Le Code civil et les Droits de l'Homme. Actes du Colloque de Grenoble 3 et 4 décembre 2003 Ancien pa
Chabot Jean-Luc ; Didier Philippe ; Ferrand Jérôme
L'HARMATTAN
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EAN :9782747588935
Lorsque Sieyès présente à Bonaparte un projet de Constitution qu'il a jugé bon d'embellir de quelques considérations, - considérations que les constituants de l'Union européenne ne renieraient sans doute pas aujourd'hui -, le Premier Consul sabre d'un trait de plume ce qu'il appelle tout haut " des niaiseries métaphysiques ". Ce dédain hargneux de la " métaphysique " n'augure pas un nouvel âge d'or des Droits de l'homme, mais préfigure plutôt leur repli, lequel est amorcé par le destin fameusement funeste du livre préliminaire du Code civil qui regroupait une trentaine de dispositions empreintes de droit naturel et de morale. Toutefois, bien que le texte ait porté la marque personnelle d'un homme dont Madame de Staël aimait à rappeler qu'il " pardonnait plus volontiers un calcul égoïste qu'une opinion désintéressée ", certains auteurs se plaisent encore à souligner l'esprit " spiritualiste " du Code Napoléon. Parce que la controverse n'a jamais cessé, un colloque organisé en décembre 2003 à Grenoble dans le cadre des manifestations du bicentenaire poursuit l'analyse des destinées croisées du Code civil et des Droits de l'homme en agrémentant les interrogations contemporaines par d'éclairantes contributions historiques.
Nombre de pages
442
Date de parution
01/09/2005
Poids
570g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747588935
Titre
Le Code civil et les Droits de l'Homme. Actes du Colloque de Grenoble 3 et 4 décembre 2003 Ancien pa
ISBN
2747588939
Auteur
Chabot Jean-Luc ; Didier Philippe ; Ferrand Jérôme
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
570
Date de parution
20050901
Nombre de pages
442,00 €
Disponibilité
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Cette introduction a un triple objet qui, pour l'essentiel, échappe aux "effets de mode" et à l'actualité. Il s'agit de guider le lecteur vers l'interrogation sur le concept de science en sciences humaines et sociales par rapport aux sciences de la nature physique couplées à l'outil mathématique. Il s'agit en second lieu et brièvement, de tracer à grands traits une généalogie historique de l'évolution des sciences sociales au cours des derniers siècles. Il s'agit enfin, de réaliser un tableau analytique des principales sciences sociales contemporaines avec des références bibliographiques relevant du milieu de la dernière décennie du XXe siècle.
Ce livre met en lumière des articles et des contributions portant sur les inspirations philosophiques et religieuses de la pensée politique, la théorie politique de la construction européenne et l'éthique sociale sous-jacente aux Droits de l'homme. Le besoin de normativité, qui caractérise le phénomène sociétal en général et la dimension du politique en son sein en particulier, se nourrit de références anthropologiques fondatrices comme le sont le raisonnement philosophique et l'explication religieuse.
Cet ouvrage est le prolongement d'une gageure réussie : la célébration concomitante du 150e anniversaire des révolutions de 1848 et du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il a un caractère résolument comparatif, à la fois dans le temps et dans l'espace, sur les thèmes du suffrage universel et des droits de l'homme. La problématique, volontairement redondante, met en perspective fondements et exercice du suffrage universel et fondements et pratique des droits de l'homme. Elle permet de mieux dégager les points de convergence des deux thèmes. Elle permet, également, de souligner la spécificité des approches théoriques et des expériences tant en France que dans certains pays européens, américains ou africains. Historiens, philosophes, politologues, sociologues et juristes, français ou étrangers joignent leurs contributions pour baliser le chemin déjà parcouru mais aussi pour souligner que l'accès de l'humanité à la terre promise des droits de l'homme et du suffrage universel est encore loin.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...