La Cause du désir N° 101, mars 2019 : Mariages et arrangements
Caroz Gil
CAUSE DU DESIR
16,00 €
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EAN :9782374710181
Les êtres parlants sont toujours mariés : mariés à leur partenaire mais aussi à leur symptôme, à l'objet de leur fantasme, à la répétition qu'il commande, à leurs identifications et aux personnages auxquels elles se rattachent. Faire une analyse permet de s'en apercevoir et d'y consentir, ou pas, une fois que l'on accepte de vouloir ce qu'on désire. Le partenaire peut se retrouver réinstitué à sa place ou délogé pour se voir remplacé par un autre plus en accord avec les nouvelles coordonnées de jouissance du sujet. D'où le titre de ce numéro de La Cause du désir : mariages au pluriel pour signifier leur variété, leur varité. Mais, au fond, qu'est-ce qui pousse encore à vouloir se marier au XXI e siècle ? Les historiens nous expliquent que le mariage, institution religieuse et civile vouée à la transmission du patrimoine, a traversé les époques pour arriver à la nôtre presqu'inchangé et se trouver en quelque sorte délocalisé. Si le XX e siècle a infléchi l'histoire pour que l'amour soit convié à cette union, là où auparavant la plupart des mariages étaient arrangés, pour beaucoup de sociologues ce changement a été la cause principale de la chute de l'intérêt pour cette institution dans les dernières décennies du siècle passé. On n'avait plus besoin de se marier pour s'aimer, et la dimension d'engagement semblait davantage liée à la possibilité de faire un enfant qu'à l'alliance réunissant deux sujets. Ce début du XXI e siècle semble marqué d'un regain d'intérêt pour le mariage.
Nombre de pages
176
Date de parution
25/03/2019
Poids
342g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782374710181
Titre
La Cause du désir N° 101, mars 2019 : Mariages et arrangements
Auteur
Caroz Gil
Editeur
CAUSE DU DESIR
Largeur
170
Poids
342
Date de parution
20190325
Nombre de pages
176,00 €
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Jacques Lacan est réputé difficile à lire. C'est vrai ! Mais dans le domaine "psy" , il est indispensable de ne pas comprendre trop vite, car on comprend toujours de travers. Dès lors, qu'est-ce que lire Lacan ? Comment s'y prendre ? Pour quels usages ? Dans ce numéro, des analystes nous enseignent de leur lecture. Jacques-Alain Miller nous explique comment il s'y est pris pour éditer le Séminaire de Lacan. Des psychanalystes nous proposent un commentaire pas à pas et minutieux de trois textes fondamentaux : "Radiophonie" , "Position de l'inconscient" et "D'une question préliminaire à tout traitement de la psychose" . Lire Lacan, c'est aussi lire la clinique avec son enseignement - celle de la névrose obsessionnelle, celle de la fin d'analyse, ou encore celles des modes de jouissance contemporains.
Aujourd'hui, les termes "risques psychosociaux" ou "burn-out" nomment une menace de cassure qui plane sur le "matériel humain". Qu'est-ce que le travail fait aux corps parlants ? Qu'en font-ils aussi bien ? Ecoutant quotidiennement des gens exerçant toutes sortes de métiers, les psychanalystes en apprennent long sur les recoins les plus insoupçonnés du "monde du travail". Cet accès privilégié au rapport intime que les sujets ont avec leur travail éclaire ce maître mot de notre civilisation. Face à l'impératif aveugle des normes chiffrées, la psychanalyse soutient à l'inverse ce, qui chez un sujet, rend son travail à la fois structurant et vivant. Bien que des siècles de philosophie, d'économie et de sociologie nous précèdent, ce numéro de La Cause du désir atteste d'un abord spécifiquement psychanalytique du travail, d'une grande originalité.
La Cause du désir n°100 est un numéro hors-série, résolument tourné vers la psychanalyse à venir. A quelles conditions celle-ci peut-elle continuer à faire événement au XXI e siècle, au un par un des cures ? En se confrontant aux formes nouvelles du malaise dans les liens sociaux. En fournissant des outils pour appréhender " les événements du monde " à l'ère d'une chute des idéaux et des idéologies. L'événement appelle l'acte et convoque une éthique, voire une politique, qui anticipe sur ce qui, du futur, se présente comme encore non tracé. Des articles de fond interrogent la notion clé d'événement à partir de la psychanalyse - de l'événement traumatique à l'événement de corps, de la rencontre amoureuse à " l'événement de passe ", en passant par l'écriture et l'art comme événements. Au sommaire, vous découvrirez : Un texte inédit de Jacques Lacan, " La psychanalyse en ce temps ", une conférence au Grand Orient (avril 1969). Une mise au point forte et originale de Jacques-Alain Miller, " Le temps de l'événement ". L'approche psychanalytique de l'événement, en 12 axes thématiques. Trois entretiens : avec l'historienne Arlette Farge ; le journaliste, écrivain et ancien directeur de média Philippe Val ; le metteur en scène avant-gardiste Romeo Castellucci. Maquette et illustrations conçues par l'artiste Clémence La Sagna.
