Le politique et sa logique dans l'oeuvre d'Eric Weil
Canivez Patrice
KIME
27,90 €
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EAN :9782908212440
Philosophe français d'origine juive et allemande, Eric Weil (1904-1977) a élaboré une conception et une pratique de la philosophie tout entières tournées vers le problème de la violence. C'est là qu'est le problème fondamental du discours philosophique. La tâche de ce discours est de comprendre le réel façonné par la violence et de contribuer à l'action qui vise à la réduire. C'est dire l'actualité de cette pensée, en un temps où la violence la plus extrême fait retour sur le sol même de l'Europe. Eric Weil a élaboré une philosophie politique qui nous permet de questionner la réalité qui est la nôtre, marquée singulièrement par les problèmes liés à l'après-communisme. Il a dégagé les lignes d'une logique de l'action et des institutions politiques où la cohérence du discours s'accorde au souci de la finitude, où l'efficacité de la pratique se concilie avec le respect de la liberté. Cherchant à cerner cette logique, Patrice Canivez analyse une pensée dont la texture complexe reflète les difficultés de notre temps, et ce temps qui met à l'épreuve la dignité et le courage de la pensée.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
294
Date de parution
01/06/1993
Poids
446g
Largeur
145mm
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EAN
9782908212440
Titre
Le politique et sa logique dans l'oeuvre d'Eric Weil
Auteur
Canivez Patrice
Editeur
KIME
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145
Poids
446
Date de parution
19930601
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294,00 €
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La philosophie d'Éric Weil (1904-1977) est celle d'un homme confronté à l'histoire, celle des deux conflits mondiaux, de la barbarie du nazisme, de la guerre froide et de l'avènement progressif d'une société mondiale. Elle se caractérise par la volonté de poser de la manière la plus radicale les problèmes de notre temps : celui de la violence pure qui remet en question la confiance en la raison, celui du rapport entre la liberté de l'individu et la systématicité du discours, celui de la diversité des philosophies et de la remise en cause de l'idée de vérité. Cette philosophie se présente tout entière comme une réflexion sur le sens. En réinterprétant l'héritage historique de la philosophie, elle explicite les catégories du discours humain et fonde une pratique actuelle de la philosophie comme science du sens. Elle développe la forme et le contenu d'une morale qui n'invite pas l'homme à se retirer du monde, mais au contraire à assumer les risques et les responsabilités de l'action. Elle s'interroge sur le devenir de l'État et de la société modernes, sur la possibilité et les conditions d'une existence sensée dans un monde de la technique.
Résumé : Eric Weil (1904-1977), héritier de la tradition néokantienne, élève d'Ernst Cassirer, ami de Raymond Aron, fondateur de la revue Critique avec Georges Bataille en 1946, philosophe rigoureux de la Morale et du Politique, est plus connu en Allemagne, où il est né, aux Etats-Unis et en Italie qu'en France, pour laquelle il a combattu pendant la Seconde guerre mondiale... Son ?uvre, réinterprétation de toute la tradition philosophique en fonction de l'homme historique, porte sur les conditions de possibilité d'un discours sensé dans un monde menacé par la violence radicale (celle dont les totalitarismes sont capables), sur les rapports entre liberté de l'individu et cohérence du discours, sur l'irréductible diversité des philosophies et le problème du choix d'un mode de penser. On essaie ici d'en montrer la forte actualité, de Logique de la philosophie (1950) qui fonde une pratique de la philosophie comme interrogation sur le sens et participation au monde de l'action, à Philosophie politique (1956), qui met en perspective les problèmes de toute société moderne (conflit entre État et société, nécessité de concilier justice sociale et efficacité économique, mondialisation et avenir des Etats-nations, difficulté d'édifier une légalité internationale garantissant la paix), en passant par Philosophie morale (1961), qui développe une morale de la vie agissante.
Rousseau a été souvent lu comme un auteur indifférent à l'action, essentiellement tourné vers la critique des sociétés existantes. Il est vrai qu'il ne conçoit pas l'action dans la perspective d'un progrès historique. Passé un point pour lui déjà atteint par les sociétés modernes, la tendance au déclin est certaine. Mais Rousseau s'est aussi posé la question de la possibilité de freiner le déclin, voire de remonter la pente si les circonstances s'y prêtent, au moins pour un temps. Il a lui-même conçu comme une façon d'agir l'écriture d'ouvrages sur la politique et l'histoire. Sa réflexion sur l'action est pour nous d'une actualité certaine, à une époque où la notion de progrès historique est interrogée. Dans cette étude, Patrice Canivez réexamine les rapports entre histoire et politique dans l'ensemble du corpus rousseauiste. Ce réexamen s'impose aussi en raison des avancées récentes de la recherche sur les manuscrits du philosophe et l'interprétation de ses textes. L'auteur établit le lien entre la théorie de l'histoire humaine développée par Rousseau et sa conception de la narrativité historique. Il tâche de saisir l'unité de sa pensée au travers des divergences entre ses textes, une unité qui s'exprime non pas malgré la pluralité des textes, mais par le biais de cette pluralité. Il révèle comment les variations d'un texte à l'autre permettent à Rousseau d'appréhender une réalité historique et politique essentiellement ambivalente.
Biographie de l'auteur Patrice Canivez est Professeur à l'Université Lille 3, Directeur de l'Institut Éric Weil, Membre de l'UMR 8163 "Savoirs, Textes, Langage". Lambros Couloubaritsis est Professeur à l'Université Libre de Bruxelles, Centre de philosophie ancienne.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.