Dans nos sociétés complexes et pluralistes, les interrogations sur le droit sont de plus en plus nombreuses et il est difficile de comprendre les débats qu'elles suscitent - a fortiori d'y prendre part - sans être muni des repères intellectuels permettant de prendre la mesure de leurs enjeux théoriques. Le but de ce Dictionnaire est d'apporter de tels repères forgés par la pensée juridique, en présentant une analyse des grandes oeuvres fondamentales qu'elle a produites. Mais ce Dictionnaire entend rendre compte des principaux "moments" de cette pensée juridique en adoptant la démarche la plus ouverte possible, selon les deux principes directeurs suivants. Veiller d'abord à présenter les oeuvres majeures qui relèvent de traditions juridiques plurielles. Cela implique de renvoyer autant au monde antique et médiéval qu'au monde moderne ou à l'époque contemporaine (sans même exclure les auteurs vivants), mais aussi à la culture juridique de langue française autant qu'à celles de langue anglaise, allemande, italienne ou espagnole, à l'aire américaine autant qu'européenne ou non occidentale, en marquant un intérêt particulier aux grandes traditions juridiques juive, musulmane, chinoise et indienne. Ensuite, admettre qu'une oeuvre ne doit pas nécessairement procéder de la plume du seul juriste - de l'Ecole ou du Palais - pour être identifiable comme une "grande oeuvre juridique". Pour ce Dictionnaire, celle-ci est présente dès lors qu'elle féconde la pensée juridique, même si son auteur est philosophe, sociologue, anthropologue, historien ou linguiste. Et c'est avec le même souci d'ouverture qu'il a aussi été fait appel, pour la rédaction des entrées, aux contributions des plus éminents spécialistes de sciences sociales autant que des disciplines juridiques proprement dites.
Nombre de pages
620
Date de parution
26/05/2010
Poids
550g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782247089857
Titre
Dictionnaire des grandes oeuvres juridiques
Auteur
Cayla Olivier ; Halpérin Jean-Louis
Editeur
DALLOZ
Largeur
152
Poids
550
Date de parution
20100526
Nombre de pages
620,00 €
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Grief est une revue annuelle, pluridisciplinaire, sur les mondes du droit coéditée par les éditions Dalloz et de l'EHESS depuis 2014 Elle est conçue de manière à apporter aux lecteurs des éléments de réflexion touchant aux divers mondes du droit, à propos de questions particulièrement marquantes de l'actualité récente, ayant suscité de vifs débats non seulement chez les spécialistes du droit mais aussi dans la société tout entière. Elle offre ainsi une place à la réflexion, la polémique, la dispute dans les mondes du droit. L'enjeu est de présenter aux lecteurs la diversité, la complexité et le caractère conflictuel des sujets abordés. Ouverte aux sciences sociales la revue critique, polémique, transgresse les disciplines à l'intérieur et à l'extérieur du droit. Ce feuilleton juridique de notre société s'articule en 4 rubriques : la rubrique "Cas", la rubrique "Différend", la rubrique "Exploration" et enfin des recensions d'ouvrages composent celle sur les "Lectures". La revue est dirigée par Olivier Cayla, agrégé de droit public et directeur d'études à l'EHESS et par Rainer Maria Kiesow, agrégé de droit privé et directeur d'études à l'EHESS. Ce quatrième numéro se penche sur des sujets d'actualité aussi variés que les primaires présidentielles, la législation anti-terroriste, la hiérarchie des normes ou encore la langue de la République.
Le désormais célèbre «arrêt Perruche» de la Cour de cassation a soulevé une montagne de commentaires et de controverses. Mais de quoi est-il vraiment question dans cette décision qui a touché, manifestement, un point sensible de la conscience collective ? C'est ce que ce livre s'efforce d'établir. Olivier Cayla et Yan Thomas interrogent, en juristes, l'évolution du droit révélée par l'extension de la responsabilité civile à la réparation des dommages apparus à la naissance, polémiquement interprétée comme une reconnaissance du «préjudice d'être né». Ils la replacent en même temps dans la longue durée de la construction de la personne en droit. Un double examen qui leur permet d'écarter une série de contresens complaisamment orchestrés par la polémique médiatique, mais qui leur fournit aussi et surtout l'occasion de dégager les assises d'une des plus importantes catégories de notre culture. Par où leur ouvrage s'adresse non seulement à tous les professionnels qui ont affaire aux problèmes de bioéthique, à un titre ou à un autre, mais à tous les lecteurs désireux de mieux comprendre les fondements juridiques de notre idée de l'homme.
Forgée par Sieyès, la théorie du pouvoir constituant, en permettant de penser la limitation des pouvoirs constitués, a joué un rôle prépondérant dans la manière dont la pensée juridique française a interprété les principes du constitutionnalisme moderne.Un retour de la réflexion et du questionnement théorique sur la notion de pouvoir constituant peut apparaître aujourd'hui comme une nécessité pour tenter d'analyser les enjeux juridiques et politiques du très complexe processus de révisions constitutionnelles par lequel s'opère l'expression par chacun des peuples membre de l'Union européenne de son adhésion au texte du Traité de Lisbonne, où se joue la possibilité même de l'existence d'un « pouvoir constituant » européen. Cet ouvrage rassemble les actes du colloque organisé par la chaire de « Rationalité en sciences sociales » du Collège de France et l'Unité mixte de recherche du CNRS 7074, « Centre de théorie et analyse du droit ».
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.