?La façon proprement humaine de triompher de la mort n'est pas de pérenniser un empire ni de créer une descendance. Elle est d'apprivoiser le fameux "bâton de sorcier" du Néant pour parvenir, comme lui, à faire advenir du lien dans la discontinuité et de la communication dans l'opposition, face au surgissement totalement imprévu des appariements contradictoires du Réel.?" Cet essai philosophique interroge ce qui est central dans l'expérience humaine, à savoir le rapport au désordre, à la perte, à l'abandon, à la mort : lorsque l'Homme invente le théâtre, la danse, la musique, la peinture, la littérature et la philosophie, donc la culture, c'est une réponse à cette déstabilisation première qui est l'expérience métaphysique de la rencontre avec le Néant. C'est en relation avec ce que l'auteure nomme le principe excavateur – qui provoque en créant et qui crée en provoquant – que l'homme peut prendre toute sa place dans le processus inachevé de l'Evolution. Ce texte densément documenté livre avec pédagogie une réflexion sur des thèmes aussi variés que le temps, Dieu, l'Esprit, l'humanité, l'intelligence, la communication, la sexualité ou encore la sociabilité. Après des études de philosophie, Marie Charles-Dominique a été formatrice auprès de personnes défavorisées dans des structures associatives et membre d'un groupe de recherche autour de la pédagogie Gattegno. Depuis une quinzaine d'années, elle exerce comme conseillère à Pôle Emploi. Cet essai est le fruit mûr de son expérience de vie.
Nombre de pages
290
Date de parution
30/03/2022
Poids
419g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782823134773
Titre
Les enfants du néant
Auteur
Charles-dominique Marie
Editeur
PERSEE
Largeur
156
Poids
419
Date de parution
20220330
Nombre de pages
290,00 €
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Charles-dominique Marie ; L'écharpe D'iris les édi
Dans le recueil Etre un poisson de Marie Charles-Dominique, plusieurs récits ou courtes nouvelles explorent les liens parfois étranges, parfois saugrenus, qui révèlent le tissu du monde, en perpétuelle évolution. Ils témoignent du déséquilibre de notre époque (la guerre, le changement climatique, le terrorisme, la montée des extrémismes) et explorent les interstices du Réel où apparaissent de nouvelles floraisons. L'un des récits, L'escalier, met en scène Muriel, aux prises avec des événements déroutants qui vont la mettre au défi de gravir un escalier mystérieux. D'autres histoires mettent en lumière les expériences de personnages confrontés à des événements tragiques, des enjeux sociaux, des phénomènes inexplicables et la quête de sens dans un monde inachevé. Le ton oscille entre une atmosphère angoissante et l'espoir de la sérénité qui advient de façon inattendue, au coeur des expériences mêmes.
DossierLa première épître de Pierre : Soyez toujours prêts à défendre votre espérance ! L'épître est mal connue, mais son thème principal demeure très actuel. Les chrétiens auxquels elle s'adresse aujourd'hui comme hier sont encouragés à montrer leur espérance.Et ceci, alors même qu'ils vivent dans un monde qui paraît hostile. L'auteur - anonyme, il se cache sous le nom de l'apôtre Pierre - invite à retourner vers les engagements du baptême et à renforcer les liens de fraternité dans la communauté.Le Christ, qui s'en est remis au Père lors de la Passion, est un modèle, qui oserait le nier ? Eh bien, les chrétiens ne doivent pas se lasser de « faire le bien », quoi qu'il puisse leur en coûter !Auteur : Dominique Charles, o.p.
La pratique musicale des ménétriers, depuis son apparition au XIVe siècle, constitue un trait marquant de l'histoire de la musique instrumentale française. Durant au moins quatre siècles, elle va se trouver au c'ur de tous les rituels sociaux, urbains comme ruraux. Elle va même s'organiser à l'échelon du royaume et se placer sous l'autorité d'un personnage hors du commun, le Roi des ménétriers.La musique ménétrière ? quantitativement majoritaire ? est certainement la musique la plus publique, la plus fréquemment jouée. Pourtant, elle demeure l'une des faces la mieux cachée de la vie musicale française. Serait-ce à cause de son oralité, de son anonymat, du genre « mineur » que sont censées représenter la musique de danse et la musique cérémonielle ...Au moyen d'une investigation minutieuse, l'auteur restitue ici la première synthèse de cette histoire méconnue, sans négliger aucun de ses aspects : juridique, économique, social, artistique. Une histoire mouvementée, qui n'est ni linéaire, ni constante. Bâtie, en effet, sur les ruines de la jonglerie, elle construit ses propres bases au XIVe siècle, se développe pour atteindre son apogée au milieu du XVIIe siècle et sa ruralisation au siècle suivant.Au-delà de la reconstitution, l'auteur se penche sur les origines de cette régression. Symbolique instrumentale, symbolique de la danse, oralité face à l'académisme des XVIIe et XVIIIe siècles, marque d'une identité consulaire ? et donc communale ? combattue par une centralisation accrue dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, incompatibilité avec l'esthétique et la philosophie révolutionnaires de 1789 : cet ouvrage se propose de démontrer en quoi l'élimination de la musique ménétrière de l'espace urbain français, loin d'être une fatalité historique, est révélatrice de notre histoire culturelle et politique.
