Mise(s) en scène de la répétition. Bergman, Dreyer, Ibsen, Strindberg
Cauly Olivier
L'HARMATTAN
18,50 €
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EAN :9782296969353
Dans sa provenance kierkegaardienne, la répétition n'est pas un concept de la pensée pure qui requiert une présentation mais ce qui appelle à une mise en scène plurielle à travers des individualités déterminées et des sphères d'existence qualitativement différentes. S'il s'inscrit dans l'éthique religieuse, ce concept vise particulièrement à exprimer l'action (drama, handling) intérieure et le mouvement par lesquels l'existence se rapporte à elle même et, au-delà, à l'absolu qui la décentre radicalement. Un tel concept-événement doit aussi bien pouvoir se raconter, se dire et se mettre en scène du point de vue de ce que Kierkegaard appelle la production littéraire. Cette esthétique de la répétition n'est jamais restée lettre morte dans le nord. Cette idée dramatique n'a cessé d'inspirer le théâtre (Ibsen, Strindberg) mais aussi le cinéma dans sa continuité et sa rupture avec le théâtre (Dreyer) comme dans sa volonté de pleine assomption de l'imaginaire renaissant à lui-même (Bergman). Au-delà du réel de l'existence qu'il problématise à la faveur de sa dramatisation, le concept de la répétition affecte la forme même de l'art qui doit mourir dans sa forme inauthentique pour renaître dans une forme renouvelée d'expression où l'imaginaire apparaît dans sa vérité dépouillée de son enveloppe mensongère : l'art né de la répétition est vérité. La répétition n'est pas seulement un principe spirituel au plan éthique mais ce qui, au plan esthétique, affecte l'art dans sa forme même.
Nombre de pages
171
Date de parution
12/03/2012
Poids
225g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296969353
Titre
Mise(s) en scène de la répétition. Bergman, Dreyer, Ibsen, Strindberg
Auteur
Cauly Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
20120312
Nombre de pages
171,00 €
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Résumé : Coménius (1592-1670) est universellement reconnu comme l'un des grands fondateurs de la science de l'éducation (" le Galilée de l'éducation " que célébrait Michelet) et comme le précurseur des grandes organisations internationales. Son ?uvre est cependant plus rarement reconduite à sa pensée directrice : la restauration du paradis et la sortie de ce qu'il nommait lui-même " le labyrinthe du monde " dans une Europe marquée par la guerre. La constitution d'une science de l'éducation et le projet final d'une réforme intégrale des affaires humaines ne sont pas séparables de la promesse de la réalisation de toutes les fins que l'homme se propose dans un monde rénové appelé à redevenir la cité universelle du genre humain. L'utopie éducative préfigurerait dès lors celle, théologico-politique, de la constitution finale d'un monde destiné à redevenir le paradis qu'il était. Bien que Coménius se défende de ne produire qu'une utopie dans le genre de celles qui ont précédé, la question est cependant de savoir si, pour reprendre le mot de Patocka, son ?uvre n'est pas placée sous le signe de "l'utopie de l'utopie" prenant la forme d'une science et d'un système traitant intégralement de toutes les affaires humaines. La constitution d'une science de l'éducation a de fait pour objet la production méthodique de l'école nouvelle conçue comme " atelier d'humanité " et comme " paradis renaissant ". Il n'en ira pas autrement en ce qui concerne l'avènement d'une nouvelle politique universelle puisque, de l'aveu même de Comenius, il a manqué avant tout aux hommes une méthode de la production de la paix.
Ces conférences prononcées à Copenhague en 1888-89 sont le premier essai consacré à l'oeuvre de Nietzsche. Elles sont ici présentées dans leur intégralité et comprennent les douze lettres que Nietzsche adressa à Brandes ainsi que l'annexe de 1900 faisant état de la virulence des réactions. Ces textes sont précédés d'un essai introductif consacré à la réception de Nietzsche en Scandinavie parmi les créateurs (Strindberg, Munch, Hamsun et Ibsen). A la faveur de cette interprétation, les concepts nietzschéens ont été mis en scène et figurés, c'est-à-dire pensés à la faveur de l'activité artistique : la volonté de puissance, le surhomme, l'antichristianisme, mais aussi l'éternel retour sont au coeur d'une dramaturgie qui a inauguré l'ère du tragique "moderne" (Strindberg).
Strindberg platonicien ? Le titre a de quoi intriguer. Le rapport à Platon est le plus souvent occulté par ceux, plus manifestes, qu'il entretint avec Schopenhauer et Nietzsche et qui ont fait l'objet de nombreuses études. Strindberg cependant le répète à de nombreuses reprises : nous vivons non seulement dans un monde de représentations mais dans "un monde de représentations de représentations" (Un livre bleu) qui témoignent de la perversion originaire à un monde vrai dont il ne nous reste que des réminiscences fulgurantes. La célèbre pièce Un Songe donnera à la mise en scène de la caverne par Platon un sens particulier : l'homme est le prisonnier d'un monde d'images dont la production reste pour lui une énigme que le philosophe-dramaturge ramène à la condition d'une perception originellement faussée : tout se passe comme si l'oeil prisonnier de la caverne orbitale était condamné à voir les choses à l'envers dans sa "chambre obscure" . Vivant dans un monde de signes ambigus et de faux-semblants à la trame si serrée que toute issue semble elle-même une image dans le décor, l'homme devient le prisonnier qui deviendra le somnambule dont il décrit lui-même les figures et leur évolution dans le temps : d'abord irréfléchi puis de plus en plus lucide et réfléchi pour déboucher sur une sagesse tissée par le chagrin et la résignation vers la fin de sa vie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.