Ce numéro 70 de Savoirs explore les transformations contemporaines de la formation des adultes à travers une question centrale : que signifie réellement "faciliter" ? A l'heure où la facilitation s'impose dans de nombreux domaines, la note de synthèse de Denis Cristol en propose une lecture critique et rigoureuse. Elle interroge ses usages, ses promesses et ses liens avec des pratiques telles que l'accompagnement, le coaching ou le co-développement, invitant à distinguer innovation réelle et effets de mode. Les contributions réunies illustrent la diversité des espaces d'apprentissage : des jardiniers parisiens étudiés par Amel Bouterraa aux forums de MOOC analysés par Fiammetta Cascioli Karivalis et Heloisa Neves, en passant par les travaux de Dorothée Cavignaux-Bros, Camille Besson, Hélène Amazouz et Pauline Vessely autour de la notion d' "expérience-apprenant" , ainsi que les expériences doctorales d'Enora Germain et Estelle Verkest Gueneau. La rubrique "Vie de la recherche" , proposée par Dina Adinda et Olivier Las Vergnas, offre un panorama des thèses et HDR récentes, mettant en lumière la richesse et la pluralité des recherches dans le champ de la formation des adultes.
Nombre de pages
164
Date de parution
09/07/2026
Poids
260g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336611785
Auteur
Carré Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260709
Nombre de pages
164,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qu'est-ce que la sociologie peut nous dire aujourd'hui de la formation ? La sociologie est loin d'être monolithique et les sociologues, même s'ils ne sont pas si nombreux à prendre la formation comme centre d'intérêt majeur de leurs recherches, adoptent sur le thème des angles d'attaque fort différents. Les auteurs ont choisi de privilégier un axe majeur de la recherche sociologique, celui des inégalités d'accès et d'effet de la formation.
Comment et dans quelle mesure peut-on former au social par le travail social interroge Evelyne Baillergeau. Ces pratiques de formation, écrit-elle, peuvent consister à apporter un soutien à des personnes en vue de reprendre prise sur leur devenir et sur celui de leurs proches. Evelyne Baillergeau nous présente cette intention formative de l'intervention sociale de manière diachronique, au Québec, où l'histoire a façonné les pratiques et les institutions de manière spécifique. Les influences interculturelles, des Etats-Unis géographiquement proches, mais aussi de l'Europe francophone qui relie le Québec au vieux continent à travers sa culture et ses valeurs, modèlent les pratiques et les conceptions des intervenants sociaux. C'est pourquoi la promotion de l'empowerment collectif ou développement des communautés ainsi que celle de l'autonomie et de l'épanouissement des personnes, recherchée à travers l'intervention sociale, trouve aujourd'hui un écho particulier et fait débat entre les différents acteurs. Les "rebonds" sollicités à la suite de cette note contribuent à alimenter la réflexion en mettant en avant d'autres influences. Ce numéro comporte deux articles de recherche. Dans le premier, Gilles Leclercq analyse l'impact spécifique induit par un environnement numérique sur différents aspects d'un dispositif de formation, de son pilotage à sa production. Dans le second, Dominique Kern examine les conditions spécifiques de formation des personnes âgées, en mettant en évidence l'importance de la dimension des ressources sociales et culturelles dans la "disposition à apprendre" des personnes âgées. La revue "Savoirs" a pour vocation de favoriser la production, la valorisation et la mise en débat des synthèses et des résultats de travaux de recherche (thèses, recherches sur contrat, symposium, notes d'habilitation à diriger des recherches, etc.), réalisés dans le champ de la formation des adultes. Elle souhaite contribuer ainsi à la compréhension des systèmes d'éducation et de formation.
Économie du savoir, société cognitive, formation tout au long de la vie... L'acquisition de connaissances et de compétences nouvelles devient le levier majeur de l'adaptation et du développement des individus, des organisations et des nations du XXI° siècle. Le désir et la capacité d'apprendre sont en passe de devenir les compétences-clés du "travailleur du savoir" et du citoyen de demain. La notion d'apprenante illustre ce nouveau rapport au savoir dans ses différentes déclinaisons: vouloir apprendre, savoir apprendre, pouvoir apprendre. Cet ouvrage propose un état de la question de la société cognitive aujourd'hui, avant de définir la notion d'apprenante comme "ensemble durable de dispositions favorables à l'acte d'apprendre dans toutes les situations". Il analyse ensuite trois conditions de son essor: comprendre les motivations à apprendre, développer les compétences d'autoformation, déployer une écologie de l'apprenante. Ce sont trois facettes de ce nouveau rapport au savoir sans lesquelles les discours enchantés ou menaçants de la société cognitive et de la formation tout au long de la vie n'auront qu'un impact limité sur les pratiques des sujets sociaux. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de licence, master ou doctorat en sciences sociales ou sciences de l'éducation et aux professionnels de l'éducation et de la formation des adultes (formateurs, responsables de formation et des ressources humaines), ainsi qu'à toutes les personnes intéressées par le devenir des systèmes éducatifs.
L'apprenance" tend à se substituer au terme d'"apprentissage" et désigne l'acte d'apprendre envisagé dans sa dynamique et ses composants. Cet ouvrage propose un inventaire détaillé de ce concept "fédérateur" pour répondre aux questions : pourquoi, comment et où apprendre.