Celan Paul ; Richter Alexandra ; Alac Patrik ; Bad
ULM
35,50 €
Epuisé
EAN :9782728803217
Ce répertoire recense près de 500 ouvrages, soit environ un dixième de la bibliothèque de Paul Celan aujourd'hui conservée au Deutsches Literaturarchiv à Marbach am Neckar. Il inventorie des livres, des extraits et des gloses écrits en six langues - l'allemand, le français, le russe, le grec ancien, l'anglais et le latin - et enregistre toutes les annotations de la main de Celan. Organisé en six chapitres suivant le plan classique de l'histoire de la philosophie, il retrace dans toute sa complexité le parcours intellectuel du poète, des présocratiques à Heidegger, Husserl, Bloch, Adorno et Derrida, en passant par Montaigne, Pascal, Leibniz, Hegel et Nietzsche, mais aussi Chestov et Lao-Tseu. Frappante est la cohérence de ses lectures. Les textes qu'il relève, questionne, corrige, récrit à coups de marques préférentielles constituent son anthologie de la philosophie. Celan nourrissait le projet de composer un "livre des amis" à l'instar du Buch der Freunde de Hugo von Hofmannsthal. Le présent volume réalise d'une certaine manière son voeu d'établir un recueil d'extraits ad se ipsum et peut être lu comme le premier chapitre de son journal d'écrivain. On y découvre, on y reconnaît ses préoccupations, l'objet de ses spéculations poétiques, de ses idées à la rencontre et à l'encontre de son temps: la Shoah, l'antisémitisme et les violences protéiformes de l'Histoire, le nihilisme, la résistance de l'humain, le dialogisme de la parole, la mélancolie... Mais c'est avant tout un document singulier sur les rapports entre philosophie et poésie, dont Paul Celan bouleverse les représentations habituelles et bouge les frontières.
Nombre de pages
840
Date de parution
08/11/2004
Poids
1 516g
Largeur
173mm
Plus d'informations
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EAN
9782728803217
Titre
La bibliothèque philosophique
Auteur
Celan Paul ; Richter Alexandra ; Alac Patrik ; Bad
Editeur
ULM
Largeur
173
Poids
1516
Date de parution
20041108
Nombre de pages
840,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'oeuvre de Paul Celan est aujourd'hui considérée, en Europe et en Amérique, comme l'une des tentatives les plus désespérées et les plus décisives qui ait donné langue à la seconde moitié du XXe siècle.·A l'effrayante question : comment écrire après Auschwitz ? Celan répond : en usant du langage de la mort. Car il eut à affronter et à vivre l'un des plus tragiques paradoxes qui soit : sa langue maternelle, l'allemand, est à la fois celle qui fonde sa culture et son identité, mais aussi celle qui régit le camp d'extermination où disparaissent ses propres parents. Et pourtant, Celan ne peut sans «mentir» (c'est lui qui le note) se soustraire à cette langue de l'enfance et de l'oppression mêlées.Ce volume est d'un intérêt tout particulier puisqu'il propose un choix de poèmes réalisé par Celan lui-même (un peu à la manière de Michaux avec L'espace du dedans, ou de René Char avec Commune présence). C'est le parcours de l'auteur dans son ?uvre.
La place de Paul Celan en France aujourd'hui n'a rien de commun avec celle qui était la sienne à sa mort en 1970. Pourtant, malgré l'existence de traductions de plus en plus nombreuses, il m'a semblé qu'un peu à la manière de ce qui se passait pour Hölderlin, le nom de Celan, ou si l'on préfère l'aura qui entoure ce nom tendait à prendre la place d'une connaissance plus précise de sa poésie. C'est pourquoi, outre un choix de textes assez large, j'ai voulu cette fois offrir au lecteur une documentation suffisante pour qu'il puisse comprendre le contexte dans lequel cette ?uvre a vu le jour. De Czernowitz à Paris en passant par Vienne, de l'amour pour l'allemand transmis par la mère à la réappropriation juive de cette langue, devenue entre-temps la langue de ses bourreaux, les poèmes de Celan retracent le chemin de l'une des ?uvres poétiques majeures de l'après-guerre en Europe. John E. Jackson
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.