Incontournable dès lors que l'on évoque l'Histoire de France des XVIIe et XVIIIe siècles, le château de Versailles l'est également en bande dessinée. On le retrouve en effet dans plus d'une centaine de séries ou albums uniques, bandes dessinées pédagogiques, ou fictions historiques, voire fantastiques, exploitant la richesse de théâtres d'action que propose le domaine. Du Grand Siècle à l'époque contemporaine, en passant par des versions alternatives de l'Histoire, le château de Versailles nourrit l'imaginaire des auteurs. Ce catalogue d'exposition explore les relations entre Versailles et le neuvième art à travers une série d'essais, de commentaires de planches abordant les techniques de réalisation, mais aussi par des entretiens avec certains des auteurs et éditeurs qui ont écrit cette histoire. Se voulant un document de référence sur le sujet, il s'adresse aux néophytes comme aux passionnés d'art, d'histoire ou de bandes dessinées.
Depuis 1987, le château de Fontainebleau expose cent vingt pièces (augmentées depuis par l'acquisition d'une dizaine d'objets) dépendant d'un service réalisé par la manufacture de Vincennes (future manufacture de Sèvres) pour la table des petits appartements du roi dans ce château. Ce retour dans le lieu pour lequel il fut créé en fait l'ensemble le plus évocateur des usages de la vie de cour sous l'Ancien Régime actuellement conservé dans une collection publique française. Les objets le composant sont tous peints d'une couleur unique qui donna le nom au service: "camaïeu carmin". Ce service n'a jamais été considéré comme démodé car, réalisé pour Louis XV à partir de 1756 puis complété tout au long de son règne, il fut utilisé et augmenté par Louis XVI. De plus, ce service illustre à sa manière la hiérarchie des résidences royales puisque sa relative simplicité correspondait au rang de "résidence secondaire" qu'était Fontainebleau au XVIIIe siècle. Cette sobriété ne doit cependant pas faire oublier que, créé pour un roi, ce service était coûteux à cause de l'emploi d'une couleur unique dont la réalisation nécessitait l'utilisation d'or.
Après une présentation de la riche et complexe histoire du château de Fontainebleau, l'ouvrage propose une description historique des jardins, des bâtiments et des décors pour aider le lecteur à distinguer les apports des siècles dans ce lieu qualifié de "rendez-vous de châteaux".
Narcisse est un beau jeune homme mythique que l'on associe souvent à la fleur portant le même nom. Mais connaît-on vraiment son histoire ? Et qu'en est-il de la mystérieuse nymphe prénommée Echo ? Découvre la légende millénaire de Narcisse et Echo, un récit intemporel qui va t'entraîner dans un univers poétique et fabuleux, au temps des Dieux et des Déesses de la mythologie grecque.
Il était une fois une jeune prêtresse prénommée Io, fille du roi d'Argos, ville du Péloponnèse, dans la Grèce antique. Une nuit, elle rêva qu'elle devait se rendre au bord du beau lac de Lerne pour y rencontrer Zeus. Ainsi commencent les aventures de Io. Son destin la conduira sur les routes et les mers de la Méditerranée Son long voyage lui apprendra l'espoir et la persévérance. Io saura surmonter tous les obstacles qui se présenteront à elle, jusqu'en Egypte où elle saura réinventer son histoire en incarnant la déesse de l'amour inconditionnel, la grande Hathor.
Vladimir Baranoff-Rossiné, artiste ukraino-russe, est une figure éminemment représentative de ce qu'aura été l'artiste au XXème siècle. Né en 1889 en Ukraine à Kherson dans une famille juive, il développe un oeuvre à la fois de musicien, peintre et sculpteur d'avant-garde (cubo-futuriste, cubiste, orphiste, abstrait, biomorphiste et synesthésiste). Il meurt en janvier 1944 à Auschwitz. C'est sans aucun doute Picasso qui résume à lui seul de manière exemplaire la complexion, tout à fait nouvelle par rapport à l'histoire européenne passée de l'art, du créateur à partir de 1910 : ayant rejeté quatre siècles d'académisme renaissant, ayant fait table rase des codes conventionnels de la représentation, l'artiste du XXème siècle se trouva condamné à la quête inlassable de procédés et de modes d'appréhension de la nature ou du monde qui soient toujours nouveaux. Il se fait Protée, comme l'a souligné André Malraux à propos de Picasso précisément. Lorsque l'on considère l'ensemble de l'oeuvre de Baranoff-Rossiné, on est frappé par son caractère protéiforme. Les périodes les plus variées se succèdent, quelquefois se chevauchent, chaque fois si différentes dans leur style qu'il est impossible de parler de "transition" ou d' "évolution" . Alchimiste de la peinture, expérimentateur infatigable, Vladimir Baranoff-Rossiné n'a cessé de créer, d'inventer, de trouver des formules originales. Créateur de son temps, il ne s'est jamais borné à une formule, il a tenu constamment son génie inventif en éveil, et s'il a laissé plus de cinq cents huiles, dessins, aquarelles, gouaches, mais son activité ne s'est pas arrêtée là.
Depuis 10 ans, le prix Aica-France de la critique d'art invite chaque année une dizaine de ses membres à défendre à tour de rôle le travail d'un artiste de leur choix. Chacun dispose de 6'40 », et s'appuie sur la projection d'une vingtaine d'images qui se succèdent toutes les vingt secondes. Autant d'approches différentes et de démonstrations éclairées. Autant d'analyses subjectives face à des oeuvres aux multiples résonances. Chercheur savant et vibrant, collecteur précis et intuitif, le critique d'art entremêle sensibilité et connaissances pour créer des ponts inédits entre analyse et fiction, réalité et poésie, actualité et utopie...