Capitales européennes et rayonnement culturel. XVIIIe-XXe siècle
Charle Christophe
ULM
14,20 €
Epuisé
EAN :9782728803118
Les études ici présentées explorent des questions jamais vraiment posées en histoire culturelle ou en histoire urbaine : Quel est le fondement du rayonnement culturel d'une capitale ? Pourquoi se renforce-t-il ou s'affaiblit-il ? Comment les nombreuses activités culturelles interagissent-elles pour attirer de nouveaux publics, de nouveaux acteurs ? À travers l'examen comparé de secteurs très divers de la vie culturelle (le théâtre, le musée, la mode, les concours artistiques, les événements sportifs, les célébrations religieuses ou " touristiques ") de plusieurs capitales (Paris, Rome, Londres, Weimar, Chicago...) sur une période importante, cet ouvrage propose à la fois des mises au point érudites et des programmes d'enquête à poursuivre. Les réussites ou les échecs de transferts de modèles culturels mettent en lumière les polarisations de longue durée des espaces nationaux et des champs de production culturelle en Europe, les rivalités entre villes et les captations d'héritage. Ainsi prend forme un autre regard historique sur les capitales culturelles, préservé du double défaut de la célébration naïve et de l'inventaire glacé.
Nombre de pages
186
Date de parution
20/09/2004
Poids
312g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782728803118
Titre
Capitales européennes et rayonnement culturel. XVIIIe-XXe siècle
Auteur
Charle Christophe
Editeur
ULM
Largeur
160
Poids
312
Date de parution
20040920
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186,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre les administrateurs d'Ancien Régime et les technocrates contemporains, voici les hauts fonctionnaires du XIXe siècle. Préfets et diplomates, directeurs généraux, hauts magistrats, membres des grands corps de l'Etat, ils assurent la continuité avec l'ordre ancien en même temps qu'ils incarnent les valeurs nouvelles : le mérite, la compétence, la technique. Portrait d'un groupe social en expansion, mais aussi moment essentiel de notre histoire : car, intellectuels et hommes d'action, ces hommes-orchestres ont su très tôt choisir, contre les apparences éphémères, la réalité du pouvoir et devenir, lieu de passage obligé, le carrefour de la classe dirigeante.
Une synthèse sur la société française de la fin du premier Empire à la Première Guerre mondiale, ses inégalités, mais aussi ses modes de démocratisation
Le XIXe siècle fut le moment d'affirmation et de construction d'une véritable Europe des cultures où romans, opéras, pièces, musiques, idées nouvelles ont circulé comme jamais auparavant. La dérégulation culturelle fonde cette dynamique contradictoire où se rencontrent les forces du marché, les aspirations à la liberté créatrice, les volontés d'émancipation par l'accès aux pratiques culturelles, l'émulation entre anciennes et jeunes nations. Christophe Charle propose ici une relecture originale des cultures nées dans une Europe qui exporte dans le monde entier livres, musiques, opéras, oeuvres d'art, modes de vie et innovations techniques. Les frontières politiques et religieuses s'ouvrent, les censures s'atténuent, les héritages académiques laissent enfin place aux innovations et aux transgressions entre les genres, les arts, les pratiques et les publics. Synthèse de très nombreux travaux dans plusieurs langues et d'enquêtes originales issues de trois décennies de recherches personnelles et collectives de l'auteur, ce livre restitue la modernité sociale et symbolique d'un moment capital de notre patrimoine culturel.
Pourquoi « Littérature et Photographie » ... La photographie est une donnée traversière des discours contemporains ? théorie, critique, littérature ou philosophie. Son PH (neutre, si l'on veut) arbore les mêmes initiales que celles qui balisent la modernité : phantasmes, phénoménologie. Traversière, la photographie est ce qui prend par le travers concepts et discours, met en crise la pensée, appelle les chemins qui ne mènent nulle part, les jardins aux sentiers qui bifurquent. Les textes rassemblés ici, issus de deux années de séminaire à l'École normale supérieure, dans le cadre de l'Aleph (atelier littérature et photographie) ont pour point de rencontre une logique paradoxale développée en termes photographiques, qui mettent en cause l'évidence et l'idée reçue, appellent le hors-texte et le hors-sujet. Une lecture des bords entre en jeu, via des textes fondamentaux comme la Petite Histoire de la photographie de Walter Benjamin, ou des auteurs aussi divers que Jules Husson dit Champfleury, Charles Dickens, Hervé Guibert, Bruce Chatwin, Vladimir Nabokov, écrivains-photographes ou crypto-photographes, soumis ici à diverses lectures claires. La clarté de la chambre photographique est ce qui tient la photographie à distance de tout « pathos », de toute spectrographie mortifère, à laquelle il faut opposer un gai savoir de l'image. Contre l'histoire de la photographie, souveraine, est ici avancée une photographie de l'histoire, ou l'histoire comme photographie ; contre l'écriture comme donnée linéaire, relevant de la trace et du temps, une écriture comme donnée spatiale, espacement, lieu de l'entre. Ces Jardins d'hiver à plusieurs mains (chercheurs, élèves, photographes) appellent par leur titre l'invisible « Photographie du Jardin d'Hiver » de La Chambre claire de Roland Barthes, texte fondateur qui donne ici lieu à un phénomène de spectrographie claire : une signature, celle de Jacques Derrida, traverse et habite joyeusement la chambre photographique, inversant le déjà en son image positive, J. D., comme Jardin D'hiver.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.