Georg Brandes : F. Nietzsche, un essai sur le radicalisme aristocratique (1889). Précédé de La récep
Cauly Olivier
L'HARMATTAN
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EAN :9782343205250
Ces conférences prononcées à Copenhague en 1888-89 sont le premier essai consacré à l'oeuvre de Nietzsche. Elles sont ici présentées dans leur intégralité et comprennent les douze lettres que Nietzsche adressa à Brandes ainsi que l'annexe de 1900 faisant état de la virulence des réactions. Ces textes sont précédés d'un essai introductif consacré à la réception de Nietzsche en Scandinavie parmi les créateurs (Strindberg, Munch, Hamsun et Ibsen). A la faveur de cette interprétation, les concepts nietzschéens ont été mis en scène et figurés, c'est-à-dire pensés à la faveur de l'activité artistique : la volonté de puissance, le surhomme, l'antichristianisme, mais aussi l'éternel retour sont au coeur d'une dramaturgie qui a inauguré l'ère du tragique "moderne" (Strindberg).
Nombre de pages
192
Date de parution
11/12/2020
Poids
237g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343205250
Titre
Georg Brandes : F. Nietzsche, un essai sur le radicalisme aristocratique (1889). Précédé de La récep
Auteur
Cauly Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
237
Date de parution
20201211
Nombre de pages
192,00 €
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Dans sa provenance kierkegaardienne, la répétition n'est pas un concept de la pensée pure. L'esthétique de la répétition n'a cessé d'inspirer le théâtre (Ibsen, Strindberg), mais aussi le cinéma dans sa continuité et sa rupture avec le théâtre (Dreyer), comme dans sa volonté de pleine assomption de l'imaginaire renaissant à lui-même (Bergman). La répétition n'est pas seulement un principe spirituel au plan éthique, mais ce qui au plan esthétique affecte l'art dans sa forme même.
Coménius (1592-1670) est universellement reconnu comme l'un des grands fondateurs de la science de l'éducation (" le Galilée de l'éducation " que célébrait Michelet) et comme le précurseur des grandes organisations internationales. Son ?uvre est cependant plus rarement reconduite à sa pensée directrice : la restauration du paradis et la sortie de ce qu'il nommait lui-même " le labyrinthe du monde " dans une Europe marquée par la guerre. La constitution d'une science de l'éducation et le projet final d'une réforme intégrale des affaires humaines ne sont pas séparables de la promesse de la réalisation de toutes les fins que l'homme se propose dans un monde rénové appelé à redevenir la cité universelle du genre humain. L'utopie éducative préfigurerait dès lors celle, théologico-politique, de la constitution finale d'un monde destiné à redevenir le paradis qu'il était. Bien que Coménius se défende de ne produire qu'une utopie dans le genre de celles qui ont précédé, la question est cependant de savoir si, pour reprendre le mot de Patocka, son ?uvre n'est pas placée sous le signe de "l'utopie de l'utopie" prenant la forme d'une science et d'un système traitant intégralement de toutes les affaires humaines. La constitution d'une science de l'éducation a de fait pour objet la production méthodique de l'école nouvelle conçue comme " atelier d'humanité " et comme " paradis renaissant ". Il n'en ira pas autrement en ce qui concerne l'avènement d'une nouvelle politique universelle puisque, de l'aveu même de Comenius, il a manqué avant tout aux hommes une méthode de la production de la paix.