Comment dire le monde aujourd'hui? à plus forte raison, comment parler de celui de demain? Comment affronter les images du passé et la réalité du présent pour construire un futur envisageable et acceptable? Ne faut-il pas, pour cela, proposer des réponses imaginaires qui engagent les lecteurs, les acteurs aussi bien que les metteurs en scène ou les spectateurs à s'approprier un matériau proposé sans commentaires, à le modeler, à le modifier pour comprendre ce qui, du passé, semble déjà perdu pour le futur? Pour mieux nous donner des nouvelles de notre avenir qui pourraient s'apparenter à des présages, Gianina Carbunariu a travaillé directement avec des comédiens. C'est à partir de leurs propositions qu'elle s'en prend à la structure même du texte dramatique, tout en campant quatre situations hypothétiques censées se dérouler dans le futur et auxquelles font écho des récits réels, des descriptions d'objets contemporains parfois en passe de disparaître, aussi bien que des réflexions sur notre héritage et sur ce que nous pourrons transmettre. Dans le futur, les monologues se chevauchent, les slogans publicitaires se lancent à l'imparfait ou au passé composé, les bars-tabac ont disparu de la circulation, suite d'ailleurs à l'action conjointe, menée à partir des années 2030, par les membres de l'association Mort aux fumeurs et de l'Association des Collaborateurs. Seulement, vous en souvenez-vous?
Nombre de pages
96
Date de parution
01/06/2011
Poids
126g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915037647
Titre
Avant-hier, après-demain. Nouvelles du futur
Auteur
Carbunariu Gianina
Editeur
ESPACE INSTANT
Largeur
140
Poids
126
Date de parution
20110601
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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Solitarité : Cinq scènes de fiction inspirées par un fait réel ou par certains types de discours publics présents dans la société roumaine actuelle. D'un mur construit pour exclure la communauté rom du centre-ville, jusqu'au fossé de plus en plus marqué entre les catégories sociales, les ethnies et les générations. La Tigresse : Une satire à l'humour mordant qui raconte l'histoire de Mihaela, une tigresse évadée d'un zoo et abattue par une équipe de gendarmes et de vétérinaires. A travers des personnages hauts en couleur, chaque scène retrace les différents moments de sa promenade initiatique dans une ville européenne de taille moyenne.
Carbunar Jean-Michel ; Golse Bernard ; Delion Pier
Dans un récit vivant et actuel, l'équipe d'un hôpital de jour témoigne du quotidien, de l'intime, de la rencontre et de l'échange d'une clinique engagée. En suivant la temporalité d'une journée ordinaire, s'y expose une pratique qui allie éducation, pédagogie et thérapeutique, non pas "contre" une pathologie, mais avec l'enfant en souffrance psychique et sa famille. Tous les acteurs ? éducateurs, infirmière, institutrices, assistante sociale, secrétaire, pédiatre, psychologues, pédopsychiatres, directeurs, psychanalystes, psychomotriciens et cuisinière ? racontent leur idée du soin qui s'inscrit dans une expérience collective et plurielle de quarante ans, fière de ses résultats thérapeutiques au long cours. Cet essai de transmission vise à rendre de l'espoir aux enfants, aux familles et aux professionnels à partir des valeurs humanistes orientées par la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle d'aujourd'hui, loin d'une psychiatrie dogmatique et culpabilisante qui, associée à une baisse constante des dotations budgétaires, remet en cause tout l'édifice institutionnel du soin psychique destiné aux enfants.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.
La Trilogia Albanica est une traversée de l'Albanie contemporaine, celle qui a suivi un demi-siècle de dictature communiste avant d'entrer avec fracas dans un capitalisme des plus sauvages. L'ensemble est un chaos, un théâtre de paradoxes, une danse entre modernité et identité. I am from Albania, monologue pour une jeune fonctionnaire, croise la condition féminine et la géopolitique dans un cauchemar grotesque. Mais bien plus que de l'Albanie, c'est le sort de n'importe quel pays émergent qui est ici mis en jeu. Allegretto Albania, comédie noire, confronte deux réalités antagonistes : d'une part celle de la télévision, qui ne cesse de claironner les formidables progrès du pays, et d'autre part celle d'une famille, qui vit recluse sous la menace d'une vengeance coutumière plus ou moins imaginaire. Made in Albania, tragédie comique, joue de la même dualité : dans l'atelier au sous-sol, on partage la vie des esclaves de la délocalisation, tandis qu'au-dessus, dans la rue au soleil, le carnaval bat son plein. Dans ce triptyque détonant, on lit évidemment le destin d'un pays tout entier, où la pratique de l'isolationnisme radical pendant un demi-siècle a bouleversé la relation à l'autre et rendu possible l'engloutissement de 80 % de l'économie nationale dans une pyramide de Ponzi. Le bateau coule, mais l'orchestre continue à jouer.
En prison, deux criminels planifient des cambriolages qui, invariablement ratés, les ramènent sans cesse à leur cellule de départ. Un guide philosophe et un sans-logis tombent sur le sac d'un écrivain dans lequel se trouvent une bombe prête à exploser quatre-vingts jours plus tard et un bout de papier sur lequel figure une adresse qui les lancera à la recherche de l'écrivain. Deux inspecteurs à la table surdimensionnée de leur laboratoire analysent, révisent et répètent les traces laissées par un meurtrier... Trois espaces, trois mondes, trois temps : vingt ans du parcours d'un criminel, quatre-vingts jours sur la route d'un sans-logis, vingt-quatre heures de la vie d'un inspecteur. Trois épisodes qui pour nous lecteurs se déroulent en un même lieu et en même temps.
L'Ukraine, terra incognita pour le théâtre français, l'affaire est désormais classée. Après des décennies de silence, une fenêtre s'ouvre sur un théâtre. Nous voilà en terre de catastrophes : le Holodomor, la famine génocidaire organisée par Staline dans les années 1930, plusieurs millions de victimes, un événement longtemps dissimulé au reste du monde ; Tchernobyl, à l'inverse, un nom assuré de passer à la postérité. Et puis l'effondrement de l'Union soviétique, l'indépendance, la transition, la révolution orange et celle du Maïdan, enfin l'annexion des territoires du sud-est par la Russie. Terrain de Grand Jeu... Avec notamment le premier texte dramatique traduit du tatar de Crimée, ainsi que le texte lauréat du domaine étranger aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre. Avec Au début et à la fin des temps, de Pavlo Arie ; Les Fugitifs égarés, de Neda Nejdana ; L'Hymne de la jeunesse démocratique, de Serhiy Jadan ; Miel sauvage, d'Oleh Mykolaïtchouk ; En direct, d'Oleksandr Irvanets ; Le Labyrinthe, d'Oleksandr Viter ; En détail, de Dmytro Ternovyi ; Arzy, légende tatare, de Rinat Bektashev ; L'Evangile selon Lucifer, d'Anna Bagriana. Textes traduits de l'ukrainien, du russe et du tatar de Crimée par Estelle Delavennat, Maxime Deschanet, Iryna Dmytrychyn, Bleuenn Isambard, Shirin Melikoff, Aleksi Nortyl, Iulia Nosar, Omer Özel et Tatiana Sirotchouk.