La guerre d'Indochine n'a pas seulement été un conflit régional et une lutte de décolonisation : comme la guerre américaine du Viêtnam, elle a pesé sur les relations internationales dans l'ensemble du monde. Menée de pair avec le réarmement en Europe, dans le but de parvenir à une place de "brillant second" du camp occidental, la guerre d'Indochine a conduit la France à la surextension stratégique. Financée par les Etats-Unis dans le cadre d'une politique de refoulement de la Chine Populaire, elle a suscité des tensions persistantes avec Washington au sujet des dévolutions de pouvoirs aux Etats associés, du choix des stratégies militaires et de l'opportunité même de poursuivre les opérations. Elle a confirmé, après la guerre de Corée, que le soutien du Royaume-Uni à ta politique américaine en Asie orientale et sa solidarité colonialiste avec la France n'allaient pas jusqu'à courir le risque d'un conflit atomique, auquel le territoire britannique était particulièrement exposé. Du côté communiste, l'indispensable soutien militaire chinois à la République Démocratique du Viêtnam a fourni à Beijing un argument durable pour exiger l'allégeance de Hanoi. Enfin la subtile diplomatie soviétique à la conférence de Genève a largement contribué à l'échec de la Communauté Européenne de Défense, à défaut de pouvoir empêcher le réarmement de l'Allemagne occidentale. Le présent ouvrage replace la guerre d'Indochine dans son contexte international en s'appuyant sur de vastes archives américaines, britanniques et françaises, ainsi que sur l'historiographie la plus récente consacrée aux politiques étrangères des Etats communistes.
Nombre de pages
419
Date de parution
04/07/2013
Poids
646g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782846543255
Titre
Le problème diplomatique de l'Indochine 1945-1957
Auteur
Cesari Laurent
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
155
Poids
646
Date de parution
20130704
Nombre de pages
419,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre la guerre française d'Indochine et la guerre américaine du Vietnam, le Laos a été l'un des principaux foyers de tensions en Asie du Sud-Est. Au tournant des décennies 1950 et 1960, quelques-unes des tendances principales des relations internationales ont convergé vers ce pays pauvre et enclavé: affrontement Sino-américain, coexistence pacifique entre Etats-Unis et U.R.S.S., rivalité sino-soviétique, tentatives de la France et de la Grande-Bretagne pour maintenir leur influence mondiale à l'époque des colonisations, crise de Berlin et conflit du Viêt-nam.Le présent ouvrage veut montrer comment le Laos s'est inscrit dans ce vaste ensemble. Il reconstitue les politiques générales des puissances intéressées à la crise du Laos, dans lesquelles ce dernier n'intervenait souvent qu'à titre de monnaie d'échange dans des négociations, ou des conflits, qui portaient sur de tout autres objets. Le cas du Laos permet ainsi de dresser un bilan des relations internationales à l'époque de la coexistence pacifique.
Est-ce toi ? ce corps en retard et pénétrant, la voix sans prières pour trancher, qui s'avance à dessiner quelque part entre tous un signe lisible et qui demeure, dans toute sa fraîcheur, un visage ressemblant." Ce livre naît de la contemplation d'une fresque, dans une chapelle reculée de Corse. La silhouette d'un homme s'en détache, entièrement peinte de la couleur de son sang. C'est là le début d'un voyage, en une terre ancienne, où l'on marche longtemps après ceux qui ont y vécu et se sont perdus, à la recherche d'une couleur ou d'un visage, sur les traces dune enfance, à la poursuite d'un souvenir ou d'une illumination. Le dépouillement et la nudité du corps, comme rendu à son origine, inaccessible, la langue corse les dira ainsi : in cristu.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.