État de droit, droits fondamentaux et diversité culturelle. [actes du colloque, 3 et 4 décembre 1997
Chabot Jean-Luc ; Pallard Henri
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782738481139
Le Droit est l'un des instruments privilégiés dans le domaine de la gestion des sociétés humaines. Le développement considérable des droits de la personne n'a pas été sans effet sur le maniement de cet instrument. L'Etat lui-même s'est vu faire l'objet d'une gestion par le droit en développant le concept d'Etat de droit. Cet ouvrage collectif examine ce phénomène sous quatre aspects différents : premièrement, face aux changements survenus en Europe dans les régimes étatiques depuis la fin des années quatre-vingt ; deuxièmement, face aux particularités culturelles propres aux Etats africains ; troisièmement, face à la dialectique de l'universel et du particulier ; et, quatrièmement, en ayant égard au fondement théorique du concept de l'Etat de droit dans sa relation avec les droits de la personne. Dans tous ces textes, présentés par des chercheurs provenant de quatre continents, nous retrouvons une question sous-jacente : dans quelle mesure les démocraties occidentales peuvent-elles exiger, au nom des droits de la personne, que les cultures et traditions différentes se plient à leur conception de l'Etat de droit ... Ces travaux sont le fruit de la collaboration entre le Centre des Droits de l'homme, Faculté de droit de Grenoble, Espace Europe de l'Université Pierre Mendès France, et Personne, culture et droits, équipe de recherche internationale et interdisciplinaire subventionnée par l'Agence Universitaire Francophone et faisant partie de son réseau de recherche partagée " Droits fondamentaux ".
Nombre de pages
367
Date de parution
03/05/2000
Poids
452g
Largeur
135mm
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EAN
9782738481139
Titre
État de droit, droits fondamentaux et diversité culturelle. [actes du colloque, 3 et 4 décembre 1997
ISBN
2738481132
Auteur
Chabot Jean-Luc ; Pallard Henri
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
452
Date de parution
20000503
Nombre de pages
367,00 €
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Cette introduction a un triple objet qui, pour l'essentiel, échappe aux "effets de mode" et à l'actualité. Il s'agit de guider le lecteur vers l'interrogation sur le concept de science en sciences humaines et sociales par rapport aux sciences de la nature physique couplées à l'outil mathématique. Il s'agit en second lieu et brièvement, de tracer à grands traits une généalogie historique de l'évolution des sciences sociales au cours des derniers siècles. Il s'agit enfin, de réaliser un tableau analytique des principales sciences sociales contemporaines avec des références bibliographiques relevant du milieu de la dernière décennie du XXe siècle.
Ce livre met en lumière des articles et des contributions portant sur les inspirations philosophiques et religieuses de la pensée politique, la théorie politique de la construction européenne et l'éthique sociale sous-jacente aux Droits de l'homme. Le besoin de normativité, qui caractérise le phénomène sociétal en général et la dimension du politique en son sein en particulier, se nourrit de références anthropologiques fondatrices comme le sont le raisonnement philosophique et l'explication religieuse.
Cet ouvrage est le prolongement d'une gageure réussie : la célébration concomitante du 150e anniversaire des révolutions de 1848 et du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il a un caractère résolument comparatif, à la fois dans le temps et dans l'espace, sur les thèmes du suffrage universel et des droits de l'homme. La problématique, volontairement redondante, met en perspective fondements et exercice du suffrage universel et fondements et pratique des droits de l'homme. Elle permet de mieux dégager les points de convergence des deux thèmes. Elle permet, également, de souligner la spécificité des approches théoriques et des expériences tant en France que dans certains pays européens, américains ou africains. Historiens, philosophes, politologues, sociologues et juristes, français ou étrangers joignent leurs contributions pour baliser le chemin déjà parcouru mais aussi pour souligner que l'accès de l'humanité à la terre promise des droits de l'homme et du suffrage universel est encore loin.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...