Acteur-spectateur. Une relation dans le blanc des mots
Caune Jean
NIZET
35,00 €
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EAN :9782707812124
Le choc intime que provoque la représentation trouve son origine dans une certaine magie portée par l'art de l'acteur. Le théâtre commence lorsque les deux éléments fondamentaux, l'acteur et le spectateur, se retrouvent face à face, en interaction réciproque. Le mot-principe Acteur-Spectateur donne vie à la représentation. L'acteur, par sa position de médiation entre le texte et le spectateur, entre l'auteur et le metteur en scène, remplit l'espace vide de la scène. Le jeu de l'acteur vient se loger dans le blanc des mots. Il se donne à voir et à entendre dans les respirations et les ruptures du texte. La responsabilité de l'acteur est alors doublement engagée : sur le plan esthétique, dans le jeu de son corps en action, sur le plan éthique, dans la relation du jeu au spectateur.
Nombre de pages
222
Date de parution
03/05/2000
Poids
280g
Largeur
135mm
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EAN
9782707812124
Titre
Acteur-spectateur. Une relation dans le blanc des mots
Auteur
Caune Jean
Editeur
NIZET
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20000503
Nombre de pages
222,00 €
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Une esthétique de la communication devient nécessaire pour comprendre comment notre société, dite de communication, s'est emparée des phénomènes d'expression pour les matérialiser dans des dispositifs de réception qui atteignent la sensibilité du citoyen dans sa sphère privée. C'est pourquoi, après avoir abordé la relation entre phénomènes sensibles et le phénomène de l'expression, l'ouvrage présente les théories et concepts de la communication, à partir des phénomènes sensibles.
Les processus de développement culturel, avant d'être accompagnés par les élus politiques, sont d'abord le fait des acteurs culturels et artistiques. Ce texte examine comment les questions artistiques et culturelles ont été abordées, ou laissées en suspens, par les différentes municipalités qui se sont succédé, à Grenoble, depuis la fin des années quatre-vingt-dix. Les élus d'Europe Écologie Les Verts (E.E.L.V.), avec l'élection d'Éric Piolle, en 2014, ont voulu opérer une révolution culturelle. Ils ont bouleversé le paysage culturel de la ville et déconstruit un héritage au service d'une vision populiste des relations entre culture et politique.
Il n'est pas possible de penser la culture sans une pensée de l'art. Pas plus qu'on ne peut envisager l'art, dans ses diverses formes, sans le considérer à partir des attentes, des normes et des processus qui le font circuler dans l'espace public. L'auteur propose des moyens conceptuels pour franchir la frontière mobile entre l'art et son « arrière plan » culturel. Au-delà de la manifestation concrète et sensible de la forme artistique, le sens est à construire, par le récepteur, à travers une interprétation qui conjugue subjectivité et mémoire culturelle.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).