Faire théâtre de tout. Espace, temps et place du spectateur
Caune Jean
THEATRALES
24,00 €
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EAN :9782842608408
Les transformations sociales et techniques qui affectent nos sociétés modifient et renouvellent les attentes vis-à-vis des fonctions culturelles et politiques du théâtre. Ce livre examine la place du spectateur. Cette dernière, construite par la mise en scène, est interrogée à la lumière de nouveaux usages culturels, dans tous ses aspects : comportement sensible, références partagées... Ces usages inscrivent le spectateur dans des pratiques culturelles caractérisées par la diversité et l'hybridation des formes et par l'accent porté sur l'acte de dire : l'énonciation. La représentation théâtrale n'est pas seulement un objet artistique qu'il s'agirait d'analyser dans ses éléments constitutifs et leur structuration. Elle est d'abord une relation sensible et intelligible entre la scène et la salle. La scène, comme lieu où l'acteur agit, où le corps se manifeste en action et où la parole naît. La salle, comme lieu où des spectateurs sont réunis pour participer à un événement : une rencontre. Lorsque cette dernière advient, elle crée un espace particulier, l'espace théâtral, à considérer comme un lieu de pratiques culturelles spécifiques.
Nombre de pages
221
Date de parution
08/07/2021
Poids
336g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782842608408
Titre
Faire théâtre de tout. Espace, temps et place du spectateur
Auteur
Caune Jean
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
336
Date de parution
20210708
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221,00 €
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Une esthétique de la communication devient nécessaire pour comprendre comment notre société, dite de communication, s'est emparée des phénomènes d'expression pour les matérialiser dans des dispositifs de réception qui atteignent la sensibilité du citoyen dans sa sphère privée. C'est pourquoi, après avoir abordé la relation entre phénomènes sensibles et le phénomène de l'expression, l'ouvrage présente les théories et concepts de la communication, à partir des phénomènes sensibles.
Les processus de développement culturel, avant d'être accompagnés par les élus politiques, sont d'abord le fait des acteurs culturels et artistiques. Ce texte examine comment les questions artistiques et culturelles ont été abordées, ou laissées en suspens, par les différentes municipalités qui se sont succédé, à Grenoble, depuis la fin des années quatre-vingt-dix. Les élus d'Europe Écologie Les Verts (E.E.L.V.), avec l'élection d'Éric Piolle, en 2014, ont voulu opérer une révolution culturelle. Ils ont bouleversé le paysage culturel de la ville et déconstruit un héritage au service d'une vision populiste des relations entre culture et politique.
Il n'est pas possible de penser la culture sans une pensée de l'art. Pas plus qu'on ne peut envisager l'art, dans ses diverses formes, sans le considérer à partir des attentes, des normes et des processus qui le font circuler dans l'espace public. L'auteur propose des moyens conceptuels pour franchir la frontière mobile entre l'art et son « arrière plan » culturel. Au-delà de la manifestation concrète et sensible de la forme artistique, le sens est à construire, par le récepteur, à travers une interprétation qui conjugue subjectivité et mémoire culturelle.
Le choc intime que provoque la représentation trouve son origine dans une certaine magie portée par l'art de l'acteur. Le théâtre commence lorsque les deux éléments fondamentaux, l'acteur et le spectateur, se retrouvent face à face, en interaction réciproque. Le mot-principe Acteur-Spectateur donne vie à la représentation. L'acteur, par sa position de médiation entre le texte et le spectateur, entre l'auteur et le metteur en scène, remplit l'espace vide de la scène. Le jeu de l'acteur vient se loger dans le blanc des mots. Il se donne à voir et à entendre dans les respirations et les ruptures du texte. La responsabilité de l'acteur est alors doublement engagée : sur le plan esthétique, dans le jeu de son corps en action, sur le plan éthique, dans la relation du jeu au spectateur.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.