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La Rose de Personne N° 2/2007 : Culture nazie ? La tentation létale des intellectuels du XXe siècle
Cavazzini Andrea
MIMESIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9788884834621
Le ralliement à la politique meurtrière du nazisme de la part de plusieurs penseurs incontournables comme Martin Heidegger ou Carl Schmitt reste aujourd'hui à penser. Les discours et les interrogations à l'égard de ce fait indéniable et "scandaleux" ne cessent pas de proliférer : pour cette raison, il faut à tout prix soustraire le traitement de ce sujet au journalisme policier et à la censure moralisatrice, qui ne s'attaquent aux égarements de la pensée radicale que pour jeter le marque du scandale sur la pensée elle-même. Les enjeux réels soulevés par ce sujet sont multiples : d'abord, la signification et la valeur de la radicalité dans la exercice de la pensée ; deuxièmement, l'"essence" de l'Etat National-socialiste et de sa politique exterminatrice ; enfin, les liens de notre présent avec l'âge des exterminations de masse. Tout cela peut être traité à partir de l'étude des tentations létales qui unirent plusieurs représentants de la pensée et du savoir au destin du cauchemar bio-politique national-socialiste. Il ne s'agit que de traiter ces enjeux au-delà des scandales préfabriqués, en essayant de comprendre si la radicalité intellectuelle recèle-t-elle une complicité structurelle avec l'horreur et les catastrophes, et quelle place faut-il attribuer à la rationalité économique et scientifique dans les pratiques génocidaires du nazisme. Par là, on pourra (du moins, espérons-le) jeter un peu de lumière sur le jeu entre radicalité et aveuglement qui est inhérent à toute pensée guidée par la "passion du réel" - ce qui aidera peut-être à reconnaître les dangers qui habitent notre présent, non pas à cause d'un excès de radicalité, mais plutôt à cause de l'emprise étouffante d'une passion meurtrière pour la normalisation.
Nombre de pages
310
Date de parution
29/05/2007
Poids
350g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9788884834621
Titre
La Rose de Personne N° 2/2007 : Culture nazie ? La tentation létale des intellectuels du XXe siècle
Auteur
Cavazzini Andrea
Editeur
MIMESIS
Largeur
170
Poids
350
Date de parution
20070529
Nombre de pages
310,00 €
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La connaissance de la vie pourrait-elle nous instruire sur la rationalité général ? Cela ne saurait se produire sans élaborer les valeurs rationnelles propres au savoir biologique, par-delà les bricolages empiriques et l'emprise des métaphores mécanistes. Mais la vision dominante des sciences, orientée par le culte des données et de l'utilité pragmatique, fait obstacle à cette élaboration. C'est par une régression archéologique vers des strates oubliées de la pensée antique et moderne qu'il faudra saisir l'exigence de penser la vie comme un questionnement de la raison elle-même. Des mathématiques " romantiques " à la querelle du vitalisme, de Hegel et Grassmann à Georges Canguilhem et Gilles Deleuze, du Néoplatonisme à la Naturphilosophie, autant de moments où la réflexion sur le vivant a impliqué une (auto-)réflexion sur l'Absolu contingent qu'est l'essence de l'animal rationnel.
Résumé : Suite à la dissolution de la perspective marxiste et aux transformations néo-libérales du capitalisme à la fin des années 1970, la Classe ouvrière s'est éclipsée : après des décennies de déclin social et d'invisibilité politique, les ouvriers n'apparaissent plus aujourd'hui que comme les victimes de la crise, du chômage de masse et de conditions de vie souvent meurtrières. Mais la centralité politique et sociale de la Classe ouvrière a constitué un facteur décisif de Fhistoire du XXe siècle. La Classe représentait à la fois un élément essentiel dans le fonctionnement de l'économie capitaliste et un principe d'antagonisme subjectif qui annonçait dans ses formes de vie la possibilité d'une organisation sociale différente. Cet ouvrage reconstruit un épisode significatif de l'histoire de la centralité ouvrière : la séquence politique des années 1960 en Italie. La Nouvelle Gauche italienne - en particulier la revue-collectif Quaderni Ross - a produit une fusion originale entre l'enquête menée dans les usines comme pratique militante directe et la théorie critique du capitalisme moderne inspirée par Lukâcs et l'École de Francfort. Malgré sa brièveté, cette expérience fut décisive pour la longue saison italienne des luttes sociales : elle a réussi à articuler l'exigence d'ancrer la politique à la vie ordinaire des classes laborieuses, la tentative de surmonter la crise du mouvement ouvrier après la glaciation stalinienne et la confrontation avec les diagnostics philosophiques de la modernité élaborés par Hegel et Max Weber. À la fois intervention militante et production de connaissances, l'enquête est le fil conducteur qui permet de reconstruire cette conjoncture et ses enjeux historiques et philosophiques : elle rend visible l'émergence d'une subjectivité politique ouvrière en tant que point critique irréductible de la société capitaliste moderne. Reconstruire cette constellation signifie se remémorer la négation dialectique d'un ordre social devenu nature et destin.
