Le système français des prestations familiales, élément central d'une politique démographique et familiale d'avant-garde, est une des originalités de notre protection sociale. Il reste fortement marqué par ses origines, quelque peu oubliées, et par ses développements entre les deux conflits mondiaux du siècle passé et par les impulsions qui ont suivi la Libération du territoire. C'est pourquoi le Comité d'histoire de la Sécurité sociale réédite cet ouvrage de 1957 écrit par un témoin de cette seconde période et préfacé par le " père fondateur " de notre Sécurité sociale. Il fait revivre les moments significatifs de cette histoire depuis les premières initiatives de quelques personnalités éclairées, la construction progressive d'un réseau de caisses patronales de compensation en marge de la loi. L'inévitable intervention du législateur, à partir de 1932, pour imposer la généralisation à toutes les entreprises industrielles et commerciales, puis à l'ensemble des professions, enfin l'intégration à la fois consensuelle et tumultueuse, dans la Sécurité sociale. Depuis, la mission des caisses d'allocations familiales s'est élargie avec la diversification des prestations spécialisées et la prise en charge des populations défavorisées mais l'institution a conservé la triple tradition d'une gestion autonome, du financement par cotisations patronales et surtout d'une mission élargie à des actions extralégales multiples qui font des caisses les partenaires privilégiés de l'action sociale des collectivités locales et des institutions privées.
Nombre de pages
180
Date de parution
09/12/2013
Poids
306g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782905882622
Titre
Histoire des prestations familiales en France
Auteur
Ceccaldi Dominique ; Laroque Pierre
Editeur
CHSS
Largeur
156
Poids
306
Date de parution
20131209
Nombre de pages
180,00 €
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Le surnom, moyen de distinction sûr et très personnel au milieu de toutes les homonymies, a souvent traversé les siècles même s'il a été peu utilisé à l'écrit. Transmis dans de nombreux cas, selon un jeu subtil, de génération en génération, il donne l'identité d'une lignée reconnue par toute une population, en quelque sorte un état-civil parallèle à l'état-civil officiel. Drôle, moqueur, incisif, voire sans pitié, il demeure un précieux indicateur du fonctionnement de la société rurale. Les auteurs, qui ont mené une enquête minutieuse dans les Deux Sevi, restituent un pan de ce patrimoine oral menacé de sombrer dans l'oubli.
Cet ouvrage nous replonge dans le passé et ouvre le débat sur les origines du paritarisme Contrairement à une idée assez répandue, le paritarisme n'a pas vu le jour en France en 1958 avec la création de l'UNEDIC. On retrouve en effet, dès le XIXe siècle, des dispositifs qui s'efforcent de régler les conflits et peuvent aisément être considérés comme des expressions du paritarisme. Au fil des pages sont présentés, après un point sur les sources doctrinales, différentes configurations et usages institutionnels dans des domaines aussi variés que les assurances sociales du début du XXe siècle, l'assurance chômage, la gestion du 1% logement, les houillères ou les intermittents du spectacle notamment, sans omettre des coups de projecteur sur le paritarisme dans d'autres pays européens. La dernière partie s'interroge sur l'impact des réformes sur les différents paritarismes depuis le début du XXIe siècle et ce que les acteurs en retiennent ou comment ils les vivent.
La Sécurité sociale (pensions, assurance-maladie, prestations familiales, assurance-chômage, assurance-accident du travail) est non seulement le coeur du système de protection sociale, mais également une institution financière visant à assurer une sécurité de revenu aux assurés sociaux faisant face à des risques sanitaires et sociaux, à compenser une part des charges familiales et à couvrir la charge des prestations de soins. Des transferts financiers considérables, nécessitant des ressources et des dépenses qui dépassent aujourd'hui celles du budget de l'Etat, se sont développés. Le Comité d'histoire de la Sécurité sociale a réuni, sous la direction de M. Michel Laroque, inspecteur général des Affaires sociales et professeur associé de 1993 à 1999 à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne, des universitaires, des responsables et des praticiens de la protection sociale pour approfondir les étapes de la mise en place du système français de transferts sociaux. Leurs contributions, établies sous leur responsabilité, examinent notamment les difficultés auxquelles s'est heurté le développement des prélèvements sociaux dans une société capitaliste et économiquement libérale, les conditions d'élaboration des grands choix de redistribution entre assistance, prévoyance, assurances sociales, sécurité sociale d'une part, entre capitalisation et répartition, entre médecine libérale et maîtrise des dépenses de santé d'autre part, ainsi que les défis auxquels la fin des " trente glorieuses " a confronté ce système, obligeant à de multiples plans de financement et à des réformes de structure. Premier des services publics par les masses financières qu'elle brasse, la Sécurité sociale est-elle devenue un bateau ivre, menacé de sombrer par ses " trous " répétés ou une grande entreprise de mutualisation nationale qui, comme toutes les compagnies d'assurance, doit perpétuellement ajuster ses recettes et ses dépenses pour assurer son adaptation tant aux réalités économiques qu'à l'évolution des besoins sociaux ? Regarder l'histoire financière de la Sécurité sociale contribue à mieux comprendre les débats de notre temps qui prolongent des débats antérieurs largement similaires, mais parfois oubliés malgré leur résonance et les expériences qu'ils ont suscitées.