Depuis son renouvellement en Angleterre, grâce à William Morris et aux créateurs du mouvement Arts and Crafts, jusqu'à l'émergence de l'Art nouveau en Europe continentale, le papier peint fut le lieu de toutes les attentions sur les scènes artistiques européennes. Dans le même temps, les fabricants et les dessinateurs spécialisés qu'ils sollicitaient adoptèrent progressivement une esthétique inspirée par l'Art nouveau, jusqu'à ce que ces motifs constituent une part majoritaire des collections commercialisées à partir de 1900. Grâce à une investigation menée au sein des milliers de modèles engendrés par l'industrie du papier peint, Jérémie Cerman aborde dans cet ouvrage de nombreux aspects du phénomène : l'activité des manufactures, les pratiques des ateliers de dessin industriel, le contexte de mise en vente de ces produits... Il montre notamment comment ces articles bon marché détenaient le potentiel d'une diffusion massive du goût moderne dans les intérieurs de la Belle Époque : grâce à eux, cette esthétique vint agrémenter le quotidien de toutes catégories de la population. D'un style bien marqué par la modernité ou d'un goût parfois plus consensuel, les papiers peints répondirent dans une certaine mesure aux idéaux sociaux de l'Art nouveau.
Date de parution
06/06/2012
Poids
1 935g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849340936
Titre
PAPIER PEINT ART NOUVEAU (LE)
Auteur
CERMAN. JEREMIE
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
0
Poids
1935
Date de parution
20120606
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Depuis son renouvellement en Angleterre, grâce à William Morris et aux créateurs du mouvement Arts and Crafts, jusqu'à l'émergence de l'Art nouveau en Europe continentale, le papier peint fut le lieu de toutes les attentions sur les scènes artistiques européennes. Dans le même temps, les fabricants et les dessinateurs spécialisés qu'ils sollicitaient adoptèrent progressivement une esthétique inspirée par l'Art nouveau, jusqu'à ce que ces motifs constituent une part majoritaire des collections commercialisées à partir de 1900. Grâce à une investigation menée au sein de milliers de modèles de l'industrie du papier peint, Jérémie Cerman aborde dans cet ouvrage de nombreux aspects du phénomène : l'activité des manufactures, les pratiques des ateliers de dessin industriel, le contexte de mise en vente de ces produits... Il montre notamment comment ces articles bon marché détenaient le potentiel d'une diffusion massive du goût moderne dans les intérieurs de la Belle Epoque : grâce à eux, cette esthétique vint agrémenter le quotidien de toutes les catégories de la population. D'un style bien marqué par la modernité ou d'un goût parfois plus consensuel, les papiers peints répondirent dans une certaine mesure aux idéaux sociaux de l'Art nouveau.
La question des rapports du texte et de l'image fascine car tous deux sollicitent nos yeux, ces fenêtres de l'âme selon Léonard de Vinci. Visible et lisible entretiennent des relations étroites, souvent complémentaires. Les artistes comme les poètes ont amplement exploité les potentialités d'une telle proximité. Ces actes de colloque entendent renouveler et approfondir certaines des nombreuses questions soulevées par ces imbrications. En quoi l'étude des écrits d'artistes et de leurs lectures peut-elle contribuer à éclairer l'ensemble de leur oeuvre d'un jour nouveau ? Quelle ' est la nature des échanges entre texte et image lorsque leurs frontières se brouillent, lorsque l'image devient texte et le texte, image ? Quelle place donner à la typographie ou encore à l'image évoquée par un texte ? S'il est possible de lire dans le tableau, lorsque la lettre s'affiche directement dans l'image, peut-on en revanche prétendre lire un tableau comme on lit un texte ? De quelle manière le discours sur l'oeuvre, surimposant un texte à une image dans le but de la justifier, de la discuter ou de l'évaluer, en accompagne-t-il l'appréhension ? Réunissant les contributions de jeunes chercheurs issus de différents domaines des sciences humaines - notamment l'histoire, l'histoire de l'art et les études littéraires - cet ouvrage apporte des éléments de réponse à ces questions. Du Moyen Age à la seconde moitié du XXe siècle, il propose un regard neuf sur la multiplicité des échanges qui ont pu - et peuvent encore - se tisser entre lisible et visible.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première Fois qu'une étude se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Mais un nombre bien plus important de juges ont été inquiétés par l'opération, qui touche aussi bien les départements français métropolitains, que les territoires annexés par la France (Allemagne, Belgique, Gênes, Piémont, Suisse). Près de 80 portraits illustrent des magistrats de cette époque.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première fois qu'une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Ce volume porte sur douze cours d'appel, depuis celle d'Agen jusqu'à celle de Riom, soit environ un tiers de l'ensemble des magistrats français, tant civils que criminels (à l'exclusion des juges de la Cour de cassation et des juges de paix). Sont ainsi dévoilées des informations sur leurs parcours : formation, professions exercées, leurs qualités comme leurs défauts. Le chef de l'Etat, par cette vaste et mal connue opération d'épuration, souhaitait reprendre en main le système judiciaire et éviter qu'apparaisse une sorte de gouvernement des juges.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fit l'objet d'une épuration sous le contrôle du Sénat (1807-1808). Pour la première fois, une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération voulue par l'empereur Napoléon. Grâce à un vaste corpus, l'auteur en dévoile les acteurs, les motifs, les moyens et les résultats, ce volume présente les données biographiques de plus de 700 juges dans le ressort de cinq cours d'appel de territoires annexés par la France lors des guerres de la Révolution et de l'Empire. Ce sont les cours de Bruxelles, Gênes, Liège, Trèves et Turin. L'ouvrage étudie en détail les personnalités visées par cette opération politico-judiciaire ainsi que les sanctions dont elles furent frappées, au moment où la magistrature de ces territoires traversait des difficultés particulières liées à l'application des règles sur la fiscalité, la conscription et la sécularisation du clergé. Pour appuyer la compréhension de cet épisode historique peu connu, l'ouvrage propose de nombreux graphiques et tableaux synoptiques, ainsi qu'une carte du système judiciaire français en 1807-1808 et les résultats de cette opération d'épuration de la magistrature.
De 1830 à 1848, la monarchie de Juillet met en oeuvre une série de réformes dans le domaine de l'instruction, des arts, du patrimoine, des sciences, qui traduisent un volontarisme nouveau par son ampleur et sa cohérence. Acteur et théoricien principal de cette innovation, François Guizot pose les bases de ce que, plus tard, Paul Valéry appellera " la politique de l'esprit ". Désormais revêtues d'une importance inédite dans l'action gouvernementale, l'intelligence, la connaissance, la raison, commencent à s'imposer comme les leviers de l'émancipation individuelle et de la prospérité collective. Deux siècles plus tard, la confiscation digitale de notre " temps de cerveau disponible " et le développement incontrôlé de l'IA, nous menacent d'une servitude jamais vue dans l'histoire du monde. Pour affronter ce péril existentiel, la société démocratique doit renouer d'urgence avec la politique de l'esprit. En éclairant les origines méconnues de celle-ci, ce livre montre que le sort réservé à l'éducation, la culture et la science, est intimement lié au destin de la démocratie. Si nous voulons rester libres, libres de nous éclairer, nous n'avons pas d'autre choix que de replacer l'effort de connaissance et de vérité au coeur de notre ambition.