Depuis plusieurs années, Marie Chaix n'écrivait plus ; L'Eté du sureau est l'occasion pour elle de s'interroger sur cette crise prolongée. La mort de l'éditeur de son roman, Le fils de Marthe, deux mois après la sortie de ce livre, a certes été un traumatisme. Mais sa vie familiale a également été ébranlée par la séparation de sa fille Emilie avec son deuxième mari auquel Marie était extrêmement attachée, d'autant que cette séparation la renvoie à son propre divorce avec le père d'Emilie et d'Eléonore. Culpabilisée par sa conduite (c'est elle, Marie, qui a quitté son mari pour épouser Harry Matthews et le suivre aux USA, alors que ses filles étaient encore petites), elle remonte plus haut encore dans le temps, et revient sur la condamnation de son père pour collaboration. Ces souvenirs lointains (les visites à la prison, la maladie de sa mère, la mort de son père) font l'objet de passages très intenses. Si Marie Chaix est souvent dure avec elle-même, la vitalité l'emporte. Les courts chapitres, jalonnés de bribes de chansons, de poèmes, d'extraits de journaux intimes, s'enchaînent avec fluidité. Un livre émouvant et sincère sur la séparation conjugale et des bouleversements des familles recomposées. Marie Chaix est née en 1942. Les Lauriers du lac de Constance (Seuil, 1974) ont obtenu le Prix des Maisons de la Presse. Elle a ensuite publié Les Silences ou la vie d'une femme (1976), l'Age du Tendre (1979), le Salon des Anges (1982) , Juliette, chemin des Cerisiers (Grand Prix des lectrices de Elle, 1985), 21 avril à New York (1986), Barbara (1986), Le Fils de Marthe (1990). Elle vit entre Key West, New York et Paris.
Nombre de pages
175
Date de parution
07/01/2005
Poids
232g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020691734
Titre
L'été du sureau
ISBN
2020691736
Auteur
Chaix Marie
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
232
Date de parution
20050107
Nombre de pages
175,00 €
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Barbara : une voix, un piano, une silhouette, des légendes, une histoire d'amour entre une grande artiste et son public... Je ne suis qu'une femme qui chante , répétait-elle depuis les années soixante quand le succès enfin la distingua. Dis, quand reviendras-tu ? , Nantes , Göttingen , L'Aigle noir , inoubliables ritournelles, continuent de nous accompagner.. Une femme qui chanta sa vie, ses drames et ses joies, où chacun se retrouvait avec passion, femme de lumière et d'ombre, de violence et de douceur, femme de coeur et de révolte. Toujours présente dans notre mémoire, sa parole demeure vivante et bouleversante, dix ans après sa disparition à l'âge de soixante-sept ans.Marie Chaix fut l'assistante de Barbara de 1966 à 1970, puis se tourna vers l'écriture. Elle est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, depuis Les Lauriers du lac de Constance (Éd. du Seuil, 1974) jusqu'à L'Été du sureau (Éd. du Seuil, 2005).
Barbara: une voix, un piano, une silhouette, des légendes, une histoire d'amour entre une grande artiste et son public... "Je ne suis qu'une femme qui chante", répétait-elle depuis les années soixante quand le succès enfin la distingua. "Dis, quand reviendras-tu?", "Nantes", "Göttingen", "L'Aigle noir", inoubliables ritournelles, continuent de nous accompagner.Une femme qui chanta sa vie, ses drames et ses joies, où chacun se retrouvait avec passion, femme de lumière et d'ombre, de violence et de douceur, femme de c'ur et de révolte. Toujours présente dans notre mémoire, sa parole demeure vivante et bouleversante, dix ans après sa disparition à l'âge de soixante-sept ans.
L'âge du tendre est jalonné d'épreuves initiatiques, autant d'étapes à franchir pour conjuguer le verbe aimer : l'oeil du voyeur entre les feuilles, les orgues de la communion solennelle, les seins qui pointent, les trois gouttes de sang-géranium, les cris du père et ses larmes, une nuit ; le premier homme, mais aussi Noémi, "les femmes en noir ", les chagrins d'amour. L'âge du tendre m'a fait traverser les terres féminines et les terres masculines. J'ai appris qu'elles n'étaient pas ennemies. " Amo, amas, maman, namour, mourir, la ritournelle est toujours la même. "
D'autres enfants jouent au papa et à la maman. Moi, j'allais apporter un colis à mon mari l'ours en peluche, prisonnier derrière les barreaux de la chaise. Pour faire comme ma mère. Elle, l'épouse d'Albert B., bras droit de Doriot au PPF pendant la guerre... Albert, mon père, collabo, condamné à perpétuité à la Libération. Toi, passionné de l'antibolchevisme, éternel absent, qui étais-tu vraiment ...Romancière, Marie Chaix est née à Lyon en 1942. Elle a obtenu le prix des Maisons de la Presse pour Les Lauriers du lac de Constance, biographie romancée de son père. L'Été du sureau est disponible en Points." Un récit sobre, pudique, bouleversant, une écriture salvatrice. "L'Express
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
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