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Enquête ouvrière et théorie critique. Enjeux et figures de la centralité ouvrière dans l'Italie des
Cavazzini Andrea
PULG
18,00 €
Épuisé
EAN :9782875620255
Suite à la dissolution de la perspective marxiste et aux transformations néo-libérales du capitalisme à la fin des années 1970, la Classe ouvrière s'est éclipsée : après des décennies de déclin social et d'invisibilité politique, les ouvriers n'apparaissent plus aujourd'hui que comme les victimes de la crise, du chômage de masse et de conditions de vie souvent meurtrières. Mais la centralité politique et sociale de la Classe ouvrière a constitué un facteur décisif de Fhistoire du XXe siècle. La Classe représentait à la fois un élément essentiel dans le fonctionnement de l'économie capitaliste et un principe d'antagonisme subjectif qui annonçait dans ses formes de vie la possibilité d'une organisation sociale différente. Cet ouvrage reconstruit un épisode significatif de l'histoire de la centralité ouvrière : la séquence politique des années 1960 en Italie. La Nouvelle Gauche italienne - en particulier la revue-collectif Quaderni Ross - a produit une fusion originale entre l'enquête menée dans les usines comme pratique militante directe et la théorie critique du capitalisme moderne inspirée par Lukâcs et l'École de Francfort. Malgré sa brièveté, cette expérience fut décisive pour la longue saison italienne des luttes sociales : elle a réussi à articuler l'exigence d'ancrer la politique à la vie ordinaire des classes laborieuses, la tentative de surmonter la crise du mouvement ouvrier après la glaciation stalinienne et la confrontation avec les diagnostics philosophiques de la modernité élaborés par Hegel et Max Weber. À la fois intervention militante et production de connaissances, l'enquête est le fil conducteur qui permet de reconstruire cette conjoncture et ses enjeux historiques et philosophiques : elle rend visible l'émergence d'une subjectivité politique ouvrière en tant que point critique irréductible de la société capitaliste moderne. Reconstruire cette constellation signifie se remémorer la négation dialectique d'un ordre social devenu nature et destin.
Nombre de pages
170
Date de parution
15/06/2013
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875620255
Auteur
Cavazzini Andrea
Editeur
PULG
Largeur
160
Date de parution
20130615
Nombre de pages
170,00 €
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La connaissance de la vie pourrait-elle nous instruire sur la rationalité général ? Cela ne saurait se produire sans élaborer les valeurs rationnelles propres au savoir biologique, par-delà les bricolages empiriques et l'emprise des métaphores mécanistes. Mais la vision dominante des sciences, orientée par le culte des données et de l'utilité pragmatique, fait obstacle à cette élaboration. C'est par une régression archéologique vers des strates oubliées de la pensée antique et moderne qu'il faudra saisir l'exigence de penser la vie comme un questionnement de la raison elle-même. Des mathématiques " romantiques " à la querelle du vitalisme, de Hegel et Grassmann à Georges Canguilhem et Gilles Deleuze, du Néoplatonisme à la Naturphilosophie, autant de moments où la réflexion sur le vivant a impliqué une (auto-)réflexion sur l'Absolu contingent qu'est l'essence de l'animal rationnel.
Le ralliement à la politique meurtrière du nazisme de la part de plusieurs penseurs incontournables comme Martin Heidegger ou Carl Schmitt reste aujourd'hui à penser. Les discours et les interrogations à l'égard de ce fait indéniable et "scandaleux" ne cessent pas de proliférer : pour cette raison, il faut à tout prix soustraire le traitement de ce sujet au journalisme policier et à la censure moralisatrice, qui ne s'attaquent aux égarements de la pensée radicale que pour jeter le marque du scandale sur la pensée elle-même. Les enjeux réels soulevés par ce sujet sont multiples : d'abord, la signification et la valeur de la radicalité dans la exercice de la pensée ; deuxièmement, l'"essence" de l'Etat National-socialiste et de sa politique exterminatrice ; enfin, les liens de notre présent avec l'âge des exterminations de masse. Tout cela peut être traité à partir de l'étude des tentations létales qui unirent plusieurs représentants de la pensée et du savoir au destin du cauchemar bio-politique national-socialiste. Il ne s'agit que de traiter ces enjeux au-delà des scandales préfabriqués, en essayant de comprendre si la radicalité intellectuelle recèle-t-elle une complicité structurelle avec l'horreur et les catastrophes, et quelle place faut-il attribuer à la rationalité économique et scientifique dans les pratiques génocidaires du nazisme. Par là, on pourra (du moins, espérons-le) jeter un peu de lumière sur le jeu entre radicalité et aveuglement qui est inhérent à toute pensée guidée par la "passion du réel" - ce qui aidera peut-être à reconnaître les dangers qui habitent notre présent, non pas à cause d'un excès de radicalité, mais plutôt à cause de l'emprise étouffante d'une passion meurtrière pour la normalisation.