Deux concepts fondamentaux de la psychanalyse traversent ce numéro de Quarto : le transfert et la pulsion. Sans transfert, il n'y a pas de psychanalyse possible. Au-delà de l'imaginaire de l'amour, au-delà de la répétition des amours infantiles, Lacan a mis au jour l'amour du savoir par le biais du sujet supposé savoir. Il a aussi articulé le transfert au corps et à la pulsion. Pour faire une analyse, il faut la présence des corps. Des témoignages de fin d'analyse montrent comment cette " réalité sexuelle de l'inconscient " doit être mise en jeu pour qu'une cure trouve son terme. Plusieurs textes, dans ce numéro, mettent à la question la pulsion sous la forme de la violence, qu'elle soit physique ou verbale, auto ou hétéro, liée à une révolte ou immotivée, et avancent quelques réponses du point de vue de la psychanalyse. Quarto maintient également sa ligne éditoriale en proposant des commentaires de textes ou de concepts importants de Jacques Lacan et un cours inédit sur la névrose obsessionnelle.
Les psychanalystes auraient-ils des choses à dire sur le capitalisme ? Jacques Lacan a proposé le discours du capitaliste pour saisir l'enjeu de la circulation des marchandises dans le monde et de la plus-value formalisée par Marx, reformulée en plus-de-jouir. Avec son aversion pour la perte, le discours du capitaliste relève plus du circuit, car ici, contrairement aux quatre discours inventés par Lacan en 1969, aucune barrière n'entrave la jouissance, ni la satisfaction. C'est le règne du plus-de-jouir sans frein. Les conséquences envahissent aujourd'hui le devant de la scène : ravalement et perte du sens de la parole chez les êtres parlants, aliénation aux objets de consommation que le fantasme fondamental soutient, délitement du lien social, etc. Si le discours du capitaliste « ne veut rien savoir des choses de l'amour », Lacan y entrevoit une sortie « qui ne sera pas un progrès si c'est seulement pour quelques-uns ». Quelques clés de lecture dans ce numéro de La cause du désir.
Addict" est aujourd'hui sur toutes les lèvres, il flambe dans le discours contemporain. Il a remplacé les mots de "passion", de "vice", d'"habitude", donnant raison à Freud qui, dans Malaise dans la civilisation, prévoyait un avenir où la psychologie remplacerait la morale. Le terme d'addiction est d'un usage politique, il tend à lutter contre l'isolement des drogues illégales d'autres substances, qui, elles, sont légales, l'alcool et le tabac par exemple, par la constitution d'un ensemble tellement large qu'on n'en voit plus les limites aujourd'hui. Outre des textes d'analystes ayant travaillé avec des toxicomanes, on trouvera des articles étudiant le phénomène d'addiction à la lumière de l'orientation lacanienne. La rubrique C'est politique s'est invitée dans le dossier, questionnant la place du discours capitaliste et des neurosciences dans le processus, comme la rubrique Cas qui met la clinique des addicts à contribution. Et la psychanalyse elle-même, pratique addictive ? Trois analystes de l'Ecole ont bien voulu répondre. Et, surprise, une nouvelle rubrique, à l'initiative de J.-A. Miller, dont la responsable est Laura Sokolowsky : Archives. Pour l'inaugurer, une interview donnée par Jacques Lacan lui-même en Italie en 1974.
Les psychanalystes disposent d'une lucarne sans équivalent sur la pulsion de mort et son circuit : de l'intime malaise des vies singulières à son déchaînement féroce dans la civilisation. La Cause du désir se propose donc d'en savoir plus sur ce qui, dans la vie, peut préférer la mort et approche par là le problème du mal. De la sidérante conférence de Lacan à Louvain (1972), éditée pour la première fois par Jacques-Alain Miller, au jeu d'échec avec la mort de l'artiste Christian Boltanski, le lecteur découvrira un numéro très actuel, d'une grande richesse théorique et clinique, tant il est vrai que " vivant " et " mort " relèvent fondamentalement du rapport de chacun avec la structure : la parole, le corps et le réel, noués par le symptôme. Mort ou vif ? Pour la psychanalyse, c'est un choix du sujet.