L'Amour en ruine. Autour d'un poème de La Grande Gaîté, d’Aragon
Cavallaro Adrien
BORD DE L EAU
10,00 €
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EAN :9782356878953
Livre qui a paru sous le règne d'Elsa, mais [qui] a été commencé avant", La Grande Gaîté donne à lire, selon Aragon, "les poèmes qui sont le plus purement d'ordre émotionnel qu'[il] ai[t] jamais écrits". C'est que la composition de ce recueil méconnu, publié en 1929, d'une âpreté et d'une virulence sans égales dans l'oeuvre d'Aragon, est le témoin direct d'une grave crise amoureuse qui faillit emporter son auteur à Venise en 1928. Après un ensemble de poèmes où Aragon tire à boulets rouges contre le monde des "anciens combattants" et des "flaireurs de bidet" de l'entre-deux-guerres, la "contre-poésie" de La Grande Gaîté investit la grande lyrique amoureuse, dont, par son titre même, "Poème à crier dans les ruines" se réapproprie la tradition, en prenant les accents du désespoir le plus cru. "Tous deux crachons tous deux / Sur ce que nous avons aimé " : c'est par ces vers "blasphématoires" qu'il débute, se livrant à des expérimentations d'une grande originalité. Comprendre les modulations de ce ton si particulier de l'amour en ruine, en pénétrer les beautés violentes et les paradoxes : telle est l'ambition de cet ouvrage, qui voudrait aussi montrer à l'oeuvre un autre Aragon.
Nombre de pages
130
Date de parution
20/01/2023
Poids
144g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782356878953
Titre
L'Amour en ruine. Autour d'un poème de La Grande Gaîté, d’Aragon
Auteur
Cavallaro Adrien
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
121
Poids
144
Date de parution
20230120
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130,00 €
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Cet Aragon polémiste présente, à travers six décennies d’une pratique de critique, de poète et de romancier, une autre figure de l’un des plus grands écrivains du XXe siècle. Dès ses débuts surréalistes, Aragon s’est vu comme « celui qui ne hurle avec aucun loup », c’est-à-dire comme un provocateur solitaire, maître ironiste, parfois d’une grande virulence. Dans des textes souvent méconnus, d’une saveur particulière, empreints d’une surprenante drôlerie, cette verve polémiste trouve de multiples emplois, qui sont abordés dans les études ici réunies.
La réception de Rimbaud est traditionnellement envisagée sous l'angle du mythe, qui la ramène à une erreur d'interprétation collective. Le présent ouvrage entend réinterpréter un ensemble de grands textes consacrés à celui que Mallarmé appelait le « passant considérable » à l'aune d'une notion plus vaste, positive, propre à rendre compte de la naissance, de l'affermissement et de l'enrichissement extraordinaire de cette réception : le rimbaldisme. Celui-ci y est envisagé, dans une triple perspective théorique, historique et poétique, comme une langue critique de la modernité, fruit d'un dialogue intime entre l'oeuvre et ses lecteurs, et dont les avatars sont ici étudiés des grandes heures du symbolisme au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Cavallaro Adrien ; Doumet Christian ; Schellino An
Poète, écrivain, voyageur, archéologue et médecin de marine, Victor Segalen (1878-1919) est l'un des témoins majeurs du tropisme extrême-oriental qui traverse la littérature française au début du XXe siècle. Sa poésie, ses textes romanesques, ses récits de voyage disent à quel point l'empire chinois finissant fut pour lui une source d'inspiration. Mais de quel Orient nous parle Segalen, et qu'allait-il y chercher ? Quelle est la nature profonde de cette connaissance de l'Est que, dans le sillage de Paul Claudel, il semblait si soucieux d'approfondir ? Des sinologues, des critiques, des lecteurs, tous attachés par un lien fort à l'un des aspects de son oeuvre, tentent ici de répondre à ces questions.
Rajeunie mais aussi lestée d'une conscience historique nouvelle, la raillerie marque en profondeur la culture du XIXe siècle, comme la formidable effusion et l'expansion du "rire provocateur et insolent" libéré par la Révolution (Alain Vaillant, "Satire", Dictionnaire Rimbaud). Tout autant qu'une posture auctoriale, elle décrit une tournure d'esprit souple, dûment conformée aux visées d'une littérature ayant fait de la dénonciation tous azimuts de l'esprit de sérieux l'une de ses principales missions, presque sa vocation. Cette disposition à la blague et à la satire ne laisse pas indemne la poésie lyrique, terre d'élection du "rêve" depuis le romantisme. C'est ce que les articles de ce dossier se proposent d'illustrer, en se concentrant sur une série de poètes, des symbolistes jusqu'à Victor Hugo. Ce parcours à rebours, qui veut lui-même malicieusement railler la convention chronologique, entend prévenir une tentation de lecture téléologique qui concevrait la raillerie poétique dans les termes, inadéquats, d'un progrès. Il passe par Jean Moréas et Paul Adam, Laurent Tailhade, Tristan Corbière, Théodore de Banville et Charles Baudelaire, qui pratiquent et conçoivent la littérature tout à la fois en "rêveurs" et en "railleurs ".
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...