Cette étude essaie de suivre le cheminement de la question de l'homme dans la pensée de Thomas d'Aquin, sans jamais perdre de vue la question de la dimension politique de l'existence humaine, qui devient peu à peu la question centrale de cet ouvrage. Le théologien chrétien Thomas d'Aquin avait d'abord appris que l'homme est serviteur et fils de Dieu, tout entier consacré à un autre Royaume qui n'est pas de ce monde. Il apprend du philosophe Aristote que l'homme est obligé au monde. Alors Thomas élabore une anthropologie radicalement nouvelle qui, dans la culture médiévale, ouvre l'espace de la pensée moderne. A tel point que cette nouveauté anthropologique sera perçue comme scandaleuse et que, dans un premier temps, la communauté intellectuelle du XIIIe siècle la refusera et la condamnera. Ensuite la culture chrétienne l'apprivoisera et la domestiquera, en la déformant au point de la rendre inoffensive. Aussi faut-il faire effort pour débarrasser la pensée de Thomas de la tradition qui l'occulte et pour en retrouver la nouveauté. Cette pensée, qui s'efforce de penser l'homme, non seulement rend possible la pensée du monde, mais présente cette pensée du monde comme la seule manière de penser l'homme. Autant dire que la tâche de la pensée est infinie.
Nombre de pages
224
Date de parution
01/11/2003
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747518055
Titre
L'anthropologie politique de Thomas d'Aquin
ISBN
2747518051
Auteur
Cattin Yves
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20031101
Nombre de pages
224,00 €
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Hegel est le penseur de la simplicité. Simple est le commencement pur, le vide pur, être, autrement rien. Mais la conscience se tient sous le signe du Deux, de la scission en deux : là commence son expérience, son chemin de simplification. La pensée qui le recueille, avec son sacrifice, l'effacement de soi en lequel elle commence, ne sont jamais impersonnels, ils se concentrent dans la simplicité de la décision, à chaque fois la plus personnelle, par laquelle il est fait accueil à tout ce qui est, dans la noblesse du laisser être, la hauteur du regard qui laisse en son rayon tout ce qui est aller de lui-même, à travers son intime contradiction, à son sens ultime. Le chemin de la pensée, celui de la négativité la plus dure, est celui de la sérénité, il va de la simplicité de l'être à la simplicité de l'esprit, de l'apparaître initial qui s'appelle conscience à la manifestation absolue, de tout ce qui est fini jusqu'à la profondeur infinie de son accomplissement. Sur un tel chemin, la simplicité vraie sera la simplicité profonde du concept, la personnalité pure, la plus dense, la plus intense. Méditant la manifestation, la phénoménologie hégélienne n'aura cessé de méditer un tel chemin vers la profondeur, le chemin vers la simplicité.
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