Visions de Mandiargues. Modernité, avant-garde, expériences
Castant Alexandre ; Tokarska-Castant Iwona
FILIGRANES
24,99 €
Epuisé
EAN :9782350465050
Dans Visions de Mandiargues, essai sur André Pieyre de Mandiargues (1909-1991), écrivain, poète, critique d'art, surréaliste de la seconde génération et auteur passionné par l'image dont il a constamment irrigué son écriture, sont d'abord invités les oeuvres ou les témoignages de ses contemporains : écrivains (André Breton, Alejandra Pizarnik, William Burroughs), artistes et plasticiens (Leonor Fini, René Magritte, Wifredo Lam), photographes (Hans Bellmer, H. Cartier-Bresson, M. Ray) ou cinéastes (M. Antonioni, W. Borowczyk, N. Kaplan). Mais aussi, au fil de brèves liaisons imaginées et contre toute attente, apparaîtront les citations d'oeuvres d'artistes contemporains dont l'univers, à de multiples égards, propose un reflet de son esthétique dans le champ de la peinture et des plasticiens (C. Lévêque, D. Reed, P. Taaffe), de la photographie (M. Aballéa, D. Roche, H. Sugimoto), de la vidéo (K. Anger, Eija-Liisa Ahtila, B. Viola), du théâtre (Jan Fabre, Jacques Vincey, Krzysztof Warlikows
Nombre de pages
191
Date de parution
20/10/2020
Poids
520g
Largeur
230mm
Plus d'informations
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EAN
9782350465050
Titre
Visions de Mandiargues. Modernité, avant-garde, expériences
Auteur
Castant Alexandre ; Tokarska-Castant Iwona
Editeur
FILIGRANES
Largeur
230
Poids
520
Date de parution
20201020
Nombre de pages
191,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Journal audiobiographique propose une petite histoire du son dans les arts contemporains : c'est-à-dire du son dans le corpus ouvert des arts plastiques, du cinéma, mais aussi de la radiophonie. Sur le principe du " journal ", qui donne son titre au livre et qui le structure, la plupart des 23 textes (articles ou entretiens) de ce Journal audiobiographique ont connu une publication ou une première présentation antérieures en revue ou catalogue lors des 10 dernières années. Depuis, ces textes ont été pour la plupart remaniés, fondamentalement ou en surface. Journal audiobiographique est donc un recueil d'articles de critique d'art et d'entretiens avec des artistes réorganisés en 4 chapitres thématiques : - le chapitre " Journal audiobiographique " est consacré à l'art radiophonique (au journal sonore du Testament d'Orphée de Cocteau, à Jonas Mekas et Laurie Anderson, à l'exposition David Bowie Is de Londres...) - le chapitre " Arts sonores " au son dans les arts plastiques (l'oeuvre vidéo de Tania Mouraud, les paysages sonores d'Alexandre Joly, Vinyle de Christian Marclay...) - le chapitre " Cinémas " explore la notion de plasticité du son au cinéma, dans le cinéma des artistes plasticiens (le son dans les films d'Alain Robbe-Grillet, dans Basquiat de Julian Schnabel, dans Zidane, un portrait du XXIe siècle de Douglas Gordon, dans le cinéma de Vincent Dieutre...) - le chapitre " Elégie " est une réflexion sur une esthétique contemporaine de l'invisible et de l'immatérialité (notamment Une Histoire de vent de Joris Ivens et Marceline Loridan...) Un parcours critique sonore, hors chronologie, presque spatial, qui propose une réflexion sur l'expérience de l'écoute.
Pour composer ce récit polyphonique sur la Grande Guerre, cinq voix s'ajustent constamment. Celle d'un soldat dont les quatre années dans les tranchées sont autant le cauchemar que les signes d'un destin fait d'indigence, puis d'ascension sociale. Il y a aussi un narrateur qui, dans une ancienne maison familiale, relaie la mémoire de ce "Poilu" et, pour cela, part sur les traces, visuelles et littéraires, de son histoire. Il y a Thomas, critique d'art : il tient "en dilettante" un journal du centenaire de la Grande Guerre. Il y a encore la maison de famille de cette histoire insituable, mais figée dans une lumière fantomatique et pastorale (languedocienne ? cévenole ? ardéchoise ? ). Enfin, tel un fil d'actualité, des chroniques éditoriales des commémorations du centenaire sont intercalées. Dès lors, cinq voix construisent, dans un monde sensible et sa tragédie, une élégie pour l'humanité, d'hier et d'aujourd'hui.
Parce que j'étais idéaliste, et parce que les utopies de l'histoire avaient tourné le dos à ma génération, et parce que, aussi, l'une des dernières figures possibles du lyrisme semblait résider dans le journalisme sur l'art, sa contemporanéité et sa saisie fulgurante, quasi poétique de l'instant, de l'éphémère dont il devenait alors le laboratoire d'une forme de fièvre. Parce qu'il sera toujours un temps où la presse écrite représentera une contre-culture, quelque chose comme une résistance politique à l'homogénéisation de masse des idées et des signes, et parce que je croyais aux aspirations profondes, qui venaient des revues des avant-gardes artistiques de l'entre-deux-guerres, et de celles des années 1960, et aussi d'un engagement dont le fer de lance, avant tout engagement, précisément, était le style... Pour toutes ces raisons, que ces articles pourraient un jour construire une aventure autonome, fragmentaire et aléatoire, hétérodoxe et subjective de l'histoire de la photographie m'était vite venu à l'esprit... Ce livre en est l'histoire... Ecrans de neige réunit donc des articles, des entretiens ou des chroniques sur la photographie parus dans des revues, des critiques d'art liées à des expositions, des écrits sur les relations entre la photographie, la littérature et le cinéma qui, saisis dans le mouvement de ces vingt dernières années, procèdent, aussi, du passage à l'ère de la dématérialisation des supports des images, leur mutation.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.