Totalement pionnier, ce colloque rassemblant musicologues, historiens, ethnologues, tente de réfléchir à l'éthnomusicologie de la France, aujourd'hui totalement multiculturelle et urbaine, à son héritage scientifique et intellectuel, mais aussi à l'évolution moderne des problématiques et méthodes de recherches sur le terrain. La "France" s'est élargie à un large espace francophone totalement multiculturel incluant territoires d'outre-mer et anciennes colonies. Le concept de "musiques et danses traditionnelles" a connu une évolution fulgurante.
Peut-on fuir son passé ou est-on condamné à le revivre éternellement ? Protagoniste à deux visages, de lumière et d'ombre, Guillaume Hanin est un réalisateur de films à succès alors que Yohann Guillemin, lui, est rongé par une vie privée chaotique aux souvenirs perdus. De Londres à Paris en passant par l'Arizona, son parcours est marqué de rêves, éveillés ou non, découvrant peu à peu les failles enfouies de son passé. Entre la promotion de son film et ses cauchemars récurrents, Yohann doit affronter des vérités dérangeantes sur sa famille et son propre inconscient. Et plus il replonge dans son enfance oubliée, plus il s'éloigne de sa vie publique. S'il réussit, ce sera comme une renaissance. Comme revenir au monde. Au fil de dialogues introspectifs et de scènes chargées d'émotion, le lecteur est invité à explorer les thèmes de la mémoire, de l'identité et des relations familiales. Méditation sur la faculté de l'art à guérir, l'écriture est utilisée ici comme un remède. Ce récit résonnera avec toute personne confrontée à ses propres fantômes intérieurs et à la recherche de la rédemption.
S'appuyant sur la philosophie de la loi de la réincarnation, l'auteur nous fait voyager dans trois périodes de vie. Il s'inspire d'abord de la biographie d'Antoine de Saint-Exupéry : depuis les années 40 jusqu'à sa disparition en mer Méditerranée, en passant par les instants d'écriture du Petit Prince. L'attachement exceptionnel entre Antoine et le petit personnage se comprend dans une existence antérieure, vécue en Touraine sous la Révolution française. Leur aventure nous fera comprendre l'amour et l'amitié fraternelle confondus dans le destin tragique de deux frères pendant la terreur. Leur retour sur Terre se fera alors avec serments et promesses pour pouvoir concrétiser leur action en faveur d'un monde meilleur.
C'est l'histoire d'un homme, autrefois marxiste et ensuite catholique, qui choisit de se convertir au polythéisme gréco-romain. Le propos est-il à prendre au sérieux ou s'agit-il d'un canular destiné à nous égarer ? L'auteur brouille les pistes entre souvenirs personnels, informations historiques et considérations théologico-philosophiques. Ce sera au lecteur de trancher. A lui de décider de prendre au sérieux ou non les prières parfois touchantes, les invectives coléreuses ou les badinages insignifiants que l'auteur adresse à la mystérieuse Minerve. A lui de conclure s'il a affaire à un doux cinglé, à un vrai polythéiste de notre temps ou à un aimable plaisantin. Peu importe le ton, cette conversion nous invite à nous interroger sur la nature et les mythes fondateurs des religions. Né en 1953 à Bruxelles, Paul Simelon est docteur en philosophie et lettres et professeur retraité d'histoire et de latin. Il nous livre ici un ouvrage savoureux au genre indéfinissable et aux consonances atypiques.
Résumé : Mitiku Belachew, né en Ethiopie, a été berger de haute montagne jusqu'à l'âge de 12 ans. Il est devenu un chirurgien de renommée internationale. Ce livre est le récit de son parcours atypique. " C'est un récit à la fois anthropologique, mais aussi une fenêtre ouverte sur la Tradition africaine : il y expose notamment les différentes étapes initiatiques que sont la naissance, le baptême, la mort, avec un accent particulier sur la culture. Son livre est essentiellement un ouvrage sur l'accomplissement personnel, un récit initiatique. Son récit se termine symboliquement par l'ascension du Kilimandjaro à l'âge de 67 ans ". (Olivier Parks). " Quoi de plus original que ce parcours, depuis la vie de berger en Ethiopie, loin de l'école mais si près de la nature, des animaux et des gens, jusqu'à cette "explosion intellectuelle", d'abord dans les études, ensuite dans le travail par son invention de la technique de pose d'un anneau par laparoscopie. C'est peu banal, et très peu courant ! De plus, cette double appartenance à deux cultures si différentes permet à l'auteur de se construire une philosophie de vie très lucide et en même temps très active ". (André Dugaillez).