Gide lecteur. La littérature au miroir de la lecture
Cazentre Thomas
KIME
30,50 €
Épuisé
EAN :9782841743179
Qu'est-ce que la littérature ? Cette question à laquelle se trouve confronté tout écrivain, André Gide se l'est évidemment posée, plus que quiconque peut-être. Mais il l'a moins fait dans son oeuvre que dans sa vie de lecteur, au cours de laquelle il a accumulé une masse impressionnante de traces écrites, sous les formes les plus diverses, de la simple note journalière à l'essai critique ; témoignage immense, incomparable dans sa richesse et sa variété, d'une vie dans et avec les livres. Des textes antiques aux manifestations les plus radicales de la modernité, ce qui unifie cet ensemble, c'est bien la question de la littérature, dans ce qu'elle signifie intimement pour l'écrivain lecteur. Cet essai s'emploie à retracer, par l'exploration et la confrontation des textes gidiens les plus divers (journal, correspondance, essais critiques, autobiographie, fiction...), l'originalité, la richesse et la cohérence d'une pensée de la littérature qui, si elle entre en . résonance avec des problématiques historiques et théoriques, se fonde d'abord sur la singularité d'une expérience. Partant d'une description des diverses formes de la lecture gidienne, réelle ou fictive, et des rapports au livre qu'elles traduisent, la recherche se porte ensuite sur l'idée de littérature manifestée par ces pratiques et ces représentations : une idée complexe, plurielle, faite de tensions entre des exigences distinctes et parfois contradictoires - l'art, la vérité, l'originalité... -, et toujours guettée par le risque de la perversion ou de la vanité. Dans ce parcours qui va de Virgile à Conrad, de Montaigne à Simenon, c'est un rapport avec la littérature à la fois passionné et inquiet, idéaliste et précaire, qui se dessine ; un rapport avec la littérature qui, au-delà des spéculations théoriques et des déterminations historiques, renvoie chacun de nous à sa propre expérience de lecteur.
Nombre de pages
404
Date de parution
06/10/2003
Poids
522g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743179
Titre
Gide lecteur. La littérature au miroir de la lecture
Auteur
Cazentre Thomas
Editeur
KIME
Largeur
144
Poids
522
Date de parution
20031006
Nombre de pages
404,00 €
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Résumé : Cet opus de "L'Oeil curieux" propose une trentaine de photographies de l'Exposition universelle de 1900, issues d'un des plus grands ateliers de l'époque, celui des frères Neurdein. Gigantisme et exubérance Visitée par cinquante millions de visiteurs venus du monde entier, l'Exposition de 1900 a éclipsé toutes les autres en raison de son gigantisme et de son exubérance. Déployée sur trois arrondissements, elle prétend contenir tous les accomplissements du génie humain et satisfaire jusqu'à l'ivresse toutes ses aspirations ! Plus d'un siècle après, son immense aura qui a ébloui en son temps la Belle Epoque, semble encore flotter sur la ville. Délire architectural De la place de la Concorde au Champ-de-Mars en passant par le Grand et le Petit Palais, le palais de Chaillot et l'Ecole militaire, ce ne sont que fastes gothiques reconstitués, emphase de palais et de manufactures, salles de spectacle, fééries lumineuses, cités exotiques et manèges? Découvertes Entre rétrospective du siècle passé et célébration enthousiaste de la modernité technique, l'Exposition de 1900 est à la fois scientifique et artistique, artisanale et industrielle, didactique et ludique, nationaliste et universaliste. Mais, plus que tout cela, elle est pour beaucoup de visiteurs le lieu des premières rencontres avec le cinématographe, les ascenseurs, le téléphone, l'automobile, les trottoirs roulants, le métropolitain et les bateaux-mouches? Grâce de l'éphémère Faite pour l'essentiel de matériaux périssables, l'Exposition de 1900, doit peut-être sa gloire à son caractère éphémère. Comme l'électricité à laquelle elle était dédiée, elle fut éblouissante et fugace. Les Neurdein, comme les millions de ses visiteurs, étaient alors conscients que cette cité fabuleuse s'évanouirait bientôt. Leurs clichés retracent la gloire de l'exposition et puisent dans cette magie de l'éphémère leur durable pouvoir de fascination.
Tour à tour créature divine ou maléfique, félin sauvage ou compagnon domestique, chasseur cruel ou héros ingénieux, le chat nous fascine et nous inspire. Cet ouvrage puise dans les riches collections de la BnF - manuscrits, estampes, livres imprimés, traités d'histoire naturelle - et révèle des millénaires d'histoire commune entre l'homme et le chat. Depuis près de 10 000 ans, du côté de l'Egypte ou du Proche-Orient où leur relation est née, l'homme et le chat se regardent. Fondés sur un intérêt réciproque - le chat protège la maison des rongeurs, et reçoit en contrepartie de la nourriture et un abri contre le froid et la pluie -, ces liens se sont petit à petit mêlés d'affection et de fascination jusqu'à une certaine ambivalence. Contrairement au chien ou au cheval, le chat a toujours gardé son indépendance et la sympathie qu'il suscite varie selon les époques et les cultures. Cet ouvrage raconte, à travers une iconographie riche et variée, le regard de l'homme sur l'animal, de la créature sacrée des Egyptiens au félin maléfique du Moyen Age, du chasseur sournois du livre de Kalila et Dimma au prédateur cruel des Fables de la Fontaine, du héros ingénieux de Gustave Doré aux figures gracieuses des estampes japonaises. Un véritable parcours iconographique à travers les collections de la BnF -manuscrits, estampes, livres imprimés, traités d'histoires naturelles ou illustrations de textes littéraires, qui retrace trois millénaires d'histoire commune entre homo sapiens et felis silvestris catus.
Cazentre Thomas ; Becdelièvre Véronique de ; Delau
De Christine de Pizan à Edouard Glissant, en passant par Victor Hugo, Simone de Beauvoir ou Boris Vian, cet ouvrage met en lumière une soixantaine de manuscrits d'auteurs français, du Moyen Age à nos jours, parmi les plus prestigieux conservés à la BnF. 110 fac- similés de 60 oeuvres majeures révèlent des pratiques d'écritures fascinantes. Un concentré de notre patrimoine littéraire sous l'angle original du processus de création.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.