Mésentente cordiale. Les Anglais vus par les Français au tournant du XXe siècle
Cattanéo Bernard
L'HARMATTAN
20,00 €
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EAN :9782343215402
En avril 1904, la France et l'Angleterre scellaient une alliance qui a marqué l'histoire : l'"Entente cordiale". En 1914 et en 1940, on en vit les heureuses conséquences avec le soutien immédiat de Londres aux Français engagés dans la Première Guerre mondiale puis à la France Libre du général de Gaulle. Pourtant, à l'époque, l'idée d'un rapprochement entre les deux soeurs ennemies était décriée. Pendant des siècles, les Français détestèrent et jalousèrent en même temps leurs voisins d'Outre-Manche, tout en suivant la mode venue d'Angleterre, en copiant les comportements britanniques et en admirant l'efficacité de ces étranges bipèdes. L'histoire, la littérature, les voyages et la psychologie des peuples montrent combien la problématique de ces relations ambivalentes est complexe. A l'heure du Brexit, une plongée dans le passé tourmenté des relations franco-anglaises est utile pour mieux comprendre leur enjeu.
Nombre de pages
174
Date de parution
24/12/2020
Poids
237g
Largeur
135mm
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EAN
9782343215402
Titre
Mésentente cordiale. Les Anglais vus par les Français au tournant du XXe siècle
Auteur
Cattanéo Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
237
Date de parution
20201224
Nombre de pages
174,00 €
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Il y a vingt ans que tout a commencé. Nous étions dans la touffeur de l'été, en l'année du Seigneur 1153, et un soleil étincelant écrasait de lumière l'antique val d'Absinthe. Pourquoi me trouvais-je là, au seuil de l'abbaye, prêt à franchir pieusement le vieux porche de Clairvaux, moi qui ne rêvais que joutes et tournois, combats de chevalerie, conquêtes de belles dames? Fils aîné d'un croisé de Terre sainte revenu couturé, blessé, quasi exsangue, mystique de surcroît, radoteur, assommant, je ne voulais à aucun prix abandonner les querelles de chien fou, les songeries d'amour, les ripailles joyeuses que promettait à ma jeunesse mon prochain adoubement. Les histoires de moines, de Sépulcre ou d'éternité ne me concernaient ni de près ni de loin... ". Pourquoi le jeune seigneur de Villeferry choisit-il de tout quitter par fascination pour Bernard de Clairvaux, réformateur de l'ordre cistercien ? Quelle folie l'entraîne sur les chemins de Dieu? Sensible, ce récit imaginaire plonge dans le sillage d'un des grands maîtres spirituels de l'Occident.
Marcel Ferrand est un jeune Parisien des années trente au tempérament de feu et aux rêves ardents. Mais sa vie, d'abord tranquille, ne se déroulera pas comme il l'imaginait. Enfant d'une famille modeste et pieuse, il s'imagine prêtre et, à partir de là, il engage un grand combat intérieur. Quand la guerre éclate, Marcel a 18 ans et l'Occupation bouleverse son existence. Emporté dans un maelström d'émotions, de tentations et de souffrances, il va renier sa foi et choisir de rechercher, en ces temps troublés, tous les plaisirs de la vie. Pourtant, à la Libération il se reprend et décide d'entrer au séminaire. C'est à partir de là que tout se délite et il va être entraîné, en partie par sa faute, sur des chemins obscurs, tragiques, mortels, au risque de se perdre à jamais.
Dès sa petite enfance, le mystère de la foi s'imposa à François Mauriac comme une colonne vertébrale. Ce n'était pas un élan mystique dont le mouvement aurait fait chavirer son c?ur. C'était la conviction que le Christ transfigurait par sa présence l'existence de l'homme dans sa totalité, qu'Il l'aimait parce qu'Il le sauvait, et qu'Il incarnait Son amour dans les tourments du péché.
Jean Paul II, durant les JMJ 97 à Paris, au cours de la béatification de Frédéric Ozanam (1813-1853), a rappelé aux chrétiens l'urgence de l'engagement social. Ozanam était convaincu en effet que la question sociale n'est pas d'ordre purement économique, ni strictement politique, mais qu'elle relève d'un regard de Foi porté sur l'homme. Fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, Frédéric Ozanam donna le signal de l'action populaire chrétienne. Que ses exhortations, pressantes et lumineuses, suscitent des initiatives nouvelles dans le combat pour la justice et la charité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...