En plein coeur du château de Versailles, l'appartement de madame Du Barry présente un caractère paradoxal : exposé par son emplacement et son étendue - il se compose de quinze pièces sur 350 m2-, il est aussi un lieu très secret où la dernière favorite du roi Louis XV a vécu de 1770 à la mort du souverain en 1774. Il s'agit de l'un des ensembles les plus raffinés de l'ancienne demeure royale, véritable témoin du Versailles intime du "Bien-Aimé". Ce livre, richement illustré, retrace l'histoire de l'appartement â partir de la documentation d'archives et donne à voir le mobilier d'époque, aujourd'hui abrité dans des musées du monde entier. Il revient sur la restauration achevée â l'automne 2022, qui a révélé la véritable physionomie des lieux au temps de l'attachante Jeanne Bécu, comtesse Du Barry, et de leur architecte, Ange Jacques Gabriel. Restitué dans ses moindres détails et dans ses plus fines nuances de couleurs, l'appartement exprime la poésie, l'élégance et la grâce de l'architecture et du décor aristocratiques aux derniers feux de l'Ancien Régime.
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Nombre de pages
96
Date de parution
15/02/2023
Poids
442g
Largeur
219mm
Plus d'informations
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EAN
9782711879502
Titre
L'appartement de Madame du Barry
Auteur
Carlier Yves
Editeur
RMN
Largeur
219
Poids
442
Date de parution
20230215
Nombre de pages
96,00 €
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Depuis 1987, le château de Fontainebleau expose cent vingt pièces (augmentées depuis par l'acquisition d'une dizaine d'objets) dépendant d'un service réalisé par la manufacture de Vincennes (future manufacture de Sèvres) pour la table des petits appartements du roi dans ce château. Ce retour dans le lieu pour lequel il fut créé en fait l'ensemble le plus évocateur des usages de la vie de cour sous l'Ancien Régime actuellement conservé dans une collection publique française. Les objets le composant sont tous peints d'une couleur unique qui donna le nom au service: "camaïeu carmin". Ce service n'a jamais été considéré comme démodé car, réalisé pour Louis XV à partir de 1756 puis complété tout au long de son règne, il fut utilisé et augmenté par Louis XVI. De plus, ce service illustre à sa manière la hiérarchie des résidences royales puisque sa relative simplicité correspondait au rang de "résidence secondaire" qu'était Fontainebleau au XVIIIe siècle. Cette sobriété ne doit cependant pas faire oublier que, créé pour un roi, ce service était coûteux à cause de l'emploi d'une couleur unique dont la réalisation nécessitait l'utilisation d'or.
Après une présentation de la riche et complexe histoire du château de Fontainebleau, l'ouvrage propose une description historique des jardins, des bâtiments et des décors pour aider le lecteur à distinguer les apports des siècles dans ce lieu qualifié de "rendez-vous de châteaux".
Le château de Fontainebleau est particulièrement connu pour ses oeuvres d'art et son architecture typique de la Renaissance. Il l'est un peu moins pour l'école d'art, pourtant très prestigieuse, qui y a été établie, et qui a formé bon nombre d'artistes selon le style de la Renaissance. Cet ouvrage se propose de découvrir ce site incontournable de l'histoire de France à travers des chiffres et des dates marquants.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".