La politique de la stupéfaction. Pérennité de la prohibition des drogues
Carrier Nicolas
PU RENNES
19,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753505919
L'usage des drogues est (politiquement) présenté comme un libre choix. Les stratégies préventives visent la dissémination d'informations dont il appartient à l'individu d'en faire un usage éclairé pour gérer les risques associés aux usages, cependant que le pouvoir et la force du pénal sont utilisés pour montrer que certaines décisions ne sont pas "éclairées". Même informées par le pouvoir pénal du "mauvais choix" que représente la consommation de certaines substances, des personnes font ce choix; il faut alors les punir pour leur bien (i.e. pour qu'enfin elles fassent les choix qui sont éclairés), et pour le bien de la société. Politique de la stupéfaction: contemporaine incapacité à abandonner les mots et les maux du droit pénal pour parler et agir au sujet des "stupéfiants'. Cet ouvrage propose une interprétation très novatrice - et critique - des politiques de prohibition. L'auteur n'oppose pas comme de coutume les politiques de répression et les politiques de prévention et de soins. Il montre au contraire comment le champ thérapeutique et diverse., mesures de réduction des pratiques toxicomaniaques se placent sur un terrain qui a pour but de renforcer le système actuel de criminalisation. La question de l'usage des drogues ouvre la porte à la reptile d'une question beaucoup plus large et conduit à un réexamen, systématique de la sociologie du droit En centrant son analyse sur la grammaire juridique de la criminalisation Nicolas Carrier nous contraint à repenser de fond en comble la question des nonnes sociales. Cette recherche est solide, très riche et l'auteur, qui entend renouveler profondément la sociologie du droit, a les moyens de son ambition. Ce texte est tout sauf u n" essai: un grand livre de sociologie. Jean-Manuel De Queiroz, Professeur émérite, Université de Rennes 2 Haute-Bretagne Biographie: Nicolas Carrier est professeur à l'Institute of Criminology and Criminal Justice, Carleton University (Canada)
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
376
Date de parution
10/04/2008
Poids
685g
Largeur
153mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753505919
Titre
La politique de la stupéfaction. Pérennité de la prohibition des drogues
Auteur
Carrier Nicolas
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
685
Date de parution
20080410
Nombre de pages
376,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Dans la tradition française des monographies d'histoire rurale, auxquelles notre connaissance de la société médiévale est redevable de quelques-uns de ses principaux progrès, la vie en haute montagne au Moyen Age est ici, pour la première fois, objet d'enquête en tant que telle. Le cadre de l'enquête est prestigieux, puisqu'il s'agit des montagnes les plus célèbres d'Europe, le massif du Mont-Blanc et ses alentours. Les rythmes comme immuables des travaux des champs, de l'inalpage et de la désalpe sont retracés, mais aussi les grandes évolutions qui ont marqué les derniers siècles du Moyen Age, de la mise en valeur de la montagne par les paysans encadrés par les moines et les seigneurs laïques, à la mystérieuse révolte des " robes rouges " de 1492, en passant par les terribles épidémies de peste de la mi-XIVe siècle. Car l'histoire de la montagne n'est pas une histoire immobile. Mais le vrai sujet du livre, c'est la vie communautaire, d'autant plus active que sont plus rudes les conditions de la vie montagnarde, et cependant étroitement contrôlée par un pouvoir seigneurial qui reste fort jusqu'à l'extrême fin du Moyen Age.
Le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande forment le coeur du royaume de Bourgogne, qui remonte originairement à l'installation des Burgondes au Ve siècle et dont le souvenir s'est conservé jusqu'à la fin du Moyen Age. Malgré les bouleversements que ces régions ont pu connaître dans l'intervalle, les sources y font constamment référence au clivage entre les hommes libres et les hommes asservis. Le royaume de Bourgogne est donc un terrain d'observation privilégié pour considérer les avatars successifs de la servitude au long du millénaire médiéval et pour proposer une réponse à la question controversée des origines et de la nature du servage. A l'esclavage encore codifié dans les lois burgondes succède en effet le servage, qu'on peut faire remonter au VIIIe siècle. C'est une servitude nouvelle dont l'esclavage est le modèle plutôt que la source, et qui consiste à considérer dans certaines circonstances que les paysans sont la propriété au seigneur dont ils dépendent. Car les seigneurs utilisent dorénavant le vocabulaire et le droit de la servitude en les appliquant à des réalités qui ne sont plus celles de l'esclavage. Aux XIe-XIIe siècles, le servage a pour fonction de répartir et hiérarchiser leurs droits de juridiction sur leurs dépendants. A la fin du Moyen Age, il leur sert surtout à limiter, imparfaitement d'ailleurs, l'érosion des revenus seigneuriaux.
Résumé : Le présent volume rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu les 4, 5 et 6 octobre 2007 à Besançon et à Nancray, à l'initiative de l'Association d'Histoire des Sociétés Rurales. II avait pour but de revisiter la notion de "nouveau" ou de "second" servage, en confrontant les points de vue des historiens médiévistes et des spécialistes de l'époque moderne, et en mêlant des problématiques juridiques, économiques, sociales et même ethnologiques. Si les communications recouvrent une Europe largement considérée, de l'Atlantique à l'Oural, la Franche-Comté y occupe naturellement une place privilégiée. Cette rencontre a montré - après d'autres - que la question servile, naguère un peu négligée, est à nouveau un domaine de recherches très dynamique. Elle a fait aussi la preuve de la fécondité du dialogue entre spécialistes de disciplines et périodes différentes, mais aussi entre héritiers des historiographies de l'Europe occidentale et de l'Europe orientale, si longtemps étanches l'une à l'autre pour des raisons rien moins que scientifiques.
Résumé : " Alleu " est l'un des termes les plus employés pour désigner la propriété foncière au Moyen Age central. Quant à l'" alleutier ", petit ou grand propriétaire libre, il est une figure traditionnelle de l'historiographie, classiquement opposée au vassal, au tenancier et au serf. Les alleux sont le plus souvent documentés au moment où ils sont absorbés par une seigneurie ; les alleutiers semblent donc chroniquement menacés de tomber sous la coupe de plus puissants qu'eux. Ils continuent pourtant d'apparaître dans les sources, ce qui est généralement interprété en termes de résistance. Les auteurs de ce livre réévaluent les rapports de l'alleu avec la seigneurie et la féodalité dans la France, l'Italie et la Catalogne des Xe-XIIe siècles, c'est-à-dire avant la redécouverte du droit romain et la formation de la doctrine dite du " domaine divisé " qui a défini les droits respectifs des seigneurs et des tenanciers. A la lumière des recherches récentes sur les évolutions socio-juridiques propres à cette période ? dont l'interprétation a été profondément renouvelée depuis vingt ans ? il apparaît que l'alleu n'est pas une butte-témoin de la propriété romaine, un îlot de liberté qui résisterait au féodalisme avec plus ou moins de succès. Il se distingue de la tenure ou du fief, mais imparfaitement, inégalement selon les régions considérées. Il désigne une terre librement conservable, transmissible et aliénable et, en ce sens, il est bien une propriété foncière. Mais la propriété de ce temps ? comme déjà, à certains égards, celle de Rome ? doit être comprise comme relative, dépendante de la condition personnelle du propriétaire et de sa situation par rapport aux pouvoirs supérieurs. C'est ainsi que peuvent être résolues les apparentes contradictions que présente la documentation et notamment celle-ci : que l'alleu soit par excellence la terre du noble mais qu'il puisse pourtant appartenir à un serf.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.