Le récit que nous lisons paraît après de longues années de silence. Pour mesurer la difficulté et le courage de l'aventure collective - témoignage puis écriture -, il faut savoir que ces trois femmes, au seuil de leur vie d'adulte, - ce moment de la vie où éclatent l'espérance et l'utopie - ont vécu une cassure dans leurs corps et leur âme : l'horreur de la répression, de la torture, de l'exil. Elles n'ont pas pu témoigner, mettre en mots, dénoncer, puis construire un récit de ce qu'elles ont subi que de nombreuses années après les faits. Elles écrivent aujourd'hui à plus de cinquante ans. Qu'elles mesurent dans leur corps, les séquelles des tortures. Qu'elles constatent chez leurs enfants et leurs petits-enfants les traces de la répression. Il faut savoir qu'elles ont porté le poids des absents, qu'elles ont témoigné pour ceux qui ne pouvaient parler, pour ceux qui gardent le silence - parce que c'était trop dur, dangereux, enfoncé dans l'ordre de l'indicible - et aussi parce que beaucoup sont morts assassinés. Elles désirent comprendre que la mort de leurs camarades et leur vie a un sens pour elles, pour leurs enfants et leurs petits-enfants, qu'il a un sens pour la reconstruction, le changement du Chili !
Nombre de pages
262
Date de parution
21/11/2013
Poids
410g
Largeur
155mm
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EAN
9782343007908
Titre
Les murs du silence. Récit de trois femmes chiliennes, violence, identité, mémoire
Résumé : Qu'est-ce que les fausses nouvelles (fake news) ? Et qui les crée ? Sur Internet et les réseaux sociaux, on trouve quotidiennement des images et des vidéos manipulées, des théories du complot, des hypertrucages (deepfake) et des robots (bots) qui tentent de nous piéger. En plus, nous pouvons être complices sans le savoir et contribuer au chaos de la désinformation. C'est pourquoi il est nécessaire d'avoir des outils pour vérifier ce qui est vrai et ce qui est faux. Dans ce documentaire, Nereida Carrillo donne des explications éclairées à propos de tout ce qui entoure la désinformation. Elle outille le lecteur afin qu'il devienne alerte et critique face au flot d'informations qui lui est proposé. Les illustrations d'Alberto Montt, à la fois drôles et conceptuelles, appuient le texte avec une vive intelligence.
Dire quelque chose de cette advenue divine au coeur de l'humain, mais hors de la précipitation d'un langage convenu qui brandirait la foi comme une évidence. Se tenir plutôt dans la longue patience du veilleur. Raconter l'énigme de la Présence, dans l'humilité d'une parole qui consent d'abord à rejoindre le silence pour écouter ce dont elle est la trace. Vivre est une traversée vers l'inépuisable, une sortie - hors de la petitesse où confine la souffrance - vers l'incandescence d'un amour venu trembler un jour, dans le visage du Galiléen. Ces pages se voudraient de simples compagnes de traversée. De semaine en semaine. Pas loin d'un viatique au sens premier de « provisions pour le voyage ».
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.