'homosexualité - de la psychanalyse au cognitivisme et à la thérapie systémique-relationnelle - pour tenter de définir des systèmes interprétatifs capables de stimuler une nouvelle réflexion sur la relation thérapeutique. Ils s'intéressent aux problématiques spécifiques et concretes, comme la décodification de la demande de " guérir " de l'homosexualité, et examinent les questions que les nouvelles conditions sociales des couples et des familles gays et lesbiennes soulèvent.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.