En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Le corps du leader. Construction et représentation dans les pays du Sud
Carlier Omar ; Nollez-Goldbach Raphaëlle ; Wang No
L'HARMATTAN
38,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782296061576
Le pouvoir se donne à voir, il se met en scène. Son action est théâtrale, cérémonielle, protocolaire. Il se soutient de l'émotion autant que de la raison. La culture politique moderne se caractérise par l'émergence d'un espace discursif ouvert, où des acteurs s'affrontent sur une scène publique à partir d'arguments fondés en raison. Mais la politique comme champ de lutte pour la direction d'un parti ou d'un pays, sinon comme continuation de la guerre par d'autres moyens, continue de faire appel autant à la monstration qu'à la démonstration. Son efficacité est stratégique, elle est aussi symbolique. Elle fait appel à la raison des gestes, et pas seulement à celle des textes. Elle postule à ce titre l'expressivité et l'intelligibilité du corps. Plus qu'aucun autre, celui du leader politique, à la fois corps physique et corps social, est à interroger sous cet angle, depuis l'immédiateté du face à face en meeting, jusqu'à la médiation iconique portée par la photo puis la télévision jusqu'au bout du monde. Pour rendre compte de cette bio-esthétique du politique, on prendra ici plus particulièrement pour objet le cas encore trop peu étudié des "sociétés du Sud" à l'époque contemporaine (XIX-XX), par delà l'extrême diversité des configurations socio-historiques qui les caractérisent. Biographie de l'auteur Omar Carlier, Professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris VII Denis Diderot, Laboratoire SEDET. Raphaëlle Nollez-Goldbach, Doctorante en Sciences Juridiques et Politiques à l'Université Paris VII Denis Diderot.
Nombre de pages
396
Date de parution
29/07/2008
Poids
692g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296061576
Titre
Le corps du leader. Construction et représentation dans les pays du Sud
Auteur
Carlier Omar ; Nollez-Goldbach Raphaëlle ; Wang No
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
692
Date de parution
20080729
Nombre de pages
396,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Guerre civile, guerre sainte, deuxième guerre d'Algérie ? Nouvelle guerre intérieure, plutôt ; sans véritable précédent, et pourtant inscrite profondément dans une longue histoire coloniale, pleine de bruit et de fureur. Pour comprendre les fractures actuelles de la société algérienne, il faut remonter aux années trente et au parti de l'indépendance qui s'imposera bientôt au pays, d'abord à la ville musulmane (1936-1939), puis à l'Algérie de l'intérieur (1942-1948). Ancré dans la sociabilité du café et du quartier, porté par l'entregent d'une jeunesse scolaire frustrée de reconnaissance sociale, il prend la tête d'un mouvement interclassiste de militants autodidactes issus du salariat à statut et des petits métiers. Maître des mots, maître des masses, "maître de l'heure", il doit son efficacité au réinvestissement d'un vieux modèle de parité entre les frères, installant le lien national entre la solidarité "tribale" et l'égalitarisme de l'islam. Ce livre voudrait montrer la force, l'originalité, la longévité du nationalisme radical algérien, mais aussi rendre intelligible le coût ultime de la formule populiste et de l'entrée dans la modernité politique. Dans une société clivée et mixée entre Orient et Occident, tiraillée entre holisme et individualisme, et crispée sur la question des moeurs, le parti islamique apparaît à beaucoup comme un recours : l'ancien équilibre des tensions maîtrisé par le populisme se transforme en un vertige nourri par l'anomie. Après le viol des urnes, la frange radicalisée de la jeunesse sollicitée par le réseau des mosquées répond à un autre appel. Les groupes armés renversent la relation entre watan et jïhad et déplacent le combat contre l'ennemi intérieur. Ils veulent ajuster la société à leur vision de la communauté, substituer l'ordre divin à l'ordre humain, dans une sorte d'ordalie des temps modernes.
Comme la quasi-totalité des pays de la Planète, ceux du Maghreb sont pris depuis près de quarante ans dans les cadres d'une " civilisation de l'image ". Si le phénomène est à la fois banal et universel, le processus par lequel on est passé ici, dans la diversité des situations et des temporalités coloniales, d'un monde visuel à un autre, l'est moins, et encore très peu étudié. L'ouvrage se propose justement de montrer comment, à partir d'une large gamme de techniques et de vecteurs, mobilisant divers acteurs sociaux, faisant surgir et interagir image fixe et image animée, s'est effectuée la mise en place d'une esthétique nouvelle, produite par la rencontre d'une importation allogène et d'une invention indigène. Il fait ressortir les moments et les modalités par lesquels le Maghreb malékite, fortement aniconique, sinon totalement réfractaire à la reproduction picturale du vivant, a fait progressivement sien l'usage moderne des images, puis à commencé à produire des images de lui-même, en se réinventant à travers elles.
Moyen d'exercice de la souveraineté mais aussi service public, l'administration des PTT est tout à la fois un instrument de contrôle du territoire, le vecteur d'une domination bureaucratique et une institution de proximité. Résolument du côté des pratiques et des acteurs, cet ouvrage contribue à renouveler la manière d'appréhender l'Etat en situation coloniale. Il saisit l'institution dans son épaisseur sociale pour révéler les mécanismes de l'interaction et de la domination coloniales.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.