Phénoménologie politique de l'Europe. L'Union souveraine
Cauquil Xavier
L'HARMATTAN
31,50 €
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EAN :9782296091900
Après 60 ans d'existence mouvementée, quelle est au juste la dimension politique de l'Europe dans le monde d'aujourd'hui ? Que penser de l'expression de cette souveraineté politique de l'Europe qui s'actualise de manière si originale dans l'Union, à l'égard d'Etats qui sont à la fois initiateurs, acteurs et cibles du projet ? Le présent ouvrage de philosophie morale et politique a pour objectif de renouveler la conception et l'intelligence des relations qui se tissent sous nos yeux entre l'Union, les Etats membres et les populations européennes. Il mobilise la philosophie hégélienne afin de décrypter le cours de l'Europe par-delà des événements heurtés et contradictoires. Il s'emploie à faire surgir des éléments de réponse originaux aux questionnements contemporains au travers d'une enquête qui se donne à lire comme une intrigue policière. La réflexion s'articule en trois parties. Sont successivement présentées : l'étude de l'individualité Europe, au travers d'une partie intitulée la dialectique du marché ; ensuite l'analyse de son union à l'universel, au cours d'une partie consacrée à la dialectique de l'élargissement ; l'ensemble s'achève avec la dialectique du " Nous " européen, c'est-à-dire avec l'examen de l'éventuelle singularité de l'Union, fusion et dépassement - subsumption - de ces composantes individuelles et universelles.
Nombre de pages
305
Date de parution
15/10/2009
Poids
410g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296091900
Titre
Phénoménologie politique de l'Europe. L'Union souveraine
Auteur
Cauquil Xavier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
410
Date de parution
20091015
Nombre de pages
305,00 €
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Prise sous le feu d'un évènementiel caractérisé par le ballet des créations et des disparitions d'entreprises, la société civile n'entend pas bien les évolutions des différentes filières industrielles, elle perçoit mal la ligne de conduite des pouvoirs publics face au monde économique, elle s'interroge sur la place et le rôle de l'Etat dans un contexte de mondialisation marchande, tandis qu'elle voit ses attentes - par excellence : la prétention à l'exercice d'une activité professionnelle - quotidiennement déçues. La vitalité des territoires se borne-t-elle au maintien d'un solde positif entre ouvertures et fermetures ? Les responsables politiques n'ont-ils dès lors pour seul impératif que de se mobiliser en vue de l'attraction d'entreprises ? Est-ce là une affaire de ressort local ou central ? Les interrogations courantes au moyen desquelles l'articulation de l'économique et du politique s'envisage sont elles-mêmes chargées d'entraves : confusion entre attraction d'investisseurs et maintien de l'activité, connotation systématiquement positive donnée à l'ouverture d'un site et oubli de la dimension stratégique et concurrentielle de l'investissement, préséance de l'immédiat sur le moyen/long terme... En s'employant à rétablir l'investissement industriel dans sa triple dimension : spatiale, territoriale et temporelle, le présent ouvrage souhaite contribuer à la fourniture de nouveaux repères sur cet horizon mouvant ; il s'articule autour de l'examen général de la filière automobile en France et de la mise en question de plusieurs réalisations emblématiques françaises et étrangères, en particulier, la très récente et spectaculaire venue du japonais Toyota à Valenciennes.
Par une analyse minutieuse des traités depuis celui de Rome jusqu'aux dispositions contemporaines issues des versions consolidées du couple TUE/TFUE, l'auteur s'attache à restituer de manière vive et méthodique les mécanismes qui ont conduit au déploiement de l'Union européenne. En révélant la rationalité et la nécessité du développement de l'institution européenne, il s'emploie à traquer le fil conducteur qui permet de comprendre jusque dans l'actualité la plus récente l'occurrence simultanée de postures apparemment contradictoires : la promotion des lois du marché, de la concurrence libre et non faussée, et la multiplication de normes comme de règlements ; un élargissement envisagé jusqu'au cur du Caucase, et une évidente réticence à l'intégration de la Turquie ; un champion de la paix couronné d'un Prix Nobel en 2012, et un soutien financier majeur de l'arsenal militaire ukrainien dans le conflit engagé par le voisin russe, etc. Il s'interroge quant à la validité future des ressorts qui ont joué jusqu'ici. Peut-on se projeter dans l'avenir européen en dépassant les formes de confrontation et les risques existentiels qui se font jour à la fois au contact de la sphère d'influence russe comme à l'articulation avec le monde musulman ...
A ceux qui en ont assez d'un déclin ruminé de la France, aux particuliers comme aux responsables politiques ou aux dirigeants d'entreprises, cet ouvrage s'annonce comme un message d'espoir et d'audace. Non, la mondialisation des productions et des échanges, pas plus que les engagements dans la construction européenne ne signifient obligatoirement le repli ou l'incapacité d'une politique économique et industrielle française. Ils appellent au contraire une action publique renouvelée, aux orientations identifiables, cohérentes et concertées. L'Etat doit être le premier artisan et animateur d'un projet de société axé sur l'économie, ce nerf qui donne force au lien social. Par la promotion de la culture d'initier et d'entreprendre, par un pilotage administratif intelligent et juste, l'Etat seul peut calmer les doutes des concitoyens et rendre possible une expression pleine et confiante de leurs aspirations, de leurs résolutions, de leurs facultés créatrices. Parce qu'il y a mieux à faire que dissimuler ou geindre, voici quelques pistes à méditer pour demain ensemble mieux façonner la destinée commune du territoire et de ceux qui le peuplent.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...