L'épidémie de sida occultée en Afrique centrale pendant la décennie 1980. L'évidence scientifique à
Caraël Michel ; Van de Perre Philippe ; Karita Eti
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782343196787
Dès sa reconnaissance aux Etats-Unis en 1981, l'épidémie de sida est interprétée et désignée comme une maladie « gay ». Or, cette épidémie était déjà en plein essor dans les villes d'Afrique centrale. La reconnaissance de cette épidémie hétérosexuelle va prendre plusieurs années. Ce livre nous raconte cette bataille scientifique peu connue. Les auteurs travaillaient au sein d'un « Projet Sida » dans le principal hôpital de Kigali au Rwanda, une ville où 18% des adultes étaient infectés par le VIH dès 1985. Ils font face à de multiples difficultés et à un grand scepticisme de la communauté scientifique. Près d'une dizaine d'années sont perdues dans la lutte contre le sida. Un passé lointain et inimaginable aujourd'hui ? Ou un scénario toujours d'actualité ...
Nombre de pages
224
Date de parution
04/03/2020
Poids
266g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343196787
Titre
L'épidémie de sida occultée en Afrique centrale pendant la décennie 1980. L'évidence scientifique à
Auteur
Caraël Michel ; Van de Perre Philippe ; Karita Eti
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
266
Date de parution
20200304
Nombre de pages
224,00 €
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Le sida est l'un des événements majeurs de notre époque. Il a changé profondément notre rapport à la sexualité, la relation patient-médecin, l'influence de la société civile dans les relations internationales et la solidarité Nord-Sud. Il a projeté la santé dans les cénacles de la politique nationale et internationale là où elle doit figurer. Mon expérience de chercheur, de clinicien, de fondateur et de dirigeant de l'Onusida et de militant dans la lutte contre le sida, depuis le début de l'épidémie, m'a convaincu que, sans expression politique et économique, la science apporte peu aux personnes ; et que, sans fondation scientifique et respect des droits de l'homme, la politique est inefficace et risque même d'être nuisible" P.P. Les enseignements médicaux, culturels, sociaux et politiques de trente années de lutte contre l'épidémie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...