AMBIVALENCES DU RISQUE - REGARDS CROISES EN SCIENCES SOCIALES
CARTUYVELS Y
FUSL
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EAN :9782802801818
Le concept de risque est un terme ancien, qui viendrait, via l'italien risico ou l'espagnol riesgo, du latin resecumqui signifie ce qui coupe. Comme menace, le risque est étroitement associé au régime de l'assurance depuis le XVIe siècle. Depuis, il n'a cessé de se developper comme mode de gouvernementalité des hommes et des populations. Ces dernières années, société du risque et principe de précaution ont fait leur apparition, pour dési-gner une nouvelle génération de dangers non prévisibles et non assurables, mais sans doute aussi pour souligner un changement assez significatif de notre rapport à la science, aux normes et à la responsabilité dans le cadre de société dites "réflexives" . Mais depuis Pascal et son célèbre pari, le risque est aussi valeur positive, synonyme de choix en contexte d'incertitude. Dans cette dimension, le risque en tant que prise de risquerenvoie à la part de liberté et de responsabilité que tout homme est condamné à assumer. Alea iacta est... Qu'est-ce que le risque ? Que signifie société du risque ? Quels changements dans les modes de gouvernementalité le concept de risque introduit-il dans les politiques publiques (sociales, pénales, familiales, de la santé)? Quels enjeux philosophiques le risque pose-t-il dans des sociétés victimaires qui font volontiers l'apologie de l'homme précautionneux et l'éloge du risque zéro ? C'est autour de ces questions qu'est construit cet ouvrage, fruit d'un séminaire de deux ans mené par le Réseau Interdisciplinarité et Société (RIS) aux Facultés universitaires Saint-Louis.
Date de parution
19/03/2008
Poids
893g
Plus d'informations
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EAN
9782802801818
Titre
AMBIVALENCES DU RISQUE - REGARDS CROISES EN SCIENCES SOCIALES
ISBN
2802801813
Auteur
CARTUYVELS Y
Editeur
FUSL
Largeur
0
Poids
893
Date de parution
20080319
Disponibilité
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Star Academy, objet d'études universitaires, est-ce bien sérieux ? Les contributeurs à cet ouvrage, issus de différentes disciplines en sciences humaines, en ont fait le pari ! Fruit d'un travail mené dans la bonne humeur, ce livre n'a pour ambition ni de critiquer vertement Star Academy, ni d'en faire l'apologie béate : loin de tout jugement moral catégorique sur une émission de télé-réalité qui alimente divers fantasmes, les auteurs proposent la confrontation de regards croisés, un dialogue interdisciplinaire à partir d'un objet ludique et plutôt inhabituel pour eux. Les diverses contributions proposent une lecture de l'émission à partir des cadres de leur discipline : que peuvent dire de Star Academy l'anthropologie, la criminologie, le droit, l'économie, la psychanalyse, la science politique, la sociologie ou la statistique ? Prenant appui sur un objet matériel commun, l'ouvrage est donc aussi une introduction didactique à différentes disciplines des sciences humaines. A ce titre, il constitue un support original pour des enseignants, notamment de la fin du secondaire, soucieux d'éclairer les élèves des classes terminales sur les questionnements et les démarches de l'anthropologue, du criminologue, de l'économiste, du juriste, du psychologue, du sociologue, du politologue ou du statisticien...
Bailleau Francis ; Cartuyvels Yves ; Dünkel Friede
Le XXe siècle a vu l'émergence en Europe d'une justice des mineurs spécifique s'autonomisant de la justice pénale des adultes. À partir de l'exemple américain, s'est dessiné à la fin du XIXe siècle, à des rythmes différents et selon des modalités propres à chaque pays, un modèle de justice tutélaire à vocation préventive et éducative. Cette approche solidariste de la délinquance des mineurs était fondée sur l'idée que tous les enfants, quel que soit l'acte commis, font partie de la communauté nationale qui est liée à eux par un devoir d'éducation et d'intégration dans le monde des adultes. En rupture avec le modèle régalien de la justice pénale fondé sur la punition tarifée d'un délit, une justice paternelle se met ainsi en place dans les pays européens durant la plus grande partie du XXe siècle, tant pour contrôler les germes de la déviance juvénile et encadrer la pépinière des classes dangereuses que pour traiter et moraliser les jeunes déviants et les réintégrer dans la vie sociale. Oscillant entre des objectifs de solidarité et de normalisation, d'assistance et de contrôle, cette " justice de cabinet " - plus souple et moins formelle que la justice pénale des adultes - s'organise généralement autour d'un magistrat spécialisé, le juge des mineurs fréquemment détenteur d'un pouvoir procédural d'exception. Cette orientation est aujourd'hui largement remise en question dans un contexte marqué par la question de la sécurité des personnes et des biens, par l'émergence d'un modèle de prévention et de réduction des risques sociaux qui induit une plus grande sensibilité aux comportements déviants ainsi qu'à leurs conséquences pour les victimes, mais aussi par une plus grande importance attachée à la question des droits du mineur en justice. Dans de nombreux pays, le contrôle et l'invisibilisation des jeunes à risques deviennent ainsi prioritaires tant pour répondre aux exigences supposées des " vraies " victimes de la délinquance que pour satisfaire les attentes présumées de l'opinion publique bien que, comme le souligne Lina Caraceni, la question reste posée de l'efficacité des interventions judiciaires à caractère correctionnel-répressif qui privilégient la ségrégation comme instrument efficace de prévention et de renforcement de l'ordre social. Face à cette évolution, les autorités politiques et judiciaires des neuf pays européens représentés ici (Écosse, Angleterre et Pays de Galles, Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, France, Espagne, Portugal) n'ont pas choisi systématiquement les mêmes voies. Toutefois, une orientation relativement dominante semble amorcer aujourd'hui un retour vers une approche libérale qui tend à faire de la responsabilité du mineur au regard de l'acte commis le socle de l'intervention, contribuant à effacer la spécificité du traitement des mineurs au nom du respect de l'ordre public ou de son apprentissage.
Bailleau Francis ; Cartuyvels Yves ; De Fraene Dom
Ces dernières années, le fonctionnement de la Justice pénale des mineurs en Europe a connu de profondes transformations. S'appuyant sur une recherche comparative entre huit pays européens et deux pays extérieurs (Canada et Turquie), cet ouvrage fait le point sur ce sujet sensible : le traitement judiciaire de la délinquance des jeunes. Si des évolutions différenciées se laissent percevoir en fonction des différences culturelles, nous retrouvons dans les différents pays concernés, d'une part, un contexte commun marqué par les défis de la mondialisation, l'influence d'un modèle économique à caractère néolibéral caractérisé par l'affaiblissement de l'État et une remise en cause de la mutualisation des systèmes de protection sociale, l'accroissement de la vulnérabilité sociale et économique des jeunes ; d'autre part, une dramatisation de la thématique de la délinquance juvénile et la tentation d'une pénalisation accrue des comportements déviants sous l'influence d'un courant néoconservateur. Ces différents éléments orientent les réformes en cours de la justice des mineurs, tant au stade de la criminalisation primaire que secondaire, même si des différences existent selon les traditions culturelles propres à chaque pays. L'objectif est ici de dégager tant les convergences entre les divers systèmes de justice des mineurs, soumis à des développements politiques et sociaux communs, que les divergences ou différences liées aux particularismes culturels des sociétés concernées.
Ce volume reproduit les actes du Colloque organisé aux Facultés universitaires Saint-Louis les 3 et 4 mai 1974 en hommage à Mgr Van Camp. Il veut apporter une contribution aux problèmes de la rencontre inter-disciplinaire en sciences humaines. Trois domaines sont abordés : Psychanalyse et création littéraire et plastique. Epistémologie des sciences sociales. Réflexion philosophique sur l'égalité en droit et en morale. Littéraires, économistes, sociologues, juristes, psychanalystes et philosophes y trouveront matière à réflexion et à discussion.
Mort pour nos péchés". Cette antique formule exprime le sens que prend pour la foi l'événement historique de la mort de Jésus. Elle est liée à un ensemble de catégories archaïques (sacrifice, expiation, substitution, rachat, rédemption, etc.) dont l'homme contemporain ne semble plus pouvoir faire usage. Comment faut-il donc la comprendre aujourd'hui ? C'est à cette question que tente de répondre ce volume, résultant d'une session théologique pour enseignants et universitaires, tenue en 1975 à l'Ecole des sciences philosophiques et religieuses des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles. La démarche est pluridisciplinaire et comporte quatre moments : enquête exégétique, analyse anthropologique, ethnosociologie des religions et réflexion théologique.