Résumé : Une philosophie des sciences est-elle possible aujourd'hui ? La tendance dominante vise à la fonder sur une analyse des pouvoirs de l'esprit dont la notion centrale est celle de représentation. Il y a convergence sur ce point des théories psychologiques de la cognition et de la vision formaliste d'une pensée mécanisée. Mais l?étude des présupposés de ces positions suggère qu'elles imposent trop rapidement des limites à la pensée qui oeuvre dans les sciences. Il s'agira donc de leur opposer des analyses portant sur les formes symboliques différentes qui structurent la pensée scientifique : nombres, formules, figures? De telles formes, inséparables d'une généalogie complexe, impliquent une pluralité de fonctions irréductibles à l'unité élémentaire de la représentation. L'efficacité de ces régimes sémiotiques serait donc indissociable d'une série d'actes de compréhension. La philosophie des sciences en deviendrait une herméneutique de la pensée (et des impensés) des sciences.
Cavazzini Andrea ; Antonioli Manola ; Clancy Genev
Les événements de la révolution Iranienne du 1978-79 pour la première fois ont porté à la lumière les instances d'un mouvement islamique radical, qui ne se contentait pas de démander un retour aux valeurs de la tradition religieuse, mais qui menait une critique féroce envers la civilisation occidentale dans son ensemble. Malgré les limites d'une interpretation "en prise directe", l'entreprise "journalistique" de Foucault offre un premier regard clairvoyant sur ce phénomène nouveau qui dans les annés suivantes et avec des resultats très differents, s'est imposé sur la scène politique mondiale.
Le concept de sublime demeure essentiel et étonnamment moderne. Le revisiter à travers ses moments fondateurs - du VIIIème siècle qui en débattait avec passion jusqu'au postmodernisme - s'avère fructueux pour renouveler notre regard sur l'art moderne et contemporain. Car le sublime éveille autant qu'il renouvelle la pensée sur l'art, sinon la pensée tout court. Réfléchir sur le sublime revient à saisir une actualité toujours renaissante, et il est intéressant de voir s'élargir et se préciser la portée de cette notion au fil des quinze études présentées dans ce volume. Il sera question du sublime dans les domaines les plus divers, des arts à l'espace urbain, de l'esthétique au politique et au cinéma.
Entre 1969 et 1973, le comédien, metteur en scène, réalisateur et écrivain italien Carmelo Bene (1937-2002) a présenté ses films à Cannes, d'abord à la "Quinzaine des Réalisateurs" , puis en "Sélection officielle" du Festival. Cette présence régulière sur la Croisette a largement contribué à la diffusion de son oeuvre en France. Ce volume réunit, pour la première fois, des entretiens avec des personnalités qui ont joué un rôle majeur dans la promotion et la connaissance de son oeuvre dans le monde francophone : Pierre-Henri Deleau, Jean-Paul Manganaro, Jean Narboni et Noël Simsolo. Deux chapitres sont enfin consacrés à des oeuvres moins connues de la production de Carmelo Bene : le court-métrage Ventriloquio, aujourd'hui disparu, ainsi que le Don Quichotte parisien, joué au Théâtre Marigny de Paris en 1970. Le volume contient aussi des photographies inédites de l'Archive Papi Cipriani. Carlo Alberto Petruzzi (PhD University of Reading) est un chercheur en littérature, en théâtre et en gestion des arts. Il a publié le livre Carmelo Bene : una bibliografia (1959-2018), qui a reçu le Prix Città di Campi Salentina, et a édité le volume de Mario Masini Mes films avec Carmelo Bene. Il a traduit en italien des contes de Guillaume Apollinaire et des frères Goncourt, et il a lancé une série de livrets d'opéra italien en traduction chinoise. Ses articles ont été publiés sur California Italian Studies, Italica, Journal of Italian Cinema & Media Studies et Mimesis Journal.
Des messages pour le pharaon Akhénaton aux Protocoles des Sages de Sion, cet ouvrage invite le lecteur à un voyage à travers les fausses histoires qui ont influencé la vraie, l'Histoire. Propagées dans certains cas en toute bonne foi mais, dans bien d'autres, avec des visées politiques et idéologiques précises, les fausses informations ont infléchi le destin des hommes, voire des peuples et des nations. Et ce bien avant qu'on ne les appelle fake news. La première partie du livre consiste en un recueil passionnant de faits célèbres - comme le récit du cheval de Troie ou la (fausse) donation de Constantin et d'autres moins connus, comme les extravagantes théories du jésuite Jean Hardouin, selon qui la plupart des oeuvres littéraires et artistiques de l'Antiquité étaient des faux, ou bien la rumeur sur la mort de Napoléon qui provoqua l'effondrement de la Bourse de Londres en 1814. La seconde partie du livre ramène le lecteur aux problématiques les plus actuelles : elle offre un petit guide de fact-checking, riche de conseils et de méthodes essentielles pour vérifier des informations et se repérer dans le monde hyperconnecté qui est le nôtre.
Le bouillonnement culturel de Milan dans les années soixante, les premières prises de vue pour Il Mondo, les images emblématiques des émeutes des années soixante-dix, les reportages dans les usines, sur les banlieues, les émigrés italiens, les guerres en Afrique et en ex-Yougoslavie, les luttes au Portugal lors de la révolution des oeillets... Uliano Lucas, l'un des premiers à avoir introduit en Italie la figure du photojournaliste indépendant, évoque à travers ses plus beaux clichés plus d'un demi-siècle de son métier. Que signifie réaliser une chronique en images ? Quel est le rôle du photojournaliste dans notre société et quelle place a-t-il occupée en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle ? En déroulant le film de ses nombreux engagements, Uliano Lucas nous fait vivre des rencontres, des choix, des souvenirs. Des flashs de vérité, parfois crus, parfois étonnamment délicats.