Résumé : Une philosophie des sciences est-elle possible aujourd'hui ? La tendance dominante vise à la fonder sur une analyse des pouvoirs de l'esprit dont la notion centrale est celle de représentation. Il y a convergence sur ce point des théories psychologiques de la cognition et de la vision formaliste d'une pensée mécanisée. Mais l?étude des présupposés de ces positions suggère qu'elles imposent trop rapidement des limites à la pensée qui oeuvre dans les sciences. Il s'agira donc de leur opposer des analyses portant sur les formes symboliques différentes qui structurent la pensée scientifique : nombres, formules, figures? De telles formes, inséparables d'une généalogie complexe, impliquent une pluralité de fonctions irréductibles à l'unité élémentaire de la représentation. L'efficacité de ces régimes sémiotiques serait donc indissociable d'une série d'actes de compréhension. La philosophie des sciences en deviendrait une herméneutique de la pensée (et des impensés) des sciences.
Cavazzini Andrea ; Antonioli Manola ; Clancy Genev
Les événements de la révolution Iranienne du 1978-79 pour la première fois ont porté à la lumière les instances d'un mouvement islamique radical, qui ne se contentait pas de démander un retour aux valeurs de la tradition religieuse, mais qui menait une critique féroce envers la civilisation occidentale dans son ensemble. Malgré les limites d'une interpretation "en prise directe", l'entreprise "journalistique" de Foucault offre un premier regard clairvoyant sur ce phénomène nouveau qui dans les annés suivantes et avec des resultats très differents, s'est imposé sur la scène politique mondiale.
Résumé : Les temps sont mûrs pour définir un nouveau type de comparatisme indo-iranien, qui serait fondé sur une approche globale de littératures pareillement constituées à des fins liturgiques : la védique et la mazdéenne. Telle était la conviction commune aux organisateurs du colloque intitulé Aux sources des liturgies indo-iraniennes, qui s'est tenu à l'Université de Liège, les 9 et 10 juin 2016, avec l'appui du Fonds National pour la Recherche Scientifique. Le présent volume, fondé sur les contributions présentées à ce colloque, est destiné à permettre à des indianistes et à des iranistes spécialisés dans ces questions de faire le point sur l'état des connaissances en présence les uns des autres.
Résumé : Renouant, par-delà Kant, avec le projet aristotélicien d'une théorie des catégories, la philosophie contemporaine a largement contribué à renouveler le problème de l'articulation entre l'analyse du monde et celle du langage, entre les catégories ontologiques (substance, propriété, état de choses, etc.) et les catégories logiques (sujet, prédicat, proposition, etc.). Les catégories héritées de la tradition sont-elles d'abord des catégories ontologiques ou des catégories logiques ? Quel lien unit les unes aux autres ? Et dans quelle mesure sont-elles contaminées, les unes comme les autres, par les catégories grammaticales qui dénotent les parties du discours (substantif, adjectif, verbe, etc.) ? Enfin, comment et à quelles conditions l'analyse syntaxique, qui rend compte de la construction d'expressions bien formées, peut-elle être complétée par une analyse sémantique, qui rend compte de leur caractère sensé ? Les études rassemblées dans ce volume portent sur toutes ces questions. Repartant de l'ambivalence des catégories d'Aristote et de la lecture qu'en propose Franz Brentano, elles jettent une lumière nouvelle sur certains aspects essentiels de la réappropriation du problème des catégories de Bolzano à Lesniewski, en passant, centralement, par la phénoménologie husserlienne.