Charle Christophe ; Wasinski Christophe ; Bigo Did
L'HARMATTAN
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EAN :9782296120839
Ce numéro " varia " de Culture et conflits rassemble des articles qui nous ont été envoyés séparément. Le texte de Christophe Charle s'attache à discuter la distinction interne/externe dans l'histoire du monde britannique. Pour ce faire, il a élaboré la notion de société impériale qui lui permet de repenser, dans une perspective constructiviste et polémiste, les notions d'Empire, de culture impériale, de stratégie de domination, et d' " identité britannique " (britishness). Les deux articles suivants se penchent sur le fait militaire dans des perspectives très différentes. Dans le premier, Christophe Wasinski, en s'appuyant sur les apports de la sociologie pragmatique et de l'anthropologie des sciences, se propose d'interroger la formation d'un régime d'expertise stratégique qui a contribué à faire de la guerre moderne une pratique sociale jugée techniquement faisable et, partant, légitime pour les militaires. Delphine Resteigne et Joseph Soeters s'attachent, quant à eux, à montrer combien les organisations militaires sont occupées à suivre la même voie d'internationalisation qui a touché les entreprises privées au cours des années 1990. A partir d'une approche pragmatique et différenciée de la culture militaire et d'une enquête empirique in situ, ils analysent différentes stratégies de coopération entre militaires étrangers. Dans la rubrique " Regards sur l'entre-deux " est présentée une interview que Didier Bigo a réalisée auprès de Landon Mackenzie, artiste peintre canadienne qui revient sur le rôle des représentations cartographiques dans son travail. Enfin, les chroniques bibliographiques de Xavier Crettiez et Cécvile Jouhanneau recensent des ouvrages consacrés, respectivement, à l'ETA et aux processus de sorties de guerre.
Nombre de pages
110
Date de parution
08/09/2010
Poids
195g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296120839
Titre
Cultures & conflits N° 77, Printemps 2010 : Varia
Auteur
Charle Christophe ; Wasinski Christophe ; Bigo Did
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
195
Date de parution
20100908
Nombre de pages
110,00 €
Disponibilité
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Entre les administrateurs d'Ancien Régime et les technocrates contemporains, voici les hauts fonctionnaires du XIXe siècle. Préfets et diplomates, directeurs généraux, hauts magistrats, membres des grands corps de l'Etat, ils assurent la continuité avec l'ordre ancien en même temps qu'ils incarnent les valeurs nouvelles : le mérite, la compétence, la technique. Portrait d'un groupe social en expansion, mais aussi moment essentiel de notre histoire : car, intellectuels et hommes d'action, ces hommes-orchestres ont su très tôt choisir, contre les apparences éphémères, la réalité du pouvoir et devenir, lieu de passage obligé, le carrefour de la classe dirigeante.
Une synthèse sur la société française de la fin du premier Empire à la Première Guerre mondiale, ses inégalités, mais aussi ses modes de démocratisation
Le XIXe siècle fut le moment d'affirmation et de construction d'une véritable Europe des cultures où romans, opéras, pièces, musiques, idées nouvelles ont circulé comme jamais auparavant. La dérégulation culturelle fonde cette dynamique contradictoire où se rencontrent les forces du marché, les aspirations à la liberté créatrice, les volontés d'émancipation par l'accès aux pratiques culturelles, l'émulation entre anciennes et jeunes nations. Christophe Charle propose ici une relecture originale des cultures nées dans une Europe qui exporte dans le monde entier livres, musiques, opéras, oeuvres d'art, modes de vie et innovations techniques. Les frontières politiques et religieuses s'ouvrent, les censures s'atténuent, les héritages académiques laissent enfin place aux innovations et aux transgressions entre les genres, les arts, les pratiques et les publics. Synthèse de très nombreux travaux dans plusieurs langues et d'enquêtes originales issues de trois décennies de recherches personnelles et collectives de l'auteur, ce livre restitue la modernité sociale et symbolique d'un moment capital de notre patrimoine culturel.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...