D'art et d'argent. Les artistes et leurs clients dans l'Europe du Nord, XIVe-XVe siècles
Cassagnes Sophie
PU RENNES
21,00 €
Impression à la demande
EAN :9782868475732
Les fastes des riches marchands de Londres et d'Anvers, les splendeurs architecturales et picturales de Bruges, l'étonnante vivacité dont font preuve les reconstructeurs d'églises du royaume de France, sont autant de preuves de la vitalité de l'Europe du Nord-Ouest à la fin du Moyen Âge. Tandis que la Méditerranée brille de ses derniers feux à l'orée d'un automne rutilant, les villes du Nord, plus modestes, témoignent d'un dynamisme conquérant. Leurs artistes n'occupent pas le devant de la scène. Leurs existences sont moins tapageuses que celles d'un Léonard de Vinci et d'un Michel-Ange ; pourtant, elles évoquent un printemps de l'art, une Renaissance nordique qui n'est pas un feu de paille. L'Europe des XIVème et XVème siècles est fortement ancrée dans la tradition médiévale mais aussi tendue vers la modernité. L'Eglise y conserve un rôle important mais la société change. Elle est dominée par la figure du prince. Désormais, la cour donne le ton. Elle met en place ses rituels et ses mythologies. La cour des Grands Ducs d'Occident est imitée dans toute l'Europe. La noblesse est obligée de s'adapter à ces évolutions, engagée dans une compétition perpétuelle avec les nouveaux riches qui menacent son statut. Le luge et le paraître ne sont plus seulement son monopole. De riches marchands, des officiers influents les revendiquent aussi. Insérés dans le milieu de l'artisanat, les créateurs d'art participent à cette histoire. Ont-ils conscience de leur spécificité ? Pour certains d'entre eux, cela ne fait aucun doute. Jan van Eyck, Rogier van der Weyden et Jean Fouquet ont fréquenté les élites de la cour, les riches prélats et les puissants de leur époque. Ils en ont reçu des marques de considération et d'estime. Leur réussite économique et sociale, leur poids dans la société urbaine sont suffisants pour répondre de leur assurance. Certes, ils n'ont pas écrit leurs mémoires comme quelques artistes italiens ; ils ont fait mieux, ils ont peint leur autoportrait. C'est avec leurs outils de peintres qu'ils ont laissé, par-delà les siècles, un témoignage de leur valeur.
Nombre de pages
279
Date de parution
22/03/2001
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782868475732
Titre
D'art et d'argent. Les artistes et leurs clients dans l'Europe du Nord, XIVe-XVe siècles
Auteur
Cassagnes Sophie
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20010322
Nombre de pages
279,00 €
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Cassagnes Sophie ; Delporte Christian ; Miroux Geo
Pour la première fois, un manuel présente à un large public l'analyse des documents iconographiques en histoire. Il ne s'agit pas ici de contempler des ?uvres d'art, d'en apprécier seulement la forme ou le style, mais d'utiliser l'image comme l'un des supports de la connaissance historique, au même titre que le texte. L'ouvrage groupe les quatre périodes de l'histoire, à la fois pour mettre en valeur les constantes dans la démarche du commentaire de documents figurés et pour en distinguer les particularités chronologiques. L'usage et la lecture de l'image ont en effet évolué au cours du temps : il convient de connaître les règles qui ont prévalu à chaque époque si l'on veut parfaitement maîtriser les nouvelles techniques proposées. Prolongeant une grille d'analyse générale par une série d'exemples concrets, l'ouvrage permettra d'aborder, avec une méthode, l'explication du document iconographique, des premiers cycles universitaires jusqu'à la préparation du CAPES et de l'Agrégation.
S'il est un mystère dans l'histoire de la littérature, c'est celui du poète appelé pour la postérité François Villon ( né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet " écolier " de génie, né l'année où Jeanne d'Arc, " la bonne Lorraine ", a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit " la conscience de soi " dans nos lettres ? C'est à ce paradoxe unique ? un poète dont on ignore jusqu'à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre ? que s'attelle Sophie Brouquet avec une connaissance exceptionnelle du XVe siècle. L'occasion de visiter avec elle le cimetière des Innocents, de s'interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L'occasion surtout de comprendre la destinée d'un homme qui n'a cessé d'inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs. Une biographie enfin exhaustive à l'usage de ceux que François Villon, l'insoumis par excellence, appelait ses " frères humains ".
La culture et l'art sont au c?ur des préoccupations de nos contemporains. Cet appétit culturel se tourne aussi vers le patrimoine légué par les époques antérieures et rencontre inévitablement l'héritage médiéval, si présent en France. Cette courte synthèse se donne pour mission de situer les lieux de formation de la culture et de l'art, leurs modes de transmission ainsi que leur finalité selon les publics. Le Moyen Age est une période beaucoup trop longue pour ne pas avoir connu des évolutions importantes, notamment dans le domaine culturel. C'est pourquoi au sein même des thèmes retenus, les principales étapes chronologiques ainsi que la géographie des phénomènes culturels et artistiques seront soulignés.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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