Par l'auteur d'En bas, qui fait l'admiration d'Henri Michaux, voici un savoureux récit mi-autobiographique mi-fantastique, qui emprunte à l'alchimie (du noir au blanc en passant par le rouge) la symbolique de son parcours. C'est un roman d'initiation ou d'apprentissage, mais à la vieillesse: comment trouver le bon rythme de la vie quand on a 99 ans, qu'on n'a jamais compris rien à rien, et qu'on est enfermé dans une sorte de Disneyland délavé, univers asilaire que d'autres appellent un home pour personnes âgées? La drôlerie irrépressible du texte emprunte à Lewis Carroll et à Swift; elle est surtout tissée d'humour noir. André Breton ne s'y était pas trompé, qui choisit autrefois un conte de Leonara Carrington pour illustrer son Anthologie de l'humour noir.
Nombre de pages
220
Date de parution
26/10/1993
Poids
145g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080703972
Titre
LE CORNET ACOUSTIQUE
Auteur
Carrington Leonora
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
145
Date de parution
19931026
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je n'ose pas dire que je crois en l'évolution car je ne suis plus si certaine que j'existe. Mais pour une possible évolution, l'amour est nécessaire comme la respiration."
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.