L'adolescence est devenue, au Bénin comme dans tous les pays d'Afrique sub-saharienne, une question de société. Ce livre, première grande synthèse sociodémographique sur ce sujet au Bénin, est fondé sur des analyses originales des données de l'enquête nationale réalisée par l'Institut National de la Statistique et de l'Analyse Economique en collaboration avec la représentation de l'UNICEF. Trois grands thèmes sont traités. 1 - Le vécu de l'adolescence : accès à la globalisation ; bien-être subjectif ; VIH/SIDA et sexualité ; tabagisme et consommation d'alcool ; discipline des enfants et violences conjugales. 2 - Le début de la vie féconde : mariages des enfants ; grossesses précoces ; soins prénatals ; poids à la naissance et allaitement. 3 - L'adolescence et la préparation du dividende démographique : fécondité et contraception ; soins postnatals et vaccination des enfants ; apprentissages préscolaires ; éducation et genre ; vulnérabilité sanitaire des ménages (eau et assainissement). La richesse des analyses et la rigueur méthodologique n'excluent pas une grande clarté, ce qui rend ce livre accessible aussi bien aux spécialistes qu'aux non spécialistes intéressés par cette question cruciale pour l'avenir du Bénin et de l'Afrique.
Nombre de pages
234
Date de parution
19/07/2018
Poids
264g
Largeur
155mm
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EAN
9782343154039
Titre
L'adolescence au Bénin
Auteur
Charbit Yves
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
264
Date de parution
20180719
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
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La question de la population mondiale est le plus souvent présentée de manière alarmiste. Comment nourrir des effectifs de plus en plus nombreux, alors que les possibilités d'extension des ressources agricoles ne sont pas infinies ? Comment ne pas craindre un épuisement des ressources naturelles énergétiques ? Ce livre défend une position opposée, plus modeste, mais bien plus heuristique : il s'attache à contextualiser les faits démographiques. L'introduction rappelle le débat sur la "bombe démographique" et fournit les indispensables données de cadrage à l'échelon planétaire. L'histoire des populations met en évidence un facteur majeur, la violence proprement politique, qui est absente des écrits des spécialistes (chapitre 1). Les explications traditionnelles de la mortalité dans les pays en développement ne sont plus acceptables (chapitre 2). La baisse de la fécondité, désormais acquise, se révèle bien plus complexe qu'on ne l'a longtemps cru (chapitre 3). Enfin, la population est-elle responsable du sous-développement ? Sommes-nous face à une bombe démographique ou à une explosion de la pauvreté (chapitre 4) ...
Une synthèse magistrale et originaleDepuis Platon, philosophes, penseurs politiques, juristes, économistes et plus récemment démographes ont discuté sans discontinuer de la population. Débats et querelles ont été vifs particulièrement depuis la fin du XVIIIe siècle et le sont encore de nos jours. Dans cette synthèse magistrale, qui associe interdisciplinarité, contextualisation et vigilance épistémologique, l'auteur dessine les quatre grandes étapes qui ont marqué l'histoire des idées sur la population. Les fondements classiques sont mis en lumière dans les chapitres consacrés à Platon, Jean Bodin, au courant mercantiliste français, à Quesnay et aux physiocrates. Sont ensuite abordés les débats qui ont animé le XIXe siècle dont les principaux protagonistes sont Malthus, Proudhon, Marx et les économistes français libéraux. Tous cherchaient à résoudre un vaste et urgent problème : réduire la pauvreté créée par la révolution industrielle. Au début du XXe siècle, l'ère de la démographie commence avec l'élaboration de la théorie de la transition démographique et plus tard de ses avatars, dont la théorie de la modernisation. Ce livre en dresse un bilan critique. L'ouverture aux autres sciences s'est d'ailleurs imposée durant la seconde moitié du XXe siècle, comme l'atteste la constitution de sous-disciplines indépendantes de la transition démographique (démographies historique, sociologique, économique, politique et anthropologique). La conclusion générale est réflexive : de Platon à aujourd'hui, quels sont les enjeux épistémologiques sous-jacents à la pensée sur la population ?
Des experts français et japonais, spécialistes des migrations internationales ou de la santé en Afrique subsaharienne, se sont réunis en 2014 à Osaka pour faire le bilan de leurs recherches. Ils y associent en particulier démographie, épidémiologie, anthropologie, géographie, droit et science politique. Si leurs recherches convergent, les spécificités des contextes mettent en évidence la nécessité de contextualiser les analyses des comportements des individus migrants.
Ce livre est le fruit de la collaboration entre l'Université de Djibouti et le Laboratoire Populations et Interdisciplinarité de l'Université Paris Descartes, devenu depuis le Centre Population et Développement (CEPED, UMR 196). Réalisé dans le cadre d'un projet du Fonds des Nations Unies pour la Population, il présente des recherches menées ces trois dernières années à Djibouti dans le domaine de la sociodémographie. Si les thèmes abordés sont centrés autour des questions de population, les approches sont variées : sociologiques mais aussi juridiques, anthropologiques et géographiques. Ce livre contribue à l'étude scientifique des évolutions récentes des comportements démographiques à Djibouti